RANDONNEES EN CORSE 

Mon GR20 sur 20 ans...



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Lac Mélo | Carozzu-Spasimata | Bavella | Lac Nino | Les pozzis | Ghisoni-Capanelle | Capanelle-Vizzavona | Bavella (trou de la bombe)


A chaque randonneur son GR20. Les plus téméraires s'y aventurent seuls. A condition d'être bien entraînés, bien équipés et bien organisés, le défit semble être à portée de tous. De nombreux carnets de voyages disponibles en ligne, racontent le périple de ceux, qui, non sans une certaine fierté, l'on fait. 
Pour les autres, moins téméraires ou moins sportifs, plusieurs organismes se proposent d'organiser votre séjour randonnée en Corse. Les programmes vont du plus facile (randonnée en étoile avec portage) au plus sportif (GR20 accompagné).
 
Vous l'avez compris, je me situe plutôt dans la deuxième catégorie. Mon objectif étant de faire quelques étapes du GR20, voici quelques souvenirs de parcours déjà réalisés dans le cadre d'une randonnée d'une journée. 

A noter, d'après un guide rencontré en 2003, le GR20, bien que mythique n'est pas la meilleure façon de découvrir les richesses de l'île de beauté. En effet, il ne s'approche jamais des villages. Une variante serait même envisagée pour le rendre plus accessible et plus convivial (sacrilège diront certains !), d'où l'intérêt de l'aborder par étapes (on se console comme on peut !).


Août 1996 : Lac du Mélo, origine de la Restonica

Départ
: des bergeries de Grotelle, à 15 km de CORTE
Altitude : 1711 m pour le Melo, 1930 m pour le  Capitello
Dénivelé : 400 m pour le Melo, 600 m pour le Capitello
Durée A/R (mesure officielle) : 2 h pour Melo, 3h30 pour Capitello
Itinéraire : deux itinéraires sont possibles; nous avons choisi de monter au lac en empruntant la rive gauche (2 passages en chaînes) puis de redescendre au milieu des aulnes par la rive droite de la Restonica. A partir du Melo, possibilité de continuer la rando pour accéder au Capitello, le plus profond des lacs insulaires (42 mètres) et le quatrième par sa superficie (rajouter + 45 mn de marche).
Impressions : pas de chance ce jour là, le temps était couvert. Je garde un souvenir mitigé de cette balade : 2 heures de marche dans un pierrier abrupt et glissant les yeux dans les godasses pour voir un trou d'eau sortant à peine de la brume : bof...
Depuis 1996, il a dû en passer du monde au lac Mélo, entre 1500 et 2000 randonneurs par jour pour les jours de pointe, d'après un récent article de La Corse Votre Hebdo (Qui veut sauver le lace du Mélu ? par Noël Kruslin, édition du 12-18 septembre 2008). On parle d'instaurer un sens unique sur le sentier ascendant rive gauche, et imposer une redescente sur le sentier de la rive droite, de fermer la vallée à certaines heures de la journée, de supprimer l'aire de stationnement des Grutelle pour l'aménager, plus en aval, sur le site du Lamaghjosu; on parle aussi de supprimer les escaliers métalliques, aménagements mis en place pour la sécurité des randonneurs mais qui du coup rendent l'accès au lac trop facile. Enfin, ce qui me semble plus raisonnable, on parle dans cet article de faire en sorte que le Mélu ne soit plus le seul "produit d'appel" pour le visiteur qui arrive sur Corté mais que l'ensemble du réseau des sentiers de la Restonica soit mis en valeur afin de mieux répartir le flux et de soulager ainsi le lac de sa surfréquentation. Même problème évoqué 15 jours plus tard dans le même journal au sujet du lac de Créno, seul lac boisé de Corse. Le maire d'Orto, réclame la construction d'un parking, la présence d'un agent de surveillance en résidence, voir même un accès payant. Dans quel monde vivons-nous !

Mélo dans la brouillasse

Les Guelfucci au Mélo

          


Juillet 2000 et septembre 2012 : refuge de Carozzu et passerelle de Spasimata

Départ
: de la maison forestière de la forêt de Bonifato à 20 km de CALVI
Altitude : 1392 m pour le refuge et 1190 m pour la passerelle
Durée A/R (mesure officielle) : 4h30
Itinéraire : au départ de l'auberge de la Forêt nous avons suivi le chemin forestier qui après avoir franchi plusieurs torrents mène jusqu'au refuge. Du refuge, le chemin vers la passerelle est bien indiqué.
Impressions 2000 : sur les traces du tournage du film "Les randonneurs"... Partis comme des touristes en pleine chaleur (vers 11heures) nous gagnons avec difficulté le refuge grâce au soutien moral de Laurent qui partage avec nous ses provisions de tomates et aux pitreries de sa sœur Delphine dont l'énergie débordante laisse rêveur... Au refuge, nous faisons une pause avant de repartir en quête de la fameuse passerelle. Le petit détour vaut le coup d'œil. Laurent et Delphine décident de se baigner sous la passerelle pendant que je prends des photos. Dans le guide vert, ils disent de se "contenter d'admirer la témérité des alpinistes qui la franchissent", j'allais tout de même pas les contredire, c'est le guide vert quoi !
Impressions 2012 : je garde un excellent souvenir de ce déjeuner au refuge de Carozzu avant le début des rencontres polyphoniques de Calvi; un temps de marche et de partage entre amis; il nous aura fallu toute l'énergie du groupe pour motiver Carole V. dont c'était la première expérience de randonnée en montagne corse; je ne suis pas sûre qu'elle ait apprécié la beauté des paysages, ni même l'effort physique et qu'elle m'ait jamais pardonné de l'avoir embarquée dans cette galère, néanmoins elle l'a fait et nous en étions tous fiers, comme si notre propre effort ne comptait pas ! Depuis 2000 des aménagements ont été fait au niveau du refuge, notamment des blocs sanitaires dont je n'avais pas souvenir. Dans la voiture sur le chemin du retour, le téléphone pro se connecte à nouveau au réseau avec de biens tristes nouvelles, du coup je mesure encore plus la valeur de cette journée passée hors du temps entre amis.

Delphine à Bonifato Florence sur la passerelle de Spasimata
Un pas est un planche... Une planche est un pas...
Caruzzo : en chemin, JC le baroudeur ! Caruzzo : en chemin Caruzzo : vue depuis le refuge Caruzzo : vue depuis le refuge
Caruzzo : specimen d'étoile de mer peu fréquent en montagne Caruzzo : les Caroles'

Août 2001 : Aiguilles de Bavella

Départ : de l'auberge du Col
Altitude : point le plus haut 1680 m, point le plus bas 1000 m
Durée A/R (mesure officielle) : 5h30
Itinéraire : au départ du parking du col nous progressons jusqu'au coeur des Aiguilles de Bavella par la variante Alpine (petit passage en chaînes) et revenons à notre point de départ par le GR20.
Impressions : Gilles, notre guide, nous avait pourtant prévenu, "le retour par le GR20" est un peu "languissant". Au départ ça commence sec. A la première halte de la variante alpine j'engloutis avec plaisir canistrellis étouffe chrétien et fruits sec reconstituants. Puis je me tape pendant 3/4 d'heures les plaintes d'un marseillais qui préfèrerait plutôt se pendre que de prendre le passage en chaîne ce qui en soit n'est pas très motivant pour une trouillarde comme moi. Finalement une fois le passage en chaîne franchi (merci Gilles !), nous nous perdons dans un pierrier (merci qui ?). Finalement, notre super guide nous sort de cette mauvaise passe. Quant au retour par le GR20, dire qu'il est "languissant" est un euphémisme. Heureusement une source fraîche à mi-parcours permet de croiser les plus beaux spécimen de jeunes athlètes dévêtus (chaleur oblige !) qui font le GR20 à la dur avec sac de 20kg (respect !). Après environ 8 heures de marche, nous nous traînons lamentablement jusqu'à l'auberge du Col pour un apéritif bien mérité. Gilles est content. Sur le même programme il y a 15 jours, il a du subir deux dépressions et un retour quasi à la frontale. Le groupe peste contre un programme qui devait soit disant être "accessible à tous", et moi de renchérir "j'vous l'avais bien dit de faire trou de la bombe !" (1h30 de marche, tu parles !). Si je vous dis que la plus belle vue des Aiguilles de Bavella est celle du parking, vous me direz que j'abuse, non ?

Arrêt à la source Les perles du sud à Bavella

Les "Perles du Sud" à Bavella


2003 et 2013 : Lac de Nino, origine du Tavignanu 

Départ : accès par la route du col de Vergio reliant Calacuccia à Evisa, parking à la maison forestière de Poppaghia (1076 m), site d'accro-branches sur la droite.
Altitude : lac à 1743 m
Dénivelé : 700 m
Durée A/R (mesure officielle) : 4h30 
Itinéraire : balisé en jaune la randonnée débute par un large sentier en sous-bois; le sentier est parallèle (rive gauche) au ruisseau de Colga. On croise une piste forestière puis le sentier de ronde de Val du Niellu avant d'arriver aux bergeries de Colga (dernier abri à l'ombre possible); puis le sentier serpente au milieu de dalles granitiques (dangereuses en cas de pluie) jusqu'au col de Stazzona d'où l'on surplombe le lac. Ne pas faire cette rando en cas de pluie ou orage car les passages sur les dalles de granit peuvent être dangereux dans ces conditions. Possibilité de dormir au refuge de Manganu (à 2h du lac sur le chemin du GR20).
Impressions 2003 : L'été 2002 pluvieux  m'a empêché d'effectuer cette randonnée pour cause de risque de glissade sur les dalles granitiques. L'été 2003 caniculaire aurait pu m'empêcher de prendre le chemin pour cause de risque d'incendies mais à quelques jours de l'arrêté préfectoral d'interdiction de randonner, j'ai pu enfin faire l'ascension du Nino. Il faut dire que j'en rêvais depuis le 14 février de cette année, date à laquelle le lac m'est apparu un petit matin grisâtre sur mon  calendrier perpétuel GEO. Après une ascension certes caniculaire où les sacs à dos glacières de la famille Roméo ont fait l'admiration de tous, quel bonheur de découvrir à nos pieds le lac de Nino, ses pozzines (trous d'eau, pozzi signifie "puits" en corse) et ses chevaux sauvages. Tout y est comme sur les cartes postales ! La vue du col est magnifique, fouler de nos pauvres pieds malmenés la prairie verte et spongieuse relève de l'extase, se ravitailler en eau bien fraîche à la source sur la rive droite du lac n'a pas de prix, pic-niquer devant ce paysage est tout simplement sublime : tout est dit ! 
Attention il n'y pas que dans le film "Les Randonneurs" que les cochons sauvages s'attaquent aux sacs dos, au lac Nino, ils sont particulièrement voraces !
Impressions 2013 : Dix ans déjà ! Le sentier est toujours balisé en jaune parfois de manière aléatoire; heureusement de nombreux cairns indiquent le chemin. L'arrivée au lac est toujours aussi spectaculaire. La source d'eau sur le côté du lac est un point de rencontre entre les randonneurs du GR20 qui tracent la route et les randonneurs de la journée qui profitent longtemps du paysage. Il faut savoir que si l'on part tôt de son hébergement le matin, il est possible de prendre un petit-déjeuner à la boulangerie en sortant de Calacuccia et d'y acheter du pain. La boulangerie propose aussi quelques produits d'épicerie : fromage, charcuterie, vin et même des rando-quiches ;-), des petites quiches que nous avons monté au lac. Pour notre plus grand bonheur, Petit Poney le bien nommé était bien au rendez-vous, c'est bien la moindre des choses ceci dit après nous avoir empli la tête toute l'année avec sa chanson fétiche (private joke). Vol d'un canadaire au dessus du lac le jour de notre passage.
A ma grande surprise, nous avons assisté à deux baignades dans le lac. Déjà qu'il me semble presque curieux que l'on autorise les marcheurs à fouler les pozzines (même si chacun y va relativement prudemment), la baignade dans un site protégé de randonneurs enduits de crème solaire et véhiculant tous les microbes de la ville, ne me semble pas trop écologique. Retour par le même chemin la tête pleine d'un des plus beaux paysages corses et de la chanson de Petit Poney en boucle. Rendez-vous en 2023 ?

Lac de Nino
Nino en 2003

Lac de Nino
Nino en 2003

Lac de Nino : indication du chemin environ après 20 minutes de marche Lac de Nino : la montée
Nino en 2013

Lac de Nino : la bergerie

Lac de Nino

Lac de Nino : ne pas oublier de se retourner

Lac de Nino : et voilà Petit Poney !


2005 : Projet de trek dans le Fium'Orbo

Impressions : Mars 2005, nous entrons dans la période de réservation des séjours en Corse. Toujours partagée entre le désir de voyager loin et l'envie de compléter mon "GR20 sur 20 ans" d'une petite étape supplémentaire. Cette année c'est la Corse qui gagne avec un projet de séjour dans le Fium'Orbo. Au programme : ascension du Monte Rinosu (2352 m), lac de Bastani (2000 m), pozzi, bergeries de Capanelle et de Traghjette : je m'y vois déjà. Le tout avec l'UCPA de Ghisoni, parce qu'il est encore temps de le faire avant qu'il ne soit trop tard (eh oui limite d'âge 39 ans, mince on vieillit !) et parce que ça semble faire plaisir à tout le monde...Après avoir fréquenté pendant quelques années des groupes de quinquas sportifs, je redoute le groupe de d'jeunes qui m'appellerait "Madame", me vouvoierait, parlerait un langage sms codé indéchiffrable, le tout mené par un guide baba cool, cheveux longs, idées courtes, qui porterait une guitare accrochée à son sac pour les longues soirées autour du feu et s'intéresserait de près aux herbes aromatiques surtout pour les fumer...Ah les clichés ! Rendez-vous à la rentrée 2005, pour en savoir plus...
Impressions :
Septembre 2005, une entorse à la cheville gauche aura eu raison de ma motivation à randonner en Corse. Petite entorse, gros soucis. Près de trois mois après l'accident, j'en suis toujours à me demander si je pourrai un jour revenir sur les sentiers corses. Malgré un programme de remplacement qui se voulait alléchant (Club Med de Cargèse), je reste inconsolable de ce rendez-vous manqué avec le maquis corse. 
L'anecdote inspire Christian Boyer, mon illustrateur attitré, pourtant la réalité fut beaucoup moins souriante : un club plein à craquer de "papamamanetlesenfants" qui chantent du Iona à longueurs de journée, pas l'ombre d'une soirée un peu festive, ni d'un beau surfeur pour me masser le pied, inconsolable, je ne vois pas d'autre adjectif pour décrire mon état d'esprit...



Dessin de Christian Boyer


2006 : Les pozzis (en partie sur GR20)

Départ : du col de Verde
Altitude : col de Verde, 1290 m / Les pozzis, 1840 m
Dénivelé : 600 m
Durée (mesure officielle) : 5 h 
Itinéraire : Depuis le col de Verde, l'itinéraire part vers l'ouest et suit le GR20. Empruntant d'abord une piste d'exploitation forestière, il s'élève ensuite par un sentier raviné vers le col de la Flasca, vague dépression qui le fait basculer dans le vallon de Marmano. On franchit le Fium'Orbo par une passerelle métallique suspendue. Le sentier remonte ensuite pour atteindre la clairière de Gialgone, caractérisée par quelques hêtres tordus par le vent. Un sentier mène aux cabanes des Pozzi. Les pozzines sont une curiosité naturelle corse : des pelouses très vertes morcelées de trous d'eau. C'est sur ce plateau marécageux que le Fium'Orbo prend sa source.
Impressions : Tout droit arrivés d'Ajaccio en minibus, à peine le temps de poser nos sacs au gîte du col de Verde, il est bien tard lorsque nous entamons notre première marche de la saison 2006. Gilles, notre guide, n'aspire qu'à une chose : échapper au plus vite à un chauffeur de car titi parisien qui vient de nous assommer de deux heures de blagues douteuses sur la Corse. L'énergumène, chauffeur de hauts personnages politiques à son heure de gloire, doit désormais fréquenter une clientèle de retraités noceurs habitués aux longs voyages en bus intercalés de long repas dans les auberges locales. Face à une clientèle de randonneurs, avides d'espace et de calme, il a du mal à adapter son discours. Gilles, assis à ses côtés, semble bouillir. Il regrette sans doute le temps où chauffeur et guide, il était le seul maître à bord. Le mérite du chauffeur-bavard est de nous tenir éveillés tout en ménageant nos estomacs de petits continentaux familiers des autoroutes. Ainsi nous débarquons à Verde plus que jamais motivés pour entamer notre séjour "Etapes du GR20". La mise en jambe, comme l'indique le programme. Une première halte au pied du sapin le plus vieux et le plus gros d'Europe (près de 7 m de circonférence). Même s'il a perdu son titre à cause de la neige qui l'a fait se plier en deux, il garde fière allure. Pour cause de départ tardif, la pause déjeuner arrive vite. Les bastelles (chaussons fourrés de blettes ou d'oignons) promises par Laetitia de Couleur Corse sont succulentes, malheureusement nous avons guère le temps de les savourer. La pluie arrive. Nous décidons de poursuivre la rando. Quelques mètres plus loin, nous sommes saisis par la grêle et l'orage. Moment de doute. Faut-il redescendre ou poursuivre ? Finalement nous poursuivons sous le froid et la grêle : super les vacances ! Notre persévérance est toutefois payante car au plateau des pozzis nous bénéficions d'une accalmie entre deux orages. Là-haut le gazon est vert tendre et moussus; les vaches broutent l'herbe et font schrompf...schrompf...Nos pieds qui foulent les pozzis font splonch...splonch...Un vrai petit paradis sur terre mis en lumière et scénographié quelques précieuses minutes pour notre unique plaisir de randonneurs débutants. Gilles nous presse le pas alors que je me verrais bien faire un remake d'une pub Milka dans ce paysage parfait. Dur de quitter l'endroit. Pourtant la pluie repart de plus belle. Quelques heures plus tard nous arrivons part un bout de GR20 au refuge de Verde, transis et trempés. L'épisode pluie nous aura au moins permis de faire connaissance avec la salamandre que nous croisons tout au long du parcours. Au refuge, pas de miroir : le "gr20tiste" ne saurait être coquet ! Pourtant à observer mes congénères, j'imagine bien le tableau. Le peu de maquillage qui me restait à du couler; j'ai les cheveux plaqués par la pluie et la transpiration; sous ma cape de pluie informe, je laisse entrevoir deux gambettes bleues de froid et humides au bout desquelles se trouvent deux godillots crottés jusqu'aux chevilles. Soudain me revient à l'esprit ma journée d'hier à Ajaccio. Brushing impeccable, maquillage contrôlé, cache cœur, jupette et sandalettes, shopping en ville et badinage en terrasse. La montagne ça vous gagne et en moins de 5 heures de marche, ça vous change une femme !

Bergeries des Pozzi

Gilles surveille l'itinéraire

Les pozzis

Les pozzis

Les pozzis

Salamandre corse


2006 : Ghisoni-Capanelle (étape du GR20 sur la moitié du parcours)

Départ : de Ghisoni, de l'hôtel Kyrié
Arrivée : Capanelle
Altitude : Ghisoni, 635 m / Capanelle, 1586 m
Durée (mesure officielle) : 6 h
Itinéraire : Départ du bourg de Ghisoni, on rejoint par un chemin raide les bergeries Cardu avec le monte Renosu en perspective. En montant au dessus des bergeries de Cardu, on retrouve le sentier du GR20 qui part à gauche vers Capanelle et à droite vers Vizzavona (voir l'étape ci-dessous)
Impressions : Ghisoni, petit village de montagne corse qui peut s'avérer stratégique si l'on souhaite prendre le frais et faire quelques randonnées le long du Fium'Orbu, à l'ascension des monts Kyrie et Elisson ou en direction de Capanelle.
La veille de notre départ, nous avons séjourné à l'hôtel Kyrié. Niveau confort des chambre c'est tellement "vintage" que l'on est hors catégorie mais pour la pauvre randonneuse qui vient de passer une nuit d'insomnie dans un dortoir froid, sonore et dénué de tout confort, la vue d'un oreiller blanc et frais me fait presque monter les larmes aux yeux. Quant au dîner, il se déroule face au mont Kyrié. Il est succulent, local et copieux. Le patron nous sort ses meilleures bouteilles et va jusqu'à pousser la chansonnette façon Tino Rossi sur le retour. C'est donc plein d'enthousiasme que nous attaquons notre randonnée le lendemain. La montée au dessus de Ghisoni est certes brutale mais elle offre une belle vue sur le village et sur le Renosu, un de nos objectifs de la semaine. Une pause biscuits et fruits secs est bienvenue. Je suis HS. Pourtant pas moyen de flâner tranquille. Gilles, notre guide, a délégué le rôle de "serre-file" à un ancien militaire de carrière (Yves-Marie) qui le prend très au sérieux. Il ne me lâche pas d'une semelle. J'avale les lacet sans broncher. Je suis au pas. Heureusement nous arrivons aux bergeries de Cardu où nous allons faire une des plus belles rencontres de notre séjour. La bergerie est un petit coin de paradis. Tout est impeccablement entretenu, des maisonnettes en passant par le potager jusqu'aux pensionnaires du berger : trois ânes dont deux fouineurs de sacs à dos en liberté et un cavaleur dans un enclos. Raymond nous communique son amour de la Corse, de l'endroit et des ânes q'il comprend mieux depuis qu'il surfe sur bourricot.com. Et oui, y'a plus de tradition ma brave dame, même les bergers surfent sur internet ! Enfin, Raymond n'est pas tout à fait berger et côté traditions il fait mieux que les ancêtres y compris pour les licols qu'il achète sur internet et qu'il change régulièrement afin de ne pas blesser ses protégés.  Pour certains d'entre nous, c'est le parfait exemple de la retraite idyllique. Non content d'être un jeune retraité épanoui, Raymond est aussi le père de Jérôme Jouve, photographe, qui a reçu en 2003 le prix du livre insulaire à Ouessant pour son livre "Couleur Corse"(voir rubrique Livres). Raymond n'est pas avare d'anecdotes. Difficile dans ces conditions de quitter notre hôte. Pourtant il faut bien repartir. Gilles n'ose pas nous imposer pour le pic-nic (dommage ?). Nous picniquons sous un arbre magnifique et au carrefour de différents chemins : derrière nous les bergeries de Cardu, à notre gauche direction Capanelle, à notre droite direction Vizzavona. Nous avons rejoint le GR20. Après déjeuner, direction Capanelle où nous séjournons au gîte "U Fucone". En arrivant installation dans les chambrées et douche. Puis nous nous retrouvons tous autour d'un apéro et de l'ordinateur portable d'Yves-Marie pour visionner les photos de journée et vérifier que le site bourricot.com existe bien grâce à sa connexion internet : high-tech la rando ! Plusieurs d'entre nous ont le regret de ne pas avoir passé une soirée chez Raymond et envisagent même d'y retourner mais chaque jour suffit sa peine. Le Renosu nous attend pour le lendemain (voir Les sommets).
En apparté : sur le sujet des ânes, un livre lu en mai 2006 : "Du soleil dans les yeux et le pas de l'âne comme un cœur qui bat, Journal d'une traversée de la France est/ouest de 96 jours, à pied, avec un âne" d'Emmanuel Grün, Yvelinédition, 2005. 
Tout est dit dans le titre. J'ai adoré ce livre et pourtant je ne suis pas branchée équidés. Enfant, mon père passait son temps à m'asseoir sur tous les bourricots de Tralonca (encore nombreux dans les années 70 - ça vous donne une piste sur l'âge du capitaine) et je détestais ça. Le livre d'Emmanuel Grün m'a définitivement réconciliée avec l'animal. J'imagine bien tester la formule "rando-âne" si elle se présente un jour à moi. Ce livre inaugure également une longue période de lectures consacrées aux écrivains randonneurs. J'ai commencé par Grün, j'ai enchaîné par les Poussins (Afrika Trek) et j'en suis actuellement au "Lumineux destin d'Alexandra David-Néel" (Jean Chalon). Peut-être un jour une page sur ce sujet ?

Ghisoni

Monte Renosu

Bergeries de Cardu

Bergeries de Cardu

Raymond Jouve

Bergeries de Cardu

Gite de Capanelle

Bourricot.com


2006 : L'étape Capanelle-Vizzavona 

Départ : depuis Ghisoni, prendre la route du col de Verde. Après 9 km prendre la route des bergeries de Capanelle (13 km, D 169). 
Arrivée : Vizzavona
Altitude : Capanelle, 1586 m / Vizzavona Gare, 990 m
Durée (mesure officielle) : 5 h 30
Itinéraire : Départ au dessus du restaurant, on retrouve après un petite tronçon pas très bien balisé, la départementale 169. Le plus gros du chemin se fait dans une magnifique forêt de pins laricio. Possibilité de faire des pauses aux bergeries de Scarpaccedie, d'Alzeta et de Cardu. Descente vers la gare de Vizzavona en passant devant la maison forestière.
Impressions : Au programme du ce jour, la descente de Capanelle vers Vizzavona en passant par les Pinzi Corbni, sorte de barrière rocheuse en forme d'aiguilles. Verdict de notre guide : "pas pour toi, trop dur, trop technique". Pour moi ce verdict est une sorte de soulagement mêlé à l'angoisse de faire une journée de rando seule. Je ne suis pas tout à fait seule puisque je suis avec Christine, une compagne d'infortune elle-aussi éliminée du groupe des technico-sportifs. Je suggère à notre guide de nous faire accompagner par un groupe de "gr20tistes" accomplis. Ainsi nous ne serrons pas seules et en cas de doute sur l'itinéraire, ils sauront nous guider. La chose est arrangée avec un couple rencontré au refuge. Trouvé le chemin au départ de Capanelle est laborieux et la présence de Jean-François, notre guide du jour, semble providentielle. Néanmoins au fil de l'étape, la conversation peine à se faire; je sens bien que Christine voudrait faire l'étape à sa façon. Notre couple ne fait guère de pauses, refuse nos fruits secs, s'hydrate au moyen de pipettes que nous n'avons pas et semble évacuer l'eau par un processus mystérieux...peut-être une pipette dans l'autre sens ? Pas de pause technique, pas de pause gastronomique, la compagnie de notre groupe d'origine me manque. Nous avions pourtant choisi ce couple sur des apparences de randonneurs cools mais, comme tous les "gr20tistes" de leur espèce, ils sont omnubilés par le topo et par le fait d'atteindre l'étape dans le temps indiqué. Ou peut-être ont-ils pour objectif de se débarrasser au plus vite des encombrants paquets que nous sommes et qui risquent de leur gâcher leur dernière journée de marche ? Nous atteignons Vizzavona en 5h30. Il est autour de 14h00. Il fait faim mais nos guides du jour ne souhaitent pas partager avec nous le surplus de pic-nic durement porté jusqu'au bout. Je déjeune donc avec Christine pas loin de la maison forestière de Vizzavona  (a scandùla, toit en bardeaux de châtaignier) en méditant sur la nature humaine. Nous ne retiendrons rien de ce couple, si ce n'est que nous avons entravé leur performance et qu'ils ont refusé notre hospitalité. Ainsi va la vie. Seul fait marquant de la journée, nous avons rencontré en chemin un charmant petit équipage. Une jeune femme du PNRC (Parc Naturel Régional Corse), accompagnée d'un jeune homme et d'une biquette apprivoisée. L'animal se comporte en tous points comme un chien dont elle porte l'attribut principal : un collier équipé d'une clochette. On lit dans son regard une certaine fierté à avoir échappé à son sort d'animal de troupeau semi-sauvage pour celui d'animal domestiqué élu mascotte de l'antenne PNRC de Vizzavona. Nous en profitons pour poser quelques questions sur la faune et la flore et sentir le thym corse, "Erba Barona", qui se distingue par son odeur citronnée. Une providentielle rencontre qui illumine notre journée.

En route vers Vizzavona

Bergeries de Scarpaccedie

La mascotte du PNRC

Maison forestière de Vizzavoa : a sandùla


2006 : Autour de la Cascade des anglais

Départ : du col de Vizzavona, au dessus du refuge du Monte d'Orro
Altitude :  Vizzavona Gare, 990 m
Durée (mesure officielle) : 5h00
Itinéraire : Ascension du sommet du Ceppu et visite des bergeries de Tortettu. Descente dans le vallon de l'Agnone par le GR20 et arrêt à la Cascade des anglais. Descente jusqu'à la gare de Vizzavona par le GR20.
Impressions : Nous avons passé la nuit au refuge du Monte d'Oro au col de Vizzavona. Ca tombe bien puisque le départ du sentier se trouve juste en face du refuge. Ca commence assez sec jusqu'à un fort en ruine construit en 1772 par les troupes françaises sous la responsabilité du Général de Vaux. Puis c'est l'ascension du Ceppu avec le Monte d'Oro en point de mire et derrière nous les Pinzi Corbini. Petite pause au sommet pour apprécier le panorama. Après une courte marche sous les bois nous arrivons aux bergeries de Tortettu. Une bergerie toute ronde avec un toit pointu me fait penser à la maison de l'ogre. Une construction récente pas typiquement corse mais qui s'harmonise parfaitement à l'ensemble. Elle a d'ailleurs été choisie par Jean-Christophe Attard comme sujet pour son dernier livre de photographies (Le chant des saisons). Photographiée à l'automne, elle est encore plus féerique. D'autres maisonnettes, moins pimpantes, exposent néanmoins un mobilier rustico-design...Stark aurait-il fait une pause à cet endroit ? Nous rejoignons ensuite le GR20 et les vasques limpides de l'Agnone. Nous croisons en chemin plusieurs spécimen de "gr20tistes" aguerris; équipés de bâtons, ils dévalent le sentier à toute vitesse, un peu comme si ils skiaient sur les rochers. Pause déjeuner au bord d'une vasque. Toasts de terrine du berger et de tapenade. C'est l'extase. Baignade pour les courageux. Nous reprenons le GR20 le long de l'Agnone pour rejoindre le lieu dit de la "cascade des anglais". Il y a foule à la cascade et pas seulement des anglais. Beaucoup (trop) de touristes en tongs car la route passe sans-doute à quelques minutes d'ici ...Aaahhh...Ca y est...je deviens une "gr20tiste" raciste ! Il est temps que le séjour se termine. En effet, c'est notre dernier jour de randonnée et c'est tous penauds que nous rejoignons la pittoresque gare de Vizzavona où nous nous séparons. Direction Ajaccio pour le groupe et Bastia pour moi où je projette de prendre un repos bien mérité. Vivement les prochaines vacances pour d'autres étapes du GR20 !

Fort de Vizzavona

Bergeries de Tortettu

Bergeries de Tortettu

Bergeries de Tortettu

Chaise Stark, collection 2007

Cascade des anglais

Cascade des anglais seule

Itinéraire : Se garer au bord de la N193, peu avant l'hôtel-restaurant du Monte d'Oro. Un large chemin, balisé en vert, mène en une quinzaine de minutes au chalet des cascades, point de départ sur la rivière d'une succession de vasques et cascades. Le GR20 les longe sur à peu près 1 km. 
Durée : 1h A/R pour remonter toutes les cascades
Alternative : Depuis 1999, l'Office National des Forêts et les Chemins de Fer de la Corse proposent un produit destiné à mieux faire connaître l'intérieur de l'île. Tout passager prenant un billet de train pour Vizzavona peut bénéficier, moyennant un petit supplément, d'une promenade jusqu'à la cascade des anglais. L'encadrement et les commentaires sont assurés par un agent de l'ONF, en l'occurrence Pierre-Jean Straboni. Il renseigne les touristes sur la faune et la flore. Les visites ont lieu tous les mardis et jeudis.

2009 et 2013 : Bavella, le trou de la bombe (U Tafonu di u Cumpuleddu)

Départ : fontaine du Cannone (premier lacet de la route, à 400 m à l'est du col de Bavella)
Altitude : départ à 1183 m, trou vers 1350 m
Dénivelé : 200 m
Durée (mesure officielle) : 2h30 aller et retour
Itinéraire : parcours bien balisé en rouge; le but de cette marche est un trou (tafonu) de 8 m de diamètre creusé dans l'arrête faîtière du Paliri, non pas par un boulet de canon, mais par l'érosion naturelle du vent et de la pluie. Le nom corse de site site "u tafonu di u Cumpuleddu" n'a rien à voir avec son appellation francophone, puisque u cumpuleddu signifie "l'enclos aux brebis" et rappelle que l'endroit était autrefois un refuge pour les bergers. Passer devant une chapelle à droite de laquelle passe le sentier. Celui-ci gagne ensuite les dépressions de Bocca Furesta (1284 m) et de Bocca di Velaco, avant de se diriger vers l'est jusqu'au fameux trou.
Impressions 2009 : C’est une rando que je souhaitais faire depuis longtemps, rendue possible cette année à la faveur d’un hébergement en chambre d’hôtes à Lévie.
A peine un petit quart d’heure de voiture entre Lévie et le col de Bavella, un luxe qui nous permet d’arriver au col autour de 8 heures. Tout est calme et comme dans mon souvenir, la vue du parking – désert à cette heure – est stupéfiante.
Une fois le souci de trouver le départ évacué, nous cheminons gentiment au milieu des pins. Arrivés près du but l’affaire se corse ! Le panorama est tellement grandiose qu’il est très tentant de se détourner du chemin. Il nous faut donc revenir sur nos pas afin de retrouver les marques. Personne à qui demander. Nous tombons donc nez à nez, presque brutalement, avec cette curiosité géologique qui m’intriguait tant : "il y est là, il est là, je crie presque, comme si je venais de découvrir le nouveau monde !". Plus tard, je réaliserai que c'est une chance inouïe d'avoir pu découvrir l'endroit désert de tout marcheur avec suffisamment de temps pour en ressentir le magnétisme.
Quelques randonneurs matinaux se joignent à nous et exécutent tour à tour leurs esthétiques chorégraphies de grimpeurs entre roche et ciel. L'endroit est magique, envoutant, tellement minéral, avec quelques touches de végétation qui me font penser à une peinture japonisante. Le matin se prête mal à la prise de vue car nous sommes à contre-jour; je comprends maintenant pourquoi la plupart des photos des guides qui décrivent l'endroit sont prises le soir au moment du coucher du soleil. Une chose est sûre, il n'y a pour cette balade que trois alternatives : soit tôt le matin, soit tard le soir, soit hors saison touristique. En effet, lors de notre redescente vers le col, des centaines de fourmis randonneuses gravitent vers l'endroit avec plus ou moins d'entrain et plutôt moins que plus d'équipement.
Il est 10h30, la chaleur est déjà là, certains marchent sans sac (donc sans eau), sans chapeau et en tongues. Pour les tongues, on frise les 65-70 % d'adeptes ! La palme revient à une famille : père en tongues, mère en tongues mais à semelles compensées (tellement plus seyantes !), enfants en horribles chaussures en plastique moulé (je me garderais bien de leur faire de la publicité en citant la marque), sans protection contre le soleil, avec un sac à main (donc sans eau) mais avec le guide vert à la main. S'attendent-ils à trouver un restaurant étoilé là-haut ? Dans ces conditions, nous nous étonnons de ne pas rencontrer plus d'accidentés. Le phénomène n'est pas nouveau. Du temps de mon grand-père Guelfucci, tongues et espadrilles se disputaient déjà le marché du randonneur inconscient. Pourtant ce n'est pas comme si le massif de Bavella se trouvait à 10 minutes de la plage ! Pour venir ici, il faut faire de la route et l'on s'attend, j'imagine, à trouver des montagnes. Déconcertant…
Retour sur le parking après une pause déjeuner sur le chemin. Des centaines de voitures garées dans tous les sens, pire qu'un samedi midi à Carrefour ! Le parking est d'ailleurs devenu payant (3 euros). Une touriste en tongues demande du désinfectant à l'auberge du col pour soigner une mauvaise plaie sur le dessus du pied. Vite, quittons ce repère à touristes et emportons avec nous l'image d'un petit matin calme, où seuls sur le chemin, nous nous sommes amusés à encadrer le trou d'un pouce et d'un index.
Impressions 2013 : la même rando, quelques années plus tard avec un départ pas trop matinal mais une journée "grisouille" parfaite pour randonner au frais; la vue du parking est toujours aussi spectaculaire surtout avec les nappes de brume qui s'accrochent aux montagnes; il y a foule ce jour dans le massif de Bavella, ça randonne et ça grimpe de tous côtés. Au niveau du parking on trouve un point d'information où il est possible de se renseigner sur les différents circuits atour du col de Bavella avec indication de la difficulté et de la durée. Je recommande de faire le circuit aller en passant par la chapelle et le retour en passant par le chemin parallèle à la route (qui aboutit sur le haut du parking), ce qui permet de monter à couvert dans la forêt et de redescendre avec une vue assez dégagée que les aiguilles de Bavella. Toujours autant de monde au mois d'août. En dehors d'une colonie de vacances d'ados citadins pas trop raccords avec l'endroit et de deux fumeurs (GRRR !), pas trop vu de touristes inconscients cette année. Un bel endroit, une curiosité, une bonne balade de mise en jambes en début de séjour, ça vaut le détour.

Trou de la bombe 2009

 

 

Trou de la bombe 2009

 

 

Col de Bavella

Trou de la bombe 2013

Aiguilles de Bavella

 

 


 

Bavella : trou de la bombe Bavella : trou de la bombe  

Pierre corse trouvée au San Pedrone

Pierre trouvée au San Pedrone

Ma conclusion je la dois à Alexandre Fache, journaliste 

"Effort physique plus ou moins dense selon les parcours, exercice salutaire d'introspection, la randonnée permet en effet de troquer, l'espace d'une marche forcément un peu solitaire, le bleu gris des villes pour un vert qui nettoie l'esprit et le corps." 

 

L'auteur de ces pages prie l'internaute lecteur d'associer à chaque citation des signes SENTIERS DE GRANDE RANDONNEE et GR la mention "marques enregistrées appartenant à la Fédération Française de Randonnée Pédestre, comité national des sentiers de grande randonnée (FFRP)".


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Dernière modification le 27/08/2013