Quelques livres sur la Corse

 

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                                         Liste non exhaustive d'ouvrages sur la Corse
                                         Ce site n'est pas un site de vente en ligne. 
                                         Les ouvrages référencés ci-dessous peuvent-être achetés sur internet.

 


   
LES GUIDES 
      
( Cette rubrique est en partie inspirée du dossier FNAC Sélection de livres pour le voyage)


   Les pratiques : 

Carto, Gallimard

Evasion Corse par Pierre Pinelli, Hachette Tourisme
Si ce guide est la la hauteur de la vidéo qui le présente, il risque bien de devenir le livre vedette de cette rubrique.
http://www.youtube.com/watch?v=WCgbXtrd8Lo&feature=player_embedded

Dans cette vidéo, Pierre Pinelli nous présente quelques ambassadeurs de l'île de beauté; l'auteur nous confirme qu'autant de diversité dans un si petit territoire ne peut qu'enthousiasmer les visiteurs et si on en croit la devise de l'éditeur : "nos coups de cœur seront vos plus beaux souvenirs !"
Les + du guide : une partie introductive très bien rédigée, des recommandations de visite bien mises en valeur, un carnet de randonnées indépendant et riche, quelques pages vierges en fin de guide pour prendre des notes.
Le - : pas grand chose, si ce n'est que la partie "bonnes adresses" séparée des itinéraires n'est pas des plus pratique à utiliser.

Géoguide, Gallimard
Cette nouvelle collection est une coopération entre le magazine GEO et l'éditeur Gallimard

Gîtes de Corse, Gîtes de France
Ce guide regroupe tous les gîtes ruraux de Corse, soit plus de 912 adresses, dont 89 nouvelles, avec descriptif complet et photo. Perle de la Méditerranée, la Corse vous accueille avec plus de 95 pages consacrées aux informations touristiques : suggestions de balades (gastronomie, faune et flore, découverte, enfants...) avec itinéraires, cartographie, festivals, marchés, fêtes, pour vous guider et choisir votre gîte. Le gîte rural bénéficie du label Gîtes de France. 

Guide de voyage, Lonely Planet
"21 randonnées de tout niveau décrites et commentées par des marcheurs passionnés dont en intégralité le GR20, le Mare a Mare Centre et le Mare a Mare Sud, des chapitres consacrés aux sports nautiques, avec sites, conseils et suggestions pour débutants et confirmés, des idées pour toute la famille, des plus belles plages de l'île à toutes les formes d'hébergement en passant par la cuisine corse, les éléments indispensables pour comprendre l'histoire et la culture, des suggestions d'itinéraires, 44 cartes détaillées à la clé, le petit livre se glisse de par son format dans une poche ou un sac à dos". A.-C. Chabanon pour Corse Matin du 17 juin 2005, p.3.
A mon avis, c'est un must pour qui veut allier culturel, infos pratiques et randonnées en Corse. 

Michelin Corse, Voyager Pratique

 

 Le Petit Futé, a fêté en 2006 ses 30 ans d'existence, dix ans pour le guide Corse. 

Routard, Hachette

Pour voyager en Corse, mieux vaut être un routard fortuné...

Ce site est cité dans le guide du Routard Corse depuis son édition 2007/2008, rubrique sites internet en compagnie d'autres sites internet sur les polyphonies corses. Une consécration pour le webmaster, elle même cliente du guide depuis bientôt 20 ans.

U Biancu, le guide tendance Corse

Un guide avec plus de 200 restaurants, 100 hôtels, 150 sorties, des balades, des infos...créé par deux jeunes insulaires : Pascal Peri et Victor Ettori.

Commentaires extraits du site internet :

Seuls les bons endroits ont été répertoriés, seuls les  « bons plans » sont cités, la notion de « guide » prend ici toute son importance car il s’agit de faire profiter les vacanciers de nos connaissances du terrain acquises au quotidien tout au long de nos sorties diurnes et nocturnes.  De plus il s’agit ici d’un produit purement identitaire. Entendez par là que c’est un guide corse fait par des corses.

Le Guide « U BIANCU » ne s’intéresse pas seulement aux touristes, il vise également la clientèle insulaire. Nous avons effectivement remarqué au quotidien qu’un bastiais « descendant » dans le sud était un véritable touriste arrivé à Ajaccio et vice versa ! Où sortir pour trouver l’endroit à la mode, dans quel restaurant faut-il aller pour ne pas être déçu pour l’ambiance et la qualité des plats…autant de questions auxquelles notre guide est en mesure de répondre ! Combien de fois n’avons-nous pas entendu dire que les touristes connaissaient mieux la Corse que les Corses !


   Les culturels : 

Guide Bleu, Hachette

Guide Corse du Sud, Gallimard
Aborde notamment : les tours génoises, Ajaccio, Bonifacio, Porto Vecchio, le maquis, le GR20, les crus du Sartenais, etc... Papier glacé, superbes illustrations et cartes en relief, ce guide convient mieux au salon qu'au sac à dos. 

Guide Haute-Corse, Gallimard
Aborde notamment : Bastia, la citadelle de Calvi, Corte, Agriates, le chant polyphonique, le Cap Corse. Mêmes commentaires que pour la version "sud".

Guide Vacances, Hachette

Guide Vert, Michelin, "ah les fameuses étoiles du Michelin !"

Iles, Nathan, 2000

Vacances secrètes, Guide Corse, Arthaud
Coup de cœur pour ce guide vraiment différent, superbement illustré d'aquarelles originales et qui se donne pour but  de faire découvrir la Corse autrement. Sa particularité est de mettre l'accent sur les produits régionaux, les découvertes et les loisirs qui sortent des sentiers battus. 

Philippe FRANCHINI. -  Idées reçues : Les Corses, Le Cavalier Bleu, 2001
En quelques chapitres (Histoire, Caractère et Tradition, Société et Economie, Politique et Actualité) ce petit ouvrage revient sur quelques idées reçues sur le peuple corse, souvent plus pour les expliquer que pour les contredire. 

Collectif. - Bastia, le Guide, Momum, Editions du Patrimoine, collection "Guide des villes et pays d'art et d'histoire" (2003). 
"Associant la municipalité de Bastia, via sa politique de mise en valeur du patrimoine, et ce national, "Bastia, le guide" met en scène, en 144 pages, un parcours culturel, très bien documenté et riche de 260 illustrations, à travers la Cité des Gouverneurs." 
Fabrice Laurent. - Bastia : un guide à parcourir. - La Corse Votre Hebdo du 5-11/09/2003, n° 217, p. 34.

BRIGHELLI, Jean-Paul. - La Corse, Ile de Beauté, Terre de Liberté, Découvertes Gallimard, n° 452, 2004
4ème de couverture : "Menhirs de Filitosa et Pagliaju, oeil-de-sainte-lucie et légendes de pétrifications, héros mythiques et roi d'un jour, patriotes ardents et bandits d'honneur, grandes heures du tourisme et revendications autonomistes. Plus de 130 documents pour mieux comprendre, entre mythe et réalité, cette île que les Grecs nommaient, il y a vingt-cinq siècles déjà, "la plus belle"."
"Jean-Paul BRIGHELLI, qui a dirigé la rédaction des guides Gallimard, et qui est l'auteur d'un savoureux roman noir, Pur porc, qui avait pour sujet l'assassinat d'un préfet en Corse, livre à ceux qui voudraient s'initier à la Corse un petit volume de la collection Découvertes La Corse, île de Beauté, terre de Liberté. Il y fait la part belle à l'histoire - et même à la préhistoire-, à la culture et aux arcanes impénétrables de la mentalité insulaire".
Robert Colonna d'Istria. - "Suivez les guides...". -  Corsica, supplément été, juillet 2004, n° 58, pp. 12-13.

SANTANA, Joseph. - Cursichella : Cap Corse, Conca d'Oru, Nebbiu, Editions Nustrale, n° 5, 2004
Production insulaire pour ce guide où les deux régions du nord de la Corse sont étudiées au microscope avec de très nombreuses rubriques comme l'histoire, la géologie, la faune et la flore, la toponymie, la cuisine, les randonnées et bien sûr une fiche pour chaque commune agrémentée de photos, témoignages sur l'histoire locale et adresses utiles. 
L'éditeur publie d'autres guides sur l'Alta Rocca, le Balagne, et deux guides annuels sur les produits corse et les vins de Corse.

RISTERUCCI Angelina et ROSSI Solange. -  Corse, itinéraire des arts, Editions Stamperia Sammarcelli, 2007.
Conçu par Angelina Risterucci, un journaliste de France 3 Corse avec la complicité de la peintre et graphiste Solange Rossi, ce guide répertorie 70 peintres et 24 sculpteurs. 


   Les thématiques (randonnée, activités de plein air) :

52 balades en famille en Corse par Laurent Chabot, Editions Didier-Richard, collection Petites Traces Vertes

120 randonnées et balades par Alain Gauthier, Editions Albiana-PNCR, 2004
Alain Gauthier, enseignant à la retraite, docteur en géologie, sillonne depuis trente ans les chemins corses. Il a regroupé dans ce livre 52 itinéraires avec variantes sur le territoire du PNRC (c'est-à-dire une large bande de territoire entre Calenzana et Conca de part et d'autre du tracé du GR20, pas de couverture pour le littoral ou le Cap Corse ) : nombreux sommets, lacs, circuits passant par des bergeries. Des circuits vus nul par ailleurs mais difficulté technique assez élevée il me semble. 

110 randonnées à pied et à VTT Corse du Sud par Charles Pujos et Philippe Evrard 110 randonnées à pied et à VTT - Corse du Sud par Charles Pujos et Philippe Evrard, Glénat, 2014

La Corse du Sud, c'est la Corse des rivages sauvages, de Scandola à Bonifacio, inimaginables ailleurs en France métropolitaine sans route ni habitation, et celle des architectures du granit, des sculptures des calanches de Piana aux boules de Cagna, en passant par les aiguilles et ravins colorés de Bavella. Dans ce guide consacré à ce département, vous trouverez un florilège de tout ce qu'il propose : ponts génois, gorges et golfes clairs du côté de Porto et de Cargèse, tours génoises, lacs et châtaigneraies aux confins du golfe d’Ajaccio, dolmens, menhirs et autres rochers insolites dans la vallée du Taravo, sommets aériens, hameaux pastoraux et beaux villages vers Bavella, sapinières inattendues, chaos granitiques ou criques désertes entre Sartène et Bonifacio…

Vous pourrez ainsi approcher de plus près les sites les plus sauvages que recèle cette partie de l'île et, avec les éléments donnés et un peu d'imagination, vous constituer vos propres parcours de référence !

Plus de 120 itinéraires. 54 itinéraires de difficultés variées à parcourir à pied ou à vélo tout terrain. D’autres possibilités sont souvent indiquées, ce qui porte le choix à plus de 120 possibilités détaillées ou suggérées.

De nombreuses informations. Chaque itinéraire est complété d’encadrés thématiques, d’informations diverses, de coordonnées téléphoniques, ou d’adresses Internet… utiles.

Et si j’essayais : cette rubrique donne les clés pour essayer d’autres loisirs sportifs.

Des idées week-end : pour de courts séjours clé en main de 2 à 4 jours, en itinérance ou en étoile.

Un guide touristique multi loisirs.
Cet ouvrage est un véritable guide pratique des activités de découverte et de loisirs, le recueil indispensable pour découvrir la richesse exceptionnelle du patrimoine naturel, historique et culturel de la Corse du Sud.

 

110 randonnées à pied et à VTT par Charles Pujos et Philppe Evrard 110 randonnées à pied et à VTT, Haute-Corse par Charles Pujos et Philippe Evrard, Glénat, 2014

Pour découvrir une région touristique par la pratique d’activités sportives en pleine nature : randonnées pour tous les goûts, itinéraires à pied et à VTT , le tout complété par des idées de week-ends, de sites à visiter… Dans les pages « Et si j’essayais ? », les auteurs proposent de découvrir d’autres sports : randonnées à cheval, via ferrata, raquettes à neige, sports d’eau vive, parapente, escalade… et nous donnent toutes les informations pratiques pour s’initier en toute sécurité.

La Haute-Corse est caractéristique des paradoxes de l'île, avec ses deux types de montagnes, la Corse alpine schisteuse et la Corse occidentale granitique, on l'on trouve les plus hauts sommets de l'île et la plupart de ses lacs, et le glaive maritime du cap Corse, battu par les vents et recouvert par le maquis. Dans ce guide consacré à ce département, vous trouverez un florilège de tout ce qu'il propose : tours littorales et moulins à vent dans le cap Corse, villages, dolmens et criques désertiques aux confins de la Balagne, hauts sommets et torrents limpides dans les vallées du monte Cinto, lacs perchés et vastes forêts autour de Corte, églises orgueilleuses, ponts muletiers et belvédères remarquables en Castagniccia ou dans le Fium’Orbo…

 

Balades Nature, Dakota, 2006

Balades vers les bergeries de Corse par Denis Allemand et Martial Lacroix, éditions Cartothèque, collection Les Guides bol d'air, avril 2007.
46 balades à pied. Chaque balade est détaillée sur 4 pages et comprend : 
une description générale, 1 carte au 1:25 000ème, 1 itinéraire, 1 encadré thématique. 
Plus de 200 photos. Comme son titre l'indique, cet ouvrage est dédié à la mémoire des bergers anciens et actuels. Voir aussi son ouvrage "La Corse paradis de la randonnée, 45 balades familiales et 5 randos hivernales".

 

Balado Corse Balado Corse, guide de loisirs, Editions Mondéos, 2015

C'est un guide qui recense 220 activités de loisir. A acheter en complément d'un autre guide touristique car dans celui-ci vous ne trouverez rien en rapport avec l'hébergement ou la restauration par exemple. En revanche, ce n'est pas qu'un guide pour pour les touristes mais aussi un guide pour les locaux qui veulent trouver de bonnes idées de sorties. Il y a un bon mélanges d'activités de pleine nature, d'activités sportives, d'activités culturelles et d'activités en rapport avec le bien-être. De petits pictogrammes permettent d'identifier rapidement l'activité décrite. Plusieurs pictogrammes ont leur importance comme le pictogramme gratuit (fort utile pour maîtriser le budget des vacances), le pictogramme accès handicapé qui n'est malheureusement pas assez fréquent dans les autres guides et le pictogramme coup de cœur qui peut aider à se décider. Les fiches sont bien documentées, illustrée à chaque fois d'une photo. La mise en page de l'ensemble donne envie. Bref, je recommande sauf pour leur play list à base d'I Muvrini, de Patrick Fiori et de Tino Rossi, au secours Balado, il faut me corriger ça tout de suite !

 
G20, la Corse au cœur par François Desjobert, DesjoEdition, 2014

Laissez-vous entraîner au cœur de la Corse à plus de 2000 mètres d’altitude sur le sentier mythique du GR20;
Considéré comme le plus beau et le plus difficile trek d’Europe, avec ses quinze étapes et ses 170 kms, il reste une aventure formidable réservée aux amateurs de grande randonnée.
Trois longues années et des centaines d’heures de marche ont été nécessaires à François Desjobert pour dévoiler en détail ce parcours unique où l’effort et le dépassement de soi sont le quotidien de tous ces aventuriers.
« J’ai compris très vite pourquoi une telle édition n’avait pas encore été imprimée. L’obligation d’être présent sur le parcours à des saisons différentes, d’y retourner à des heures variées afin d’avoir le temps et les moyens nécessaires pour faire ce travail dans des conditions optimales. Laisser une trace, innover, promouvoir mon pays sont les raisons essentielles qui ont conforté ma volonté d’aboutir. »
Partez à la rencontre d’une Corse méconnue du grand public et découvrez au fil d’un récit surprenant, les sublimes panoramas de ce parcours d’exception qui valorise à la fois l’homme et la nature.

Disponible également en anglais.
Aperçu :
http://www.livre-photo-gr20.com/wp-content/uploads/2012/12/GR20LaCorseAuCoeurFR.pdf
Commande en ligne auprès de l'éditeur.

 

 

Le Cap Corse inconnu, 18 promenades autour du Cap Corse par Michel Dubost et Christelle Frau, Communauté de communes du Cap Corse
Extrait de la préface par Pierre Chaubon, président de la Communauté de communes du Cap Corse : "Ce guide des 18 promenades autour des villages est une invitation à la découverte d'un Cap Corse peu connu : celui de l'intérieur, qui recèle un exceptionnel patrimoine naturel et culturel. Vous y trouverez des informations pratiques sur chaque promenade, avec une présentation de chaque commune, accompagnée d'illustrations, de détails et d'anecdotes".
Ce guide est une mine d'informations pour qui veut découvrir le Cap Corse; j'en ai pris connaissance lors de notre hébergement à Sisco en chambre d'hôtes. Le livre était consultable sur place tandis que la randonnée autour de Sisco avait fait l'objet d'un tirage indépendant sous format de carte postale très pratique à emporter dans sa poche. Le petit truc en plus, c'est le cas de le dire, c'est la page sur le Palazzu Ghielfucci à Morsiglia dont je parle déjà sur ma page consacrée à la généalogie de la famille.
Le guide est également consultable et mis à jour sur le site
http://www.destination-cap-corse.com/


 

Guide du conservatoire du littoral Corse, promenades écologiques et littéraires, Actes Sud, 2009
Une promenade écologique et littéraire à travers les sites du Conservatoire du littoral pour découvrir les rivages de la Corse (le Cap Corse, Les Agriate, Campomoro-Senetosa, Les Bouches de Bonifacio…).Du Cap Corse aux Bouches de Bonifacio, quatre auteurs, écrivains, historien, naturaliste, gestionnaires de grands sites naturels du Conservatoire racontent… la pointe du Cap Corse au fil du sentier des douaniers, ses îlots sanctuaires naturels, ses tours sentinelles ; les Agriate, immense massif de roches et de maquis, parsemé d’innombrables « paillers » de pierres sèches, témoins des efforts de générations de cultivateurs et de bergers, les dunes perchées de l’Ostriconi, les marais et lagunes ; de Campomoro à Senetosa, des rivages préservés, façonnés par les variations du niveau de la mer, aux granites sculptés par une érosion radicale et malicieuse, avec la plus massive des tours littorales de Corse ; Bonifacio, la méridionale, enclave calcaire, enclave linguistique, du haut de ses falaises contemple la Sardaigne, île sœur et les îles et les eaux préservées du futur parc marin international corso-sarde.
A travers des histoires de pêcheurs, d’artistes, de poètes, d’hommes généreux et passionnés par leurs terroirs se révèle la singularité de ces rivages souvent méconnus.
Cette promenade littéraire, écologique est instructive, elle nous fait découvrir l’incroyable beauté des rivages de la Corse et le caractère sauvage des paysages, la richesse du patrimoine côtier, et nous enseigne également l’urgente nécessité de protéger ces espaces naturels qui font le charme de l’île.
Des cartes conduisent le promeneur, plus de deux cents dessins traduisent la richesse de la faune et de la flore autant que la beauté des paysages.
Ce guide se veut aussi un hommage rendu à l’action du Conservatoire du littoral, qui depuis plus de trente ans acquiert, jour après jour, les sites les plus fragiles et les plus menacés pour en assurer une protection définitive.
Petit coup de cœur de mai 2009, trouvé à Paris 16, si loin du littoral corse et si près de nos prochaines vacances ! Une façon bien agréable de faire du militantisme écologique.

Corse, 261 itinéraires de randonnées pédestres par Michel Fabrikant et François Denarié, Editions Didier-Richard, collection Les Traces Grand Air
Rappel : Michel Fabrikant est à l'origine du tracé du GR20 en 1972

Corse, les plus beaux treks par Charles Pujos, Editions de la Boussole, 2007 
L'auteur me fait l'honneur de citer mon site dans la partie "La Corse Pratique" de son guide.
4ème de couverture : "Ce guide a pour ambition de faire découvrir la Corse et ses paysages fabuleux dans toute sa diversité, à travers 20 itinéraires et 150 étapes, du nord au sud et d'est en ouest. Il est le résultat de 20 ans de repérages, tous les sentiers et toues les étapes décrites ayant été parcourus par l'auteur, souvent à plusieurs reprises. Pour chaque trek, le lecteur trouvera : un descriptif précis de l'itinéraire, étape par étape, une carte schématique, des informations détaillées sur le balisage, la durée, le dénivelé, la difficulté, les références des cartes existantes sur le secteur et les hébergements par étape." 
Moi je dis, les organismes de rando n'ont qu'à bien se tenir car avec ce guide il devient très facile de s'organiser des mini-treks partout en Corse. Bonnes descriptions des traditionnels GR20, Mare a Mare et Mare e Monti mais les plus de cet ouvrage sont sa clarté, ses très nombreuses illustrations et ses 12 raids inédits.

Corse insolite, randonnées au pays des merveilles par Charles Pujos, Editions Glénat, 2008. 
Charles Pujos part cette fois à la découverte d’une Corse insolite, qui se révèle au travers de ses curiosités géologiques, de ses forêts remarquables, de ses vestiges oubliés, de ses sentiers monuments, de ses lieux de légende. Autant de lieux de patrimoine et d’histoire qui rappellent, fugitivement, d’autres époques ou d’autres civilisations… Cette quête des lieux de curiosité de la Corse profonde est l’occasion de décrire des balades ou des circuits originaux, en dehors des sentiers battus, en développant des sujets culturels qui vont de l’histoire aux légendes, de l'art à la religion, en passant par la nature...
Le livre fait la une de La Corse Votre Hebdo du 6 au 12 juin 2008 et pour cause, un livre de Charles Pujos est toujours un évènement dans le paysage insulaire. Dans l'interview de Véronique Emmanuelli il revendique son obsession de la nouveauté : "Mon objectif est d'amener le lecteur à découvrir un résumé partial (le mien !) de la Corse insolite. Caprices géologiques ou botaniques et autres histoires si peu naturelles y croisent scènes de légende, vestiges oubliés et mémoire noyée sous les jungles du maquis et de la forêt. Des lieux popularisés par la littérature de voyage se mêlent avec des territoires plus intimes connus de moi seul."

La Corse par chemins et sentiers par Elise Blanchard, Louis-Marie et Thomas Blanchard, Editions Ouest-France, Itinéraires de découvertes, 2004
Pas le genre de guide que l'on trimbale dans son sac à dos, plutôt un livre à consulter avant et après. Les photos sont magnifiques, nombreux encarts bien documentés, je ne m'en lasse pas...

La Corse, paradis de la randonnée, 45 balades familiales et 5 randos hivernales par Denis Allemand et Martial Lacroix, DCL Editions, 2004.
Denis Allemand, 37 ans, contrôleur aérien à la BA de Solenzara et montagnard chevronné, a passé le cap de la nouvelle année (2006-2007) en tête-à-tête avec le massif insulaire. De Calenzana à Conca, en totale autonomie. De très belles photos dans la Corse Votre Hebdo n° 250 de février 2007. 
Grâce à la magie d'internet, quelques mois après cette note sous son ouvrage, Denis Allemand m'a fait parvenir quelques clichés exclusifs du GR20. Un vrai bol d'air dans cet hiver 2007 parisien triste et pollué par des grèves incessantes. On ne peut donc qu'espérer que ces petits trésors photographiques seront un jour publiés dans un ouvrage consacré au GR20.
Voir aussi son ouvrage "Balades vers les bergeries de Corse".


  Denis Allemand - Bocca di Làparu
Denis Allemand : Bocca di Làparu

Corsica bloc : topo guide d'escalade, consacré à l'escalade sur blocs en Corse, livre bilingue français/anglais, 2010
Depuis une dizaine d’années, la pratique du bloc a beaucoup évolué en Corse et de nombreux secteurs ont été ouverts sur toute l’île.
La caractéristique de la pratique ici tient en deux mots : beauté et la diversité des lieux. À quelques kilomètres de distance, on peut trouver un site en bord de mer et un autre en altitude ou en sous bois. On grimpe dans des endroits fabuleux et souvent sauvages.
Le granit est le principal type de rocher rencontré. Il est toutefois très différent selon qu’on est sur le littoral (Capineru, Calvi, Palombaggia…) ou dans les terres (Valdu di Saltu, Bavella, Restonica…). Les styles sont donc très variés.
Ce topo est une compilation des plus beaux secteurs et vous conduira de la Balagne à l’extrême sud, en passant par les régions du Cortenais ou Bavella.
Vous y trouverez également les portraits ainsi que des portfolios. Bonne grimpe !
22 secteurs présentés, Accès - GPS, Plans et tableaux, Portraits de grimpeurs, Portfolios

Topo disponible ici : http://corsica-bloc.fr/

Visa Littoral : Porto-Vecchio, balades de rêve sur les chemins de la mer, Editions Corsica Reine, 2014
 

Le livre est articulé autour de 10 balades sur le fil du littoral. Ces balades ont été pour l'auteur/éditeur autant de prétextes pour décrire cette côté sauvage et ses sites naturels remarquables. Un livre à lire, à regarder, à vivre, à se souvenir, à offrir. Un bel hommage à Porto-Vecchio, Un livre sensible à la poésie du monde. Petit format pratique à emporter en randonnée, bonne description du parcours avec mention d'un parcours ombragé ou non (ce qui est plutôt rare dans les guides). Belles photos, mise en page claire et attractive. En espérant que le tome 1 de la collection rencontre son public et ouvre la voie vers d'autres volumes.

Site de l'éditeur : www.corsicareine.com
 

La forêt de Vizzavona par Marcelle Conrad, Albiana/Association Marcelle Conrad, 2007
4ème de couverture : "A l'occasion de sa 4ème journée de rencontres, l'Association Marcelle Conrad publie ce document resté inédit. Passage obligé entre Cismonte et Pumonte, la forêt de Vizzavona est un ensemble minéral, végétal et animal remarquable à l'ombre du Monte d'Oro, ce qui en fait une des plus belles forêts de Corse. Le XIXème siècle l'a transformée en un lieu touristique; le phénomène n'a cessé de prendre de l'ampleur. En quelques pages, Marcelle Conrad nous brosse un portrait de Vizzavona. Cette "chronique" rédigée en un temps où le camping pouvait être "sauvage" montre la connaissance et l'amour profond de Marcelle Conrad éprouvait pour cette forêt où elle a vécu de nombreuses années. Depuis, l'empreinte humaine s'est accentuée. Mais ne désespérez pas : après avoir lu ces pages, pénétrez dans le forêt avec Marcelle Conrad à vos côtés. Avec elle, laissez-vous envahir par la beauté des lieux...Marcelle Conrad (1897-1990), botaniste de renommée internationale, a oeuvré toute sa vie pour la Corse, son terrain d'études privilégié."
Ce qui m'a fait craquer pour ce livre à la foire du livre de Pigna en septembre 2007 est son esprit "carnet de voyage" . C'est le travail de la fille de Marcelle Conrad, Bernadette, qui a rassemblé autour d'un texte datant de 1978 des aquarelles, des huiles, des dessins à la plume, des croquis, des planches d'herbier, des cartes de fête et d'anniversaire. 
"La forêt de Marcelle Conrad, ce n'est pas celle des topo-guides ni celle des manuels, qu'ils concernent la randonnée, l'histoire, les végétaux ou les animaux. C'est celle de tous les jours."
Sur les traces de Marcelle Conrad par Véronique Emmanuelli in La Corse Votre Hebdo, 2-8 novembre 2007, n° 287, pp. 16-17.

Globerando GR20 : collection de guides de grande randonnée qui réunit une carte au 1/100 000e, toutes les informations techniques et pratiques ainsi qu'un carnet de marche, édité par Hono Hono, 2001.
Pour 10 euros t'as plus rien ! Si justement un Globerando qui concentre dans 96 grammes : une carte IGN, de nombreuses infos sur le PNRC, le terroir, la nature, le parcours, une check-list, un carnet de marche avec escapade à Corté, de très nombreuses adresses pour organiser votre voyage et même au dos de la carte la nouvelle Colomba de Mérimée pour les soirées lecture à la lampe frontale. Un exploit...qui devrait faire le bonheur des "grvingtistes" soucieux d'emporter le maximum d'infos sans trop charger leur sac. 

 

Le Grand Chemin, toutes les étapes du GR20, Editions Albiana-PNCR, collection Sentiers de Corse
"La Rolls des topos sur le plus beau des sentiers du monde..." Trek Magazine, septembre 2000. Les 15 étapes du GR20 sont décrites pas à pas.

Guide des merveilles de la nature, Arthaud, 2001 
"4e de couverture, selon l'éditeur : Roches, tafoni, lacs, pozzines, cascades, gorges ou plages paradisiaques...Avec près de 200 photos et 50 cartes, ce guide vous fait découvrir les plus belles merveilles de la nature en  Corse. A quoi ressemblent-elles ? Où se trouvent-elles ? Comment s'y rendre ? Combien de temps prévoir ? Vous trouverez dans ce guide toutes les réponses à ces questions, ainsi que des explications sur chaque site permettant de comprendre comment la nature a sculpté, creusé et façonné de tels joyaux". A noter pour chaque étape, les conseils du photographe pour rapporter de très belles images.

Guide du Sportrotteur Corse, Edtions Aleoutes, 2007
Ce guide fait l'inventaire de toutes les activités physiques par milieu : terre, cours d'eau, mer et ciel. Côté terre : escalade, randonnée équestre, via ferrata, VTT; côté eau : canyonisme, rafting-kayak, randonnée aquatique; côté mer : kayak, planche à voile, plongée; côté ciel : parachutisme, parapente et planeur. Pour chacune des ses activités, des précisions sur les sites concernées et des renseignements pratiques sont données. 

Guide IGN Corse par Charles Pujos, Libris Editions, collection Itinéraires, 2002 
Ingénieur des eaux et forêts, Charles Pujos, au travers de deux livres séparés (Corse du Nord et Corse du Sud), délivre 160 itinéraires pédestres et une quarantaine à VTT dans toute l'île. "Fort bien documentés en photos, en adresses et conseils pratiques, ces guides fourmillent de renseignements et s'ouvrent sur de nombreux sports tels le canyoning, le kayak, le ski de randonnée ou alpin, les raquettes ou l'escalade. Charles Pujol ne laisse rien au hasard, il est allé dans tous les endroits dont il parle, il a pratiqué toutes les activités qu'il propose" (La Corse Votre Hebdo, 13-19/09/2002, n° 166, p. 33).

La Haute Route, carnet du GR20 par Bernard Berrou, Terre de Brume, 2009

"4e de couverture, selon l'éditeur  :
L'auteur d'Une Saison en Irlande nous entraîne cette fois en Corse, sur le célèbre GR 20, à travers un récit vivant, coloré, profondément optimiste, qui démystifie la réputation du sentier de randonnée le plus difficile d'Europe.
Plus qu'un carnet de route somptueux au cœur d'une nature forte, ce texte est une exploration de la marche en tant qu'art de vivre et expression culturelle à part entière.
Pour ceux qui connaissent le GR 20, La Haute Route leur fera revivre d'inoubliables souvenirs.
Pour tous les autres, ce livre leur donnera envie de boucler leur sac."

Dès les premières lignes je réalise que j'ai acheté le récit d'un auteur breton qui décide de faire le GR20 avec un groupe de quinquas accompagné par un guide de Chamonix : quelle drôle d'idée ! Mais après quelques heures à dévorer le livre à toute vitesse, je peux affirmer que c'est sans doute ce que j'ai lu de mieux sur le sujet, et pourtant j'en ai lu des carnets de voyages sur le GR20 ! Et pour cause, l'auteur est un véritable auteur et non un simple randonneur qui décide de publier ses impressions sur internet. Il s'agit d'un carnet de voyage sous forme de récit uniquement. Pas de carte tracée, pas de renseignements précis sur l'itinéraire (même si le chapitrage reprend le découpage du GR20 du Sud au Nord), pas de photos (l'auteur explique très bien pourquoi). Bernard Berrou parle bien sûr du sentier mais aussi de ses états d'âme, de ce que la marche lui apporte, des rencontres marquantes qu'il a fait, de l'ambiance dans les gites. Du condensé de vécu avec de très belles digressions que l'on peut aisément faires siennes si l'on aime marcher dans le monde en général et en Corse en particulier.
J'ai lu avec intérêts de petites interview que l'auteur à donné à Ouest France. J'étais rassurée d'apprendre que le travail d'écriture peut se faire longtemps après le voyage car lorsque je ne prends aucune note, j'aurais presque tendance à culpabiliser. D'après Bernard, c'est presque mieux ainsi. Merci !
Petit bémol : je ne suis pas tout à fait d'accord avec la conclusion de son récit. Je comprends très bien qu'il ait vécu son retour à Bastia comme une agression touristique insupportable après 15 jours en immersion dans la montagne corse mais je tenais à lui signaler que la Corse ce n'est pas que le GR20, tout comme Paris n'est pas la France. Il y a en Corse moult sentiers de randonnées, notamment ceux qui passent dans des villages, qui peuvent conduire à des états de béatitude proches de ceux décrits dans son livre. Plus le temps passe et plus j'en suis convaincue. Si Bernard Berrou passe par ce site, j'espère qu'il comprendra.
Un extrait de l'ouvrage sur l'écriture d'un carnet, un sujet qui m'intéresse tout particulièrement, p. 35 : "Beaucoup de randonneurs s'astreignent à tenir chaque soir leur feuille de route. J'y ai renoncé depuis longtemps. Cet usage ne traduit le plus souvent que des sensations de vacanciers, des propos éculés respectant surtout le déroulement chronologique des évènements, sans toucher à la vérité des choses. Les images du jour vous laissent encore sous le charme, mais freinent d'autant les mécanismes de l'imaginaire. Il y a un décalage entre ce qu'on a vécu et ce qu'on peut en écrire. Je crois aux effets miraculeux de la décantation, au recul nécessaire, aux traces marquantes qui permettent d'intégrer des sujets inattendus, et bien sûr au domaine infini de l'imagination pour que soit restitué quelques semaines, voire des mois plus tard, ce que le voyage a permis de filtrer."
 

Les Nouveaux Guides Franck par Armelle Godefroy et Bernard Giraudeau, Haute Corse et Corse du Sud, Editions Glénat, 2004
Palme des vacances organisées (et je sais de quoi je parle...) pour cette nouvelle gamme de guides qui se présentent sous forme de fiches, soit 69 fiches pour la Haute-Corse et 70 fiches pour la Corse-du-Sud, correspondant à autant de balades accessibles à tous. Les fiches sont présentées dans un classeur. Il suffit, avant le départ en promenade, de sortir l'itinéraire choisi et de la glisser dans la pochette prévue à cet effet. Pratique !

Pêche et terroir en Corse, Petit Futé thématique, 2002

Les Plus Belles Randonnées de Corse par Charles Pujos, Editions Glénat, 1999

La Corse pour les Nuls, First Editions La Corse Pour les nuls par Thierry Ottaviani, First Editions, 2010

Vous êtes corse de cœur, d'origine ou d'adoption ? Vous voulez découvrir l'Ile de Beauté, que les Grecs appelaient déjà "Kallisté" (la plus belle) ? Vous voulez comprendre une région qui peut paraître de prime abord compliquée ? Vous pensez déjà la connaître ? Vous le croyez vraiment ? Pourtant, même les Corses le reconnaissent : on n'a jamais fini de découvrir cette île, qui regorge d'histoires, de mystères et d'aventures.
D'où viennent les premiers Corses ? Qui a sculpté les statues menhirs de Filitosa ? Comment la Corse s'est-elle dotée d'une Constitution démocratique dès 1755 ? Qu'est-ce que l'identité corse ? Comment comprendre le nationalisme ? Du Cap à Bonifacio, des sentiers de randonnées à la réserve de Scandola, partez à la découverte d'une île fascinante et surprenante. Sans oublier la langue corse, les spécialités culinaires, le GR20... comme si vous y étiez !
Dans ce livre :
- L'Histoire de la Corse des origines à nos jours
- L'identité corse : langue, culture, patrimoine
- La Corse du nord au sud, d'est en ouest : les lieux à visiter
- L'économie de l'île
Dans un article de Corse Matin intitulé "Thierry Ottaviani relève le défi d'expliquer la Corse "aux nuls" de JM Raffaelli, on apprend que cet écrivain et essayiste d'origine insulaire qui vit à Paris à consacré un an de sa vie à l'écriture de cet ouvrage. Il dit :"c'était un véritable défi, car il s'agissait à la fois d'utiliser le ton décalé et parfois humoristique qui est la marque de fabrique de la collection et de rester sérieux et objectif pour les sujets les plus graves sans jamais prendre position. J'espère que les lecteurs éprouveront un plaisir à le lire au moins équivalent à la passion qui m'a guidée dans l'écriture. C'est un ouvrage que l'on peut feuilleter à la plage et qui permet, finalement, d'avoir toute la Corse entre les mains".
Beaucoup à lire dans cet ouvrage riche et documenté. L'avantage de cette collection est que l'on peut lire les chapitres dans le désordre et même lorsque le sujet correspond moins à nos centres d'intérêt pour une raison ou pour une autre, on n'a pas l'impression de faire un effort mais plutôt d'être acteur d'un jeu de questions/réponses avec l'auteur. Le seul soucis de ce livre est son poids (1,150 kgs sur ma balance de cuisine), du coup il n'est pas vraiment transportable partout. C'est d'ailleurs avec ce genre de livre, ainsi qu'avec certains guides de voyages qui font plus de 1000 pages, que l'on comprend l'avenir tout tracé du livre numérique. A noter, le chapitre 5 sur la langue corse n'est pas du tout un copier/coller résumé de l'ouvrage ci-dessous, on y apprend d'autres choses, un bon point pour l'éditeur.
 

Le Corse pour les Nuls, First Editions Le corse pour les Nuls de Jean Chiorboli, First Editions, 2010

Ampargu u corsu: fate u piacè, parlate corsu cun mè ! ("J'apprends le corse, s'il vous plaît, parlez corse avec moi !")
Demander son chemin, saluer et se présenter à quelqu'un, parler de la pluie et du beau temps ou tenir tête à un corse dans la conversation courante. Quelle que soit votre motivation, Le corse pour les Nuls vous donne toutes les clés pour apprendre les expressions courantes, le vocabulaire et la conjugaison en un clin d'œil.
Vous trouverez dans cet ouvrage des éléments de communication comme les salutations et la commande d'un repas mais aussi les expressions utilisées au téléphone ou dans un e-mail. Pour prononcer correctement, un système de notation clair et simple est inscrit entre parenthèses pour tous les mots en corse !

D'après le site TF1 : "c'est un guide de conversation truffé de citations littéraires et d'anecdotes passionnantes. N'espérez toutefois pas apprendre la langue avec ce seul outil."
On s'en saurait douté mais l'idée de cumuler les deux ouvrages, soit pour préparer ses vacances, façon kit de survie, soit comme le suggère TF1 pour plaire à son patron - à condition qu'il soit originaire de l'Île de Beauté, ce qui arrive...me semble plutôt réjouissante.
Après lecture, il s'avère que ce livre est une mine, vraisemblablement le meilleur guide culturel du moment. Certes je ne me suis pas trouvé plus d'aptitudes pour parler corse mais, vu le contexte familial, comment vous dire, ce n'était pas non plus l'objectif. Ce qui est certain c'est que pour moins de 6 euros, j'ai appris dans une langue vivante et très drôle énormément de choses. Une fois le chapitre 1 dévoré, il est très tentant de sauter le suivant (les bases de la grammaire corse) pour passer directement au cœur du sujet (découvrir la Corse, vivre en société, le temps qui passe, les chiffres et les lettres, le village, la ville, la vie. Il ne faut pas ! La lecture du chapitre 2 est légèrement plus laborieuse mais petit bout par petit bout, on réalise que l'on a là la colonne vertébrale du livre et qu'il faut en passer par un peu de technique avant la récréation. Pour les chapitres suivants, ce n'est que du bonheur tant les sujets sont au plus proche de la vie sur l'île et tant le style, très bien documenté et très fluide fait complètement oublier le côté "devoir de vacances". L'auteur use et abuse de proverbes, chansons, dictons populaires or c'est justement ainsi que je me suis construit mon propre lexique corse, c'est donc une pédagogie qui me convient parfaitement. C'est un petit livre qui mériterait d'être complété par une version audio même si la prononciation phonétique aide beaucoup à se faire une idée des pièges entre l'écrit et l'oral. Idéalement il faudrait pouvoir lire Le corse pour les Nul à voix haute, pas facile dans le RER ! Le format est idéal, le livre s'emporte partout. A mon avis il est indispensable à toute personne qui fréquente l'île régulièrement. Un must de l'été 2010 !
A noter pour les possesseurs d'iPhone, une application "Parlemu corsu" développée par DuoApps, une jeune entreprise insulaire, permet à un locuteur (débutant) de se mettre en situation de communication à travers une série de dialogues courts. Deux personnages virtuels, Battistu et Livia lui donne la réplique, en ville, au parc, au restaurant, dans la maison ou dans la rue.
 

  Porteurs de pas par Petru Santucci, Editions Stamperia Sammarcelli, 2009
Ingénieur à l'Institut National de la Recherche Agronomique et Docteur en sciences de l'Université de Montpellier, passionné de montagne, sportif aguerri et poète ingénieux, Petru Santucci publie son premier ouvrage qui retrace l'exploit qu'il a accompli en août 2005 en traversant le GR20 en 36h52mn. Le livre a reçu une bonne critique dans le petit monde de l'ultra-trail. Je viens juste de le commander dans une librairie corse. J'attends de le recevoir pour vous en dire plus.
 
Promenades en Corse, une collection de guides édités pas Albiana dont Alain Gauthier est l'auteur.

A la découverte de la nature
A la découverte du patrimoine
A la découverte des plus beaux panoramas
A la découverte des plus beaux rivages et sommets
A la découverte de la Corse pas à pas

A la découverte de la Corse historique (30 balades accompagnées pour les juniors).

Une collection récente (2008) découverte au salon du livre 2009. Sur le salon, j'ai acheté le volume sur le patrimoine (tours, châteaux, chemins et ponts, moulins, aires à blé, légende, village abandonné, menhirs, constructions, tout un programme!) et la Corse pas à pas, plutôt destiné à un public de séniors...pas tout à fait mon cas...ou d'épicuriens...et là je me suis reconnue ! Guide très complet car pour chaque balade, outres les infos relatives à la sortie en question, on trouve les rubriques : "En faire un peu plus", "à combiner avec" et "à lire" qui sont remarquablement bien documentées, le tout dans un format transportable en l'état compte-tenu notamment du fait que la collection est scindée en plusieurs volumes. Pour bien faire, il faudrait avoir la collection complète...en fait j'y pense déjà !

Dans son guide A la découverte de la Corse historique, Alain Gauthier préconise d'attendre 6 ans pour se lancer sur les chemins et d'adapter la durée de la balade à l'âge de l'enfant (la balade ne doit pas comporter plus de kilomètres que d'années d'âge). Les itinéraires, assortis de judicieux conseils pratiques, se caractérisent par des dénivelés raisonnables, des temps de trajet pas trop long. Ils jouent la carte du plaisir et de l'aventure. Il n'y a pas de vain circuit. On marche pour atteindre un lac, trouver des ruines d'un château, d'une tour ou d'une mine, pour cueillir des champignons ou des fraises des bois.

Que faire en Corse ?, Dakota, mars 2003
"Edité aux éditions Dakota et réalisé par Juliette et Olivier Nicoli cet ouvrage est une originale invitation à découvrir l'île dans toute sa diversité, avec un thème pour chaque site à visiter [...]. Ansi les auteurs vous incitent-ils à...randonner à Lama sur les traces des bergers, plonger dans le golfe de Galéria, percer les mystères des statues de Filitosa, mouliner votre huile à Sainte-Lucie, se ravitailler en vin à Patrimonio, brasser la Pietra avant de la boire, observer les milans de la vallée du Reginu, découvrir les secrets du couteau corse à Cuttoli, se balader à dos d'âne dans le Guissani, honorer Pascal Paloi en sa demeure, etc, etc...Au total plus de 160 idées d'activités dont 80 développées au titre de "coups de coeur" ! Evidemment, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, avec des activités plus ou moins "physiques" d'autres uniquement culturelles, gastronomiques ou même de simple "détente"". (La Corse Votre Hebdo, 1-7 août 2003, n° 212, p. 41) 

Randonnées pour tous en Corse par Charles Pujos, Glénat, 2003
"4e de couverture, selon l'éditeur  : ...les randonnées présentées, faisables à la journée ou à la demi-journée, se déroulent en montagne, vers des cascades et des lacs dont certains sont très connus (Créno, Nino...), sur de grands sommets comme la Paglia Orba, le Cinto, le Rotondo, les aiguilles de Bavella ou de Popolasca. Mais l'auteur propose aussi des randonnées littorales au-dessus du golfe de Porto ou encore sur le Cap Corse qui reste l'un des sites les mieux préservés..."

Randonnées vers les lacs corses, Glénat, 2000
Plus de quarante randonnées vers les lacs des montagnes corses sont présentées et illustrées par deux spécialistes : Alain Gauthier et Jean-Paul Quilici.

Secrets de Corse par Laurent Chabot, Edisud, 2007
"Laurent Chabot est un corse d'adoption, qui semble pourtant connaître l'île mieux que quiconque. Au-delà de la curiosité qui l'entraîne souvent à l'aventure, il dit se nourrir de rencontres qu'il fait au cours de ses excursions : " Les Corses connaissent parfaitement leur coin, et ce sont eux qui m'aident à découvrir certains secrets de l'île. J'ai des informateurs dans de nombreux villages ! Mais les insulaires demeurent souvent attachés à une même région, sans prendre le temps de découvrir les autres merveilles de la Corse". Extrait d'un article consacré à l'ouvrage : Les coups de cœur de Laurent Chabot par Anne Rossion-Pacini, La Corse Votre Hebdo, 15-21 juillet 2008, n° 328, pp. 20-21

Topo Falaises de Corse, par Bertrand Maurin et Thierry Souchard, FFME/PNRC, 2006
Plus de 1200 voies sur 40 sites. A noter : les bénéfices tirés par le FFME sur la vente de ce guide permettront d'équiper de nouvelles falaises et d'entretenir l'existant. Bertrand Maurin travaille pour l'organisme Couleur Corse, voir page sur les organismes de rando.

Guide mis à jour grâce à son site lié http://escalade.corse.topo.free.fr/

Topo-guide GR20, A travers la montagne corse, Fédération Française de Randonnée Pédestre

Tours Génoises, 50 balades familiales, Haute-Corse (tome 2), 2002 par Pascale Larenaudie et Jacques Casamarta (tome 1 : Corse du Sud) 
Une co-production d'Albiana et du Parc Naturel Régional de Corse adopte une approche  pluridisciplinaire : géographique, architecturale, iconographique, historique, culturelle et de loisir.  Une façon tellement plus authentique de découvrir le littoral corse à conseiller à tous les randonneurs "rangés des baskets" qui veulent se faire plaisir sans trop souffrir.

Traversée de la Corse par Charles Pujos, Editions Glénat, 1999


   
LA LITTERATURE (romans, récits) 
 
Antoine ALBERTINI : La femme sans tête, Grasset, 2013

Santa Lucia, Cap Corse, 8 août 1988. Au fond du caveau familial où le vieux Pierre Ange Cristofari doit être enterré, à l'emplacement exact où il a demandé à reposer, le corps saccagé et décapité d'une femme est retrouvé. Très vite, le major Serrier, surnommé « l'Enquêteur numéro un » au sein de la Brigade de recherches, retrouve son identité : il s'agit de Gabrielle Nicolet, disparue en août 1979 alors qu'elle se trouvait en vacances en Corse avec son fils de huit ans.
Que leur est-il arrivé ? Pourquoi, après avoir réduit le corps de cette jeune femme à une purée d'ossements ? L'assassin lui a-t-il arraché la tête ? Où est-elle ? Où est le petit Yann ? Qui, en Corse, où le meurtre est un art dont les règles sont claires, aurait pu tuer un enfant ? Près de 10 ans après leur disparition, Serrier est parti à leur recherche. De filatures en planques nocturnes, du camping des Oliviers, où le vieux Cussicchio a curieusement offert à la jeune Gabrielle son séjour, au Sunsea, le club privé où Eric Mallard, l'apprenti-proxénète, l'aurait entraînée plusieurs fois, les suspects se multiplient jusqu'à faire sombrer Serrier dans la folie. Vingt ans plus tard, Antoine Albertini rouvre le dossier que la justice a fermé, reprend ses zones d'ombre, ses questions, et nous entraîne dans les tombeaux du maquis corse où les affaires familiales et les combines locales brouillent les pistes de la vérité...

Figaro Magazine du 8 mars 2013 : "un récit magistral qui tient du confessionnal et du jeu de dominos : les noirs de l'angoisse répondent aux blancs des dossiers bâclés. Une enquête impossible, comme l'oubli".

 
Marc Biancarelli : Orphelins de Dieu, Actes Sud, 2014

Résumé (trouvé sur Babelio.com) : Résolue à venger son frère, à qui une barbare fratrie de canailles sans foi ni loi a tranché la langue sans oublier de le défigurer, Vénérande, jeune paysanne au cœur aride, s'adjoint les services de l'Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie. Ensemble, ils s'embarquent à travers les montagnes corses du XIXe siècle dans une bouleversante et sanguinaire épopée peuplée d'hommes sans dieu et condamnés par la misère à ne vivre que dans le chaos des armes. Un puissant western mythologique où éclate la fantastique démesure de toutes les funestes gestes guerrières au fil desquelles s'écrit l'histoire de l'humanité.

Teaser de l'éditeur :
"Marc Biancarelli montre une parfaite tenue des ses personnages, dans un récit qui doit autant au western qu'au roman des espaces" Hubert Artus, Lire
"Aventure spirituelle au sens large, un passionnant récit sur les origines de la violence en Corse" Marie Chaudey, La Vie
"Une équipée sauvage dont personne, surtout pas le lecteur, ne sort indemne." Veneranda Paladino, Dernières nouvelles d'Alsace [tient une critique littéraire qui porte presque le même nom qu'un personnage du livre, c'est pas commun !]
"Un western sur le fin des idéaux. Romanesque et violent." Christophe Laurent, Corse Matin.
"Un roman puissant aux accents épiques et aux interrogations philosophiques". Emmanuelle Caminade, La cause Littéraire, Voir l'intégralité de sa critique : http://www.lacauselitteraire.fr/orphelins-de-dieu-marc-biancarelli

Critique Télérama :
http://www.telerama.fr/livres/orphelins-de-dieu,118443.php

Denis BLEMONT CERLI : Retour à Lama, Les Editions plume d'écume, 2006
Selon l'éditeur : Nous sommes en 1914 et la guerre éclate, n'épargnant pas les habitants du village Corse de Lama, qui semble pourtant si loin du front de l'est de la France. Malgré cela, cet évènement va bouleverser définitivement le sort de la famille Renucci : ils devront partir, vivre loin de la Corse. Dans ces êtres sensibles à la dérive, broyés par les évènements du monde sur lesquels ils n'ont pas de prise ou si peu, nous découvrons les thèmes préférés de l'auteur : l'innocence perdue, la fatalité, la tyrannie de l'inconscient qui nous gouverne sans que nous le sachions. De ces portraits nous retiendrons celui de Marie, écorchée vive, celui de Paul à la recherche de l'impossible amour et de François, fauché à l'aube de sa vie. Retour à Lama, un premier roman où l'auteur à laissé libre cours à son imagination, est malgré ses tragédies, un enchanteur hymne à la vie.



Fabrice BONARDI : L'ombre au tableau, L'Harmattan, sept. 2005.
Selon l'éditeur : Sascha a renoncé depuis dix ans à sa vie d'artiste-peintre, auprès d'une compagne avide de tranquillité. Un soir de printemps, et au beau milieu du journal de vingt heures, il décide de rompre avec le quotidien, et de renouer avec lui-même... De la galerie des hommes et des femmes à celles des oeuvres, et de Paris à la Corse, cette drôle de poursuite du "tableau de sa vie" sera pourtant contrariée par les encombrants souvenirs qui s'emmêleront...

Tizzano, L'Harmattan, fév. 2009.
Selon l'éditeur : Un artiste-peintre en rupture de cadre, égaré dans les décombres d'une passion amoureuse, est tout à coup subjugué par le visage d'une célèbre romancière. La nécessité de rencontrer cette obsédante icône finira par le pousser à l'écriture d'un roman. Confronté, à travers les affres drolatiques de la narration, aux prétentions de son rival de papier et aux périls de l'édition, "embarqué" dans la quête rocambolesque d'un nouveau sujet, il sera alors conduit à son corps défendant à d'insulaires et détonantes rencontres...

Hélène BRESCIANI : Bastia, Albiana, 2002.
Recueil d'impressions et de souvenirs sur Bastia. 

Dorothy CARRINGTON : La Corse. - Arthaud, 1999.
L'édition originale de cet ouvrage est en anglais et date de 1971. "4e de couverture selon l'éditeur : Bien que cet ouvrage date un peu il n'y a pas meilleur témoignage sur la Corse que celui de cette insulaire anglaise, journaliste et universitaire. L'auteur témoigne des multiples aspects de la culture corse [...] en se référant non seulement à l'archéologie et à l'histoire, mais à ses nombreuses rencontres au fil des années : des bergers, des agriculteurs et des pêcheurs, des bardes, des voyantes et des guérisseuses, un bandit réhabilité, des prêtres, des notables, des intellectuels et bien sûr des autonomistes."

Michèle CASTELLI : Marie di Lola, tome 1 : Une enfance corse en 1900, Albiana 2000, tome 2 : Rue Château Payan, Albiana, 2001. 
Réédition des éditions originales datant de 1982 et 1985. " 4e de couverture selon l'éditeur : [Tome 1] : Ile Rousse, Marie (di) fille de Lola y naît en 1894. A travers le récit de cette vie, c'est pratiquement la vie de la Corse de cette époque qui est restituée. Société immuable en apparence et pourtant menacée, elle s'exprime à travers ses techniques, ses mœurs, ses coutumes : vivre, aimer, mourir, mais aussi apprendre, travailler, s'amuser, aller à l'église, frémir aux histoires des veillées, désirer ou refuser le continent que symbolise Marseille, Babylone de la vie moderne. [Tome 2] : Marseille, 1921, Marie di Lola s'est mariée avec Jean, un navigateur. Elle le suit dans la cité phocéenne avec les espoirs et les aspirations des émigrants, mais portant aussi les déchirements communs aux exilés. Il faut s'adapter à ce nouveau milieu, veiller à conserver les liens avec l'île et avec la famille, tout en construisant en ces folles années d'entre-deux guerres sa vie de femme[...]."
"Ce livre est basé sur la vie de ma grand-mère, à qui je donne la parole. J'ai eu l'impression d'écrire à sa place tous les souvenirs qu'elle m'a racontés et que j'ai emmagasinés pendant des années. En outre, j'ai travaillé énormément sur des textes d'archives, dont certains sont reproduits en annexe. Cela donne à l'ouvrage un fond historique identifiable, qui se veut exhaustif de l'Ile-Rousse à l'époque du récit."
(Interview pour Corse-Matin de l'auteur à l'occasion de la réédition de son livre,  8/1999 )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antoine CIOSI : Une odeur de figuier sauvage, actuellement indisponible.
Antoine CIOSI : Le chemin des sources profondes, Albin Michel, 2005.

Après Une odeur de figuier sauvage, chronique villageoise d'une enfance dans la Casinca, Antoine Ciosi poursuit le récit de la vie singulière d'un Corse dans le Paris des années 50. C'est là, au cœur de la Ville-lumière, qu'il va tenter sa chance et réaliser son rêve : devenir chanteur. Choriste à Mogador dans les opérettes de Tino Rossi, courant les figurations, il hante les cabarets montmartrois pour se faire un nom, fréquentant les " affranchis " du milieu corse, de François Marcantoni aux Guerrini de Marseille... Mais Paris " lui sape parfois le moral ", la " nostalgia " l'assaille... Evoquant ses fréquents retours au pays, où il retrouve l'odeur du maquis, Antoine Ciosi donne libre cours à son amour de la terre natale, chantant avec bonheur la ruralité perdue, son parfum et son authenticité, dans ce véritable hymne à l'île de Beauté.

Samedi 8 avril 2006 : Monsieur le député-maire André Santini, reçoit Antoine Ciosi pour une dédicace de son dernier ouvrage : Le chemin des sources profondes. Antoine Ciosi, nous fait une lecture animée d'un passage du livre. Il interprète tous les rôles, se servant à merveille des modulations de sa voix pour faire vivre les différents protagonistes et pour illustrer la lecture de ritournelles ou d'un chant traditionnel si poignant. Il est touchant, cabot juste ce qu'il faut et semble jouer avec délectation de sa séduction sur un public de corses tous acquis à sa cause. C'est un livre qui fait la part belle à l'ambition, l'ambition de ce jeune cors qui débarque à Paris pour y apprendre le métier de chanteur. Bien que l'action se déroule en grande partie sur le Continent, le livre n'en est pas moins un vibrant hommage à la Corse et à sa diaspora. Emaillé d'expressions en langue corse, il donne l'impression au lecteur de lire dans la langue du pays.
Une petite suggestion Monsieur Ciosi : compte tenu de vos talents de comédien, ce n'est pas le livre qu'il fallait dédicacer mais une version CD numérisée à mettre dans un baladeur car dans le RER qui viendra ponctuer ma lecture des petites expressions corses et d'extraits de chansons ?

Dédicace d'Antoine Ciosi

Lecture d'Antoine Ciosi

Messieurs Santini et Ciosi

COLLECTIF : Une enfance corse, textes inédits recueillis par Jean-Pierre Castellani et Leïla Sebbar, Bleu Autour/Colonna Edition, 2010. 

4ème de couverture : Vingt-trois auteurs nés de familles de Corse, du continent ou du Maghreb racontent leur enfance corse. Ajaccio, Bastia, Corte, L'île-Rousse, Porto-Vecchio... Et le village, u paese : Aleria, Arca, Barrettali, Bocognano, Fozzano, Lozzi, Olmo, Ortale, Petreto-Bicchisano, San Gavino di Carbini, San Nicolao, Sisco, Tavera... La Corse marine ou montagneuse, convoitée ou austère, chaleureuse, fragile : une île, dont voici la mémoire vivante, des années 1930 à aujourd'hui.

Le livre acheté l'été 2010 que je retrouve avec plaisir cet hiver. Il se lit très bien dans les transports, chaque souvenir d'enfance occupe seulement quelques pages. On passe d'un auteur à l'autre, parfois avec regret, c'est l'exercice qui veut ça. Une bibliographie des auteurs en fin d'ouvrage permettra à ceux qui le souhaitent d'en savoir plus sur leurs écrits respectifs. Reste que les souvenirs d'enfance sont - avec les souvenirs amoureux - les plus magiques. Ca donnerait presque envie d'écrire les miens : ceux des vacances en Corse à Tralonca. J'y pense...

Gabriel Xavier CULIOLI : La terre des seigneurs : un siècle de la vie d'une famille corse, DCL,  1995. 
Histoire d'une famille corse où la politique, les légendes, les "voceri", les guerres et les vendettas font partie de la vie quotidienne.

Paul Dalmas-Alfonsi : La Corse de Francesca Maria, Payot, 1995. 
Livre acheté d'occasion, un dimanche matin à Bastia. En lecture en mai 2008. Un livre qui a beaucoup de résonance en moi car c'est le témoignage d'un homme qui a recueilli les propos de sa grand-mère née à Bastia le 8 décembre 1902 alors que mon grand-père est né à Bastia le 1er octobre 1902. Ces deux là auraient donc pu se connaître. Quant à moi, j'aurais tellement aimé écrire un tel livre sur la vie de mon grand-père...Sociologue, Paul Dalmas-Alfonsi, a choisi un format assez particulier pour son récit puisqu'il a reproduit les propos de sa grand-mère tels qu'il les a enregistré. Il en résulte un témoignage tellement authentique que le lecteur a l'impression d'être assis sur une murette à côté de la grand-mère de l'auteur et de l'entendre parler, mélangeant parfois les termes corses aux termes français. J'ai beaucoup appris dans ce livre sur la Corse de mes grand-parents. Je me demande d'ailleurs pas comment on peut se séparer d'un tel ouvrage en le revendant à un marchand ? En dehors du témoignage sur l'époque, le livre propose un glossaire fort complet de noms communs (principalement sur le sujet des traditions) et de prénoms anciens cités (dont feraient bien de s'inspirer certains parents plutôt que d'aller chercher des héros de série américaines). Voir aussi en fin de livre, quelques très belles chansons traduites dont un Cuntrastu qui a retenu toute mon attention : "M'a scrittu è poi mi dici\Per quandu ne vogliu vene\Ma s'ella strava da me\Saria custi dumane\Ma ci hè la forza maggiore\O cara, chi m'intrattene\Tu m'as écrit, tu me demandes\Quand je désire venir\S'il ne dépendait que de moi\C'est demain que je serais là\Mais il y a force majeure\Ma chérie, qui me retient\.

En savoir plus sur l'auteur sur une page dédiée.

   

Marie FERRANTI : La fuite aux Agriates, Gallimard, 2000. 
Julius fuit dans le désert des Agriates après avoir tué un homme. Pour échapper à l'étouffement et à l'ennui, Francesca se perd à ses côtés, d'abord dans une liaison adultère, puis dans la fuite...

Marie FERRANTI : La chasse de nuit, Gallimard, 2004. 
4ème de couverture selon l'éditeur : "Au cours d'une "chasse de nuit", rituel sanglant dont la tradition s'est perpétuée ne Corse jusqu'au milieu du XXème siécle, Mattéo Moncale, le mazzeru, prédit la mort de Petru Zanetti. La jeune femme de Petru, Lisa, l'apprend et vient le trouver, pour tenter de dévier le cous du destin. Entre eux débute une danse de désir et de mort."

Jérôme FERRARI : Le Sermon sur la chute de Rome, Actes Sud,  2012

Le romancier Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012

Le prix Goncourt a été attribué à Jérôme Ferrari pour “Le Sermon sur la chute de Rome” (Actes sud)

http://www.telerama.fr/livres/le-sermon-sur-la-chute-de-rome,85466.php
http://www.telerama.fr/livre/le-romancier-jerome-ferrari-prix-goncourt-2012,89190.php

Extrait de Corse Matin sept 2012 :
Son « Meilleur des mondes » Le Sermon sur la chute de Rome est le cinquième roman de Jérôme Ferrari. Après avoir entraîné ses lecteurs dans les tourments de la guerre d'Algérie, dans Où j'ai laissé mon âme, sa plume reprend le chemin de la Corse. Plus particulièrement d'un village et de son bar, où se joue une fascinante et grinçante comédie humaine. Deux jeunes étudiants en philosophie, originaires de ce village sans nom, abandonnent leurs brillants cursus à la Sorbonne. Dans l'espoir d'un salvateur retour aux sources, d'y construire aussi ce « meilleur des mondes possibles » cher à Leibnitz. Un univers fantasmé, dans le creux duquel Matthieu et Libero finiront par se brûler les ailes... Saint Augustin est convoqué pour mieux nous rappeler la chute inexorable de nos fragiles entreprises humaines. Un souffle, une écriture, une construction ingénieuse, Ferrari nous offre peut-être là sa meilleure production. Avec un clin d'œil appuyé à ses précédents livres, à travers plusieurs personnages que l'on croise à nouveau.
Un cycle romanesque en train de sourdre ?

 

Marie-Hélène FERRARI : Un goût amer et sucré comme le silence, Editions Clémentine, 2005. 
Un recueil de nouvelles illustrées par l'auteur.  A la première approche, j'ai trouvé ce livre très intime et féminin, peut-être à cause de sa couverture, des dessins de l'auteur, des premières nouvelles. Finalement c'est gentiment cruel, sucré-salé, amer et doux, en tout cas beaucoup plus percutant que ce que j'imaginais. De très belles choses sur la thème des rencontres manquées. Merci à François Balestrière, éditeur, pour cette réjouissante découverte.

Marie-Hélène FERRARI : Le destin ne s'en mêle pas, Editions Clémentine, 2006.
Marie-Hélène Ferrari a situé son premier roman policier là où elle réside. C'est sans doute pour cela que l'histoire sonne si vrai. Paysages, mentalités, expressions, bonne bouffe, tout y est. La carrière du commissaire Armand Pierucci semble bien lancée car on a hâte de le retrouver pour de nouvelles enquêtes.

Interview de MHF dans CVH de 2011 : Existe-t-il un polar made in Corsica ? par Anto Filippi

Pensez-vous que ce qu'on appelle culture de la violence, en Corse, est un déclencheur de cette écriture ?
[...] C'est lié à la géographie romantique de la Corse (au sens courant artistique). La nature est violente en Corse. La beauté, l'intégrité des paysage et aussi une solitude. Ce sont les ingrédients d'une détonation. La violence des hommes est liée...Il y a aussi le poids de la famille, plus prégnant qu'ailleurs. On transmet ce qui est secret et non-dits. Le déshonneur est inacceptable. Chacun doit tenir sa place dans la file, la tête haute.

Marie-Hélène FERRARI : Le tueur de douleur, Editions Clémentine, 2007
Dans ce livre, le commissaire Pierucci se découvre un douloureux don, celui de voir ceux qui vont mourir en rêve. Peut-être d'ailleurs n'est-il devenu policier que pour réparer cette injustice ? Une enquête dans la Corse de l'hiver, dans le Corse des montagnes qui aborde avec beaucoup de précisions des faits historiques et ésotériques. 

Nadine  FISCHER : Les Lettres de Toussainte, e Lettere di Santa, Editions DCL, 1999. Edition bilingue. 
4ème de couverture selon l'éditeur : "1920, la Corse porte le deuil de ses fils tués pendant la Grande Guerre. Toussainte a vingt ans. Elle quitte son village avec un brevet élémentaire en poche pour rejoindre sa sœur et son beau-frère au Maroc, où elle deviendra institutrice...Grâce à la correspondance qu'elle adresse durant toute sa vie d'exilée à son frère Jean, nous partageons ses joies et ses peines, ses contradictions, ses surprises et ses révoltes. Sous nos yeux, cette jeune fille devient femme, épouse, mère, prend la vie avec courage et la comprend peu à peu. Nous traversons avec elle la Grande Histoire, celle de la colonisation puis de la décolonisation, jusqu'en 1975, l'année d'Aléria, date clé de l'histoire insulaire. Ce livre raconte l'histoire d'une vie simple qui tient à un fil mystérieux, indestructible, celui qui relie une femme corse à son île, où qu'elle soit dans le monde.[...]Cet ouvrage est l'adaptation du texte du film "les Lettres de Toussainte" qu'elle [Nadine Fischer] a écrit et réalisé pour France 3 - région Corse. Ce même texte fait également l'objet d'une adaptation théâtrale..."

Cyril MONTANA : Malabar trip, Le Dilettante (2003) ou J'ai Lu (2006)
Un soir où j'errai dans la Fnac, comme ça m'arrive assez souvent, je suis tombée sur ce petit livre. C'est la couverture, plutôt sympa avec sa petite corse, qui m'a interpellée, comme quoi le graphisme a une certaine influence sur le choix des livres - en tout cas en ce qui me concerne. Malabar trip est le premier roman de Cyril Montana et visiblement il a déjà pas mal fait parler de lui. C'est le road-moovie d'un couple jeune et fauché qui passe ses premières vacances en Corse. Montana a un style plus parlé qu'écrit, très jeune mais qui accroche bien surtout si on aime l'humour un peu décalé. Le tourisme en Corse en prend pour son grade mais finalement Montana n'est pas loin de la réalité quand il dit que Saint-Florent est "parfait pour les familles cadre sup avec mômes et villa à dix mille boules par semaine, mais moins pour un couple de fauchés qui a envie de se déchaîner." En tout cas, ça coûte 3,70 euros en édition poche, ça se lit en 2 trajets de RER,  c'est "trash" à souhait, ça donne une vision assez réaliste du tourisme en Corse (en tout cas du point de vue d'un jeune couple parisien), bref c'est une lecture hautement recommandable si l'on souhaite découvrir l'auteur. Un autre extrait pour le plaisir : "A la fin du repas, le patron nous avait proposé de goûter ce qu'il appelaient le fromage qui marche tout seul. Il nous avait précisé que ce n'était pas sur la carte parce qu'il était interdit d'en vendre dans le commerce. C'était une vraie spécialité et ils voulaient que nous en profitions. Ils l'appelaient ainsi à cause des vers vivants qui se trouvaient à l'intérieur, et qu'il fallait manger : c'était le meilleur. Je me suis démerdé pour éviter cette torture, mais je n'ai rien pu faire quand il m'en a apporté un autre accompagné de confiture de figues. J'ai eu l'impression de manger un gros morceau d'odeur de bergerie avec tous les culs des moutons avec. J'ai fait passer tout ça avec une bonne rasade d'alcool de figue qui m'a dévissé le bide." Typique, non ?

Marie-Josée NAT : Je n'ai pas oublié, PLON, 2006.
4ème de couverture selon l'éditeur : "A quoi rêvent les petites filles ? A une vie de conte de fées que peu d'entres elles réussiront à réaliser. Alors, elles laissent faire le destin sans se douter combien la vie peut-être reconnaissante à ceux qui la sollicitent. Là est le charme si rare qui se dégage des souvenirs d'enfance de Marie-Josée Nat. Fille d'une bergère corse et d'un jeune militaire kabyle, elle a en quelque sorte forcé le destin pour devenir l'une des grandes figures marquantes du cinéma français..."
Très touchée par son passage chez Mireille Dumas dans "Vie Privée, Vie publique", je l'ai trouvé tellement rayonnante aux côtés de Serge Rezvani, que je n'ai pas pu m'empêcher d'acheter son livre dès le lendemain de l'émission.
 

Iviu PASQUALI : Retour à la source, L'Harmattan, 2004. 
Le problème corse vu par un auteur, à la fois acteur économique (tour à tour militaire de carrière, frigoriste, agriculteur et chef de production pour l'eau d'Orezza) et acteur culturel (il fonde en 1986 la première école en Corse de polyphonies). C'est un livre militant et engagé où Iviu Pasquali ne cherche pas à se féliciter du parcours accompli mais propose des solutions pour faire vivre la Corse. Un si grand amour de la Corse, de sa culture, de sa langue, de ses traditions et des ses polyphonies ne peut laisser qu'admiratif. 

Françoise PREVOST : Les nuages de septembre, Stock, 1985. 
4ème de couverture selon l'éditeur : "Les nuages de septembre retrace sous forme d'une saga romanesque l'histoire de Matteo Castelli, paysan, arrière-petit-fils de paysans corses, qui, matelot à dix-sept ans, a participé à l'expédition française au Tonkin, en 1873. Quand Matteo revient au pays un an plus tard, sachant lire et écrire, il s'arrête dans le Bordelais où des plans de vigne américains résistent au phylloxéra. Il retrouvera ensuite sa terre, dans la montagne, au dessus du golfe de Saint-Florent où le clan Castelli est établi depuis des génération..." Un roman d'autant plus palpitant à lire pour les habitants de la Conca d'Orro qu'il a pour cadre cette région où l'auteur, écrivain, journaliste et comédienne a vécu avec son mari François Poli.

 
Collection Petite bibliothèque de classiques sur la Corse, éditions Acquansu. 
Ils étaient philosophes ou écrivains, soldats ou aventuriers, fonctionnaires ou simples voyageurs. Certains vivaient en Corse, d'autres y sont passés, d'autres encore, comme Voltaire, n'y ont jamais mis les pieds. Mais chacun des textes qu'ils nous ont laissés jette sa petite lumière singulière et précieuse pour qui s'intéresse à la Corse aujourd'hui. 

A l'occasion du salon du livre 2008, j'ai eu l'occasion de découvrir cette collection de littérature classique sur la Corse. Un format qui m'a semblé bien pratique pour les transports en commun et pour les petites envies de lecture entre deux gros pavés. La presse marque aussi son intérêt pour cette nouvelle collection en lui consacrant un article dans la Corse Votre Hebdo n° 309 du 4-10 avril 2008, p. 24 : "L'île connaît ses classiques" de Véronique Emmanuelli, voir l'article.


Mise à jour du Salon du livre 2012 : l'éditeur Acquansu fait le grand écart entre passé et le présent en rééditant des cartes anciennes de la Corse et en mettant à disposition sa collection d'ouvrages Petite bibliothèque de classiques sur la Corse sous format numérique pour les possesseurs de tablettes !
A gauche une reproduction d'une gravure aquarellée à la main dans l'atlas des Capucins de 1712 à Milan

 

W.G. SEBALD : Campo Santo, traduit de l'allemand par Patrick Charbonneau et Sibylle Muller, Actes Sud, 2009
Il s'agit de quatre récits sur la Corse réunis et traduits par l'éditeur. Un livre cadeau qui arrive comme une surprise en ce début d'année. Une agréable pause dans la saga des Millenium, prenante mais sombre. C'est un livre à la fois très bien documenté sur la Corse et pourtant universel lorsqu'il parle de la mort. Je pense partager avec l'auteur le goût particulier pour la visite des tombe corses qu'elles soient situés sur des terres ou dans des cimetières. Rien de morbide dans cela, au contraire, ce sont des lieux calmes, bien exposés et dignes d'inspirer de mélodiques balades comme la Supplique pour être enterré à la plage de Sète de notre cher Brassens. Malheureusement Sebald s'est tué dans un accident de voiture en 2001. Nous ne saurons donc jamais quel était son projet initial et s'il avait l'intention d'écrire d'autres textes sur la Corse. Le reste du livre, 14 essais inédits de l'auteur, est plutôt destiné à un public germanophile. 
"Un livre à la façon dont Sebald les pensait et les construisait, toujours discursifs et mélancoliques, arpentant simultanément le présent et l'Histoire, le paysage vécu et le passé rêvé, l'intime et la mémoire collective. De cet ouvrage qui ne verra jamais le jour, le recueil Campo Santo propose de découvrir quatre fragments, superbes instants de prose où se fait entendre la respiration de Sebald - ce lyrisme sobre et prégnant, reflet d'une pensée profonde, dédaléenne" Télérama, n° 3096 du 16 au 22 mai 2009

Marie-Olivier Zigoli : La fuite, Editions Volpilière

Survivre lorsqu’on a l’impression de ne plus avoir de but...
Tout quitter pour commencer une nouvelle vie ?
C’est justement parce qu’elle se refuse à répondre que Maud Fontaine, jeune avocate versaillaise, décide de prendre la fuite. Une fuite qui va l’entraîner vers un changement de vie radical, et qui la mènera, malgré elle, à être impliquée dans une enquête policière, entre la Côte d’Azur et l’Ile de Beauté. Observatrice, actrice de ce piège, elle comprend que chaque détail devient essentiel.
Réussira-t-elle pour autant à renouer avec elle-même, à retrouver ses proches et son passé ?
Après un essai et un roman autobiographique, Marie Olivier-Ziglioli nous mène avec aisance, sur les chemins escarpés et sauvages du maquis corse. Grâce à sa plume sensible, l’auteur mélange tous les ingrédients du thriller romanesque.
Ce récit haletant, plein de retenue, de pudeur et d’émotion, nous emporte jusqu’à la dernière page avec un plaisir inépuisable.


Marie-Olivier Zigoli : La bascule, Editions Volpilière

Faut-il toujours se méfier de ce qui semble trop beau pour être vrai ?
À 23 ans Livia Paoli a tout pour être heureuse. Cette jolie Corse, étudiante en médecine à Paris, rencontre l’amour. Un bien joli destin qui va pourtant s’assombrir de manière tragique en prenant une tournure inattendue.
Une enquête policière débute, de multiples personnages vont alors se croiser au sein d’une intrigue captivante.
Des existences qui se mêlent… La vie avance et les cartes sont redistribuées… Comment sortiront-ils de cette tourmente ?
Marie Olivier-Ziglioli excelle, ici encore, à tisser avec subtilité un scénario passionnant sur fond de paysages corses.

 
 

 


 
LES BEAUX LIVRES 


Jean-Christophe ATTARD et Gabriel-Xavier CULIOLI : le chant des saisons. - DCL, 2006. 
Un voyage en Corse au fil des saisons permettant de découvrir la terre et les hommes de cette île. Le texte est puissant et intime : une longue lettre de Gabriel-Xavier où il raconte à sa femme disparue sa vie en Corse au fil des saisons. Certaines images, qui n'ont pourtant rien à voir entre elles, sont accolés et forment comme des mystérieux panoramiques. Les portraits sont particulièrement réussis. Jean-Christophe Attard est l'ancien responsable photo du magazine Terra Corsa. Rencontré en août 2006 à la foire du livre d'Ajaccio, il m'a indiqué sa volonté de témoigner sur une Corse pas forcément touristique mais plutôt rurale, voire hostile. Ce pourquoi il est très heureux de sa collaboration avec Gabriel-Xavier Culioli car l'écrivain a su trouver les mots justes pour décrire sa vie quotidienne sur l'île parfois paisible, parfois chaotique. A noter : le livre existe aussi en version anglaise.

Potagers de Corse : histoire, techniques, gastronomie par Jean-Christophe Attard et Gabriel-Xavier Culioli. - DCL, 2007.
Au salon du livre 2008, j'ai craqué pour ce petit livre surtout pour sa forme, mélange de photos qui me parlaient, de textes dont un petit lexique du potager en langue corse et de recettes de cuisine du Grand Hôtel de Cala Rossa. C'est seulement en rentrant chez moi que j'ai pris connaissance du responsable de cette nouvelle collection savoureusement intitulée "bonheurs corses" qui se trouve être Jean-Christophe Attard, un photographe dont j'apprécie tout particulièrement le travail (pas étonnant donc que sa couverture m'ai parlée !). L'éditeur annonce d'autres titres à venir : Vins de Corse, Maisons de Corse et une petite histoire illustrée de la Corse.
Salon du livre 2009, l'occasion pour moi de compléter ma collection de petits bonheurs en achetant la Petite Histoire illustrée de la Corse, pour l'œil de JC Attard et pour une petite révision qui ne peut pas faire de mal !

François BALESTRIERE : Une fenêtre sur la Corse. - Editions Clémentine Studio, 2005. 
4ème de couverture selon l'éditeur : "Un ensemble de tableaux parfois nostalgiques, une vision et un regard jeté au détour des ruelles des villages, sur les sentiers des tours génoises, un regard appuyé sur les valeurs positives d'une île étonnante. C'est aussi une manière de peindre les contours aux lumières changeantes des saisons qui s'égrènent." Une mise en page très soignée. Pas seulement un livre de photos sur les paysages corses comme il en existe tant mais aussi des photos qui donnent l'eau à la bouche (patrimoine gastronomique) ou des chanteurs exaltés que l'on entend presque chanter au travers de l'image. A noter, ce livre est la meilleure vente livre d'art sur la Corse pour 2005 alors qu'il est sorti en juillet 2005. Il faut encourager cette jeune maison d'édition qui a plein de projets dans ses réserves. Pour l'instant le livre est disponible en Corse ou directement auprès de l'éditeur.

François BALESTRIERE : La Corse du littoral vue des cieux. - Editions Clémentine Studio, 2014. 
Textes de Marie-Hélène Ferrari, Photographies de François Balestriere

"Il y a de grandes plages désertes et offertes, un phare, guetteur éternel, dominant une eau turquoise qui promet des fonds sous-marins aux légendes mystérieuses, des rochers aux formes d'animaux mythologiques qui découpent les flots, des ports, des maisons perchées, des criques et des forêts...Marie-Hélène Ferrari et François Balestrière ont fait le tour des côtes corses en hélicoptère. Et on se prend pour Jonathan le goéland planant au-dessus de cette île mystérieuse à l'heure où "l'or d'un soleil tout neuf tremblait sur les rides d'une mer paisible". On plane, on plonge, on zoome, on rêve avec ce livre poétique qui nous donne la furieuse envie de poser ses valises sur cette île de rêve." Critique du Figaro Madame, mai 2014.

Robert COLONNA D'ISTRIA et Stanislas FAUTRE : Corse entre mer et montagne. - Editions Flammarion, 2007. 

Alain GAUTHIER. - Des roches, des paysages et des hommes : géologie de la Corse. - Albiana, 2006. 
Ce livre a reçu le prix "sciences" lors de la 9ème édition du prix du livre insulaire de Ouessant 2007. Commentaires du jury : "cet ouvrage  a pour ambition de faire comprendre au travers d'observations locales, la géologie de la Corse et l'importance que revêtent les roches dans la structure des paysages comme dans le quotidien des Corses...Le cœur du texte invite à une promenade géologique dans la Corse occidentale que l'on pourrait aussi qualifier de Corse ancienne granitique puis dans la Corse orientale qui relève du plissement alpin, pour finir dans les paysages composites qui forment la transition entre la Corse granitique et la Corse alpine. Mais avant d'aborder cette promenade géologique, le lecteur est initié aux bases de l'histoire géologique de la Corse et aux différents types de roches, puis luis sont présentés les usages qui ont été faits des roches à travers les âges pour s'abriter, se nourrir, se défendre, se déplacer, prier. Sont également évoqués l'exploitation minière et le thermalisme. Au final, cet ouvrage prouve que la vulgarisation de haut niveau est possible en géologie et surtout que le livre en reste le vecteur naturel".

Irmtaud HUBATSCHEK : L'île des bergers. Jacquot, le berger du Camputile et les traditions millénaires en Corse. - Editions Hubatschek, 1996.  
4ème de couverture selon l'éditeur : "Irmtraud HUBATSCHEK, violoncelliste autrichienne, vous invite, à travers le regard visuel et auditif des photos et entretiens, à partager cette découverte d'un monde "vieux comme le monde" au cœur de l'espace pastoral de la montagne corse, ainsi que d'un art de vivre, où savoir et comprendre ont encore le même sens...Autour du personnage du berger Jacquot LUCIANI, le livre touche à l'histoire du Niolu, au métier de berger, aux croyances et aux fêtes, en laissant la parole à Jacquot, quant il raconte la vie "tempi fà..."".

Jérôme JOUVE : Couleur Corse. - Albiana, 2002.
En août 2006, j'ai rencontré le père de Jérôme Jouve. J'ai souhaité acheter son ouvrage car j'imagine que Jérôme s'est largement inspiré pour ses photographies du paysage autour des bergeries de Cardu, paysage que j'ai tant aimé traverser.
Voir aussi le site de l'artiste http://www.jeromejouve.com/

Ce sont les très belles photos d'un amoureux de la nature corse, prises du matin au soir, du printemps à l'hiver, du nord au sud, du maquis à la mer.
L'originalité du livre est de présenter les photos deux par deux : une fois le livre ouvert, on les regarde simultanément, car elles s'interrogent, se répondent, se font des clins d'œil, mélangent le rêve et la réalité.
Une autre originalité est d'avoir rassemblé des photos, les « couleurs », mettant en valeur les détails du paysage qui sont intemporels et quasi-universels, et de faire que l'ensemble ne puisse appartenir qu'à la Corse.
Sans légende, ces photos sont là pour dire à chacun ce qu'il veut entendre, et surtout : « attention ! regardez comme la nature peut être (encore) belle !!! »
Catherine Domain, Membre du Jury. Couleurs Corse s'est vu décerner le prix du Meilleur Livre Insulaire (Beaux-Arts) au Festival d’Ouessant.

Pascal Luciani : Le Fleuve, 2013.
Voir aussi le site de l'artiste http://www.pascalluciani.com

Présentation de l'ouvrage par son auteur :
Ce fleuve coule en Corse, non loin d’Albertacce, le village d’origine de mon père.
J’ai parcouru les sentiers qui mènent aux bassins merveilleux depuis tout petit, avec mes parents, puis à l’âge adulte, avec mes enfants.
Devenu photographe, j’ai recommencé à jouer avec ces formes
liquides et minérales, empruntes de souvenirs, là où l’eau relie et mixe
de multiples roches de granit aux formes fantasmagoriques. Certaines incarnent des sites de vie, d’autres des lieux de repos éternel, gardant une part de leur mystère, communion avec l’imaginaire onirique de l’enfance, passerelle entre l’univers de l’instinct et le monde du rêve.
J’ai appris à nager dans cette rivière qui coule de filets clairs, transparents,
limpides, jusqu’aux chutes d’eau et leur bruit sourd, comme plongeant vers des profondeurs sombres. Une vie sur et sous l’eau. Un retour aux sources. Un nouveau baptême.
J’ai réuni les images qui me reviennent afin de créer une ballade graphique.
Je leur ai ajouté quelques mots posés par ci par là, au fil du temps, au fil de l’eau. Et voilà que le tout s’est finalement transformé en un livre illustrant ce parcours initiatique.

Mes impressions :
Pascal Luciani est un homme qui n’a pas oublié sa part d’enfance, ici des souvenirs d’enfance, tout près d’eaux corses cristallines.
De ses souvenirs de balades familiales autour de son village, il propose une vision sûrement très personnelle et pourtant très universelle.
Chacun y trouvera de quoi faire fonctionner son inspiration, de quoi rêver, de quoi s’inspirer.
En ce qui me concerne, ce dégage de ce livre, une force organique, féminine et sensuelle. J’y vois les plis du corps, les marbrures de la peau et les longs cils frangés d’une volumineuse sirène échouée au creux du rivage corse.
La part féminine cachée en tout homme est bien visible ici…
Mais j’y vois aussi une source d’inspiration pour la haute couture, des effets de matière, des plissés, de la transparence, des manches bouillonnées, une boutonnière militaire.
Dans son métier de photographe, j’imagine que Pascal Luciani côtoie des couturiers, des bijoutiers. Ça sent la soie lyonnaise, la pâme de velours, les franges de lainage…
Un livre doux au toucher, limpide mais complexe, féminin mais guerrier, aquatique les pieds sur terre, qui fait réfléchir, à partager.
 


Pierre-Jean LUCCIONI : Tempi Fà, arts et traditions populaires de la Corse, éditions Albiana, 2007.

L'ouvrage de l'émission de télévision Tempi Fà de France 3 Corse sur les savoir-faire, pratiques, métiers et usages de la Corse. Une démarche militante au service de la mémoire insulaire. 75 savoir-faire détaillés sur 650 pages, 2000 photos, un travail de quinze années de collecte de témoignages et d'illustrations fait en parallèle des reportages télévisés. Partagé en sept chapitres (machja e furesta, cacciatori e piscatori, incu u pastore, in campu, in paese, petra, terra e tetti), les gestes répertoriés dans Tempi Fà sont autant de témoignages de la vie quotidienne de jadis.

A l'occasion du salon du livre 2008, j'ai eu la chance de rencontrer Pierre-Jean Luccioni et de me faire dédicacer son ouvrage. C'est un homme exquis, simple et enthousiaste. Ce qui l'étonne c'est  l'ingéniosité du peuple corse pour trouver des solutions répondant aux besoins vitaux. Les savoirs sont transmis et améliorés de générations en générations dans un même village mais pas forcément d'un village à l'autre; ainsi, un problème donné trouve parfois de multiples solutions. Pour l'avoir porté pendant tout le salon, je peux vous dire que cet ouvrage pèse son poids mais il résume 20 années de collecte et deux années de travail pour légender les 2000 photos sélectionnées. PJ Luccioni nous a avoué les difficultés qu'il a rencontré à filmer et photographier des personnes âgées parfois pudiques, à reconstituer des savoir-faire oubliés, à collecter le vocabulaire lui aussi disparu, à retrouver des outils qu'il a parfois fallu créer de toute pièce ou emprunter aux musées locaux. Malgré ces difficultés, cet ouvrage est une grande fierté pour son auteur, ethnologue malgré lui, journaliste avant tout et très respectueux des anciens dont il a photographié les mains avec beaucoup d'amour. C'est aussi une réussite pour tous les intervenants et leur famille et un immense succès populaire en Corse, à tel point que le deuxième volume est sorti fin 2009. Tempi fà a obtenu le prix du livre corse en 2008 : "Tempi fà se devait d'être récompensé tant il reflète fidèlement une Corse plus laborieuse que pittoresque, en un mot, plus authentique" (Jean-Pierre Girolami dans Corse Matin).

Tempi Fà tome 2
656 pages, 70 thèmes abordés, 2000 clichés et documents, éditions Albiana, 2009

MANU : La Corse en aquarelles. - Coprin Edition

Aquarelliste, auteur de BD, animateur d'ateliers d'arts plastiques, Manù est un peu tout cela.
Pour en savoir plus sur l'artiste, n'hésitez pas à consulter son site http://www.corsebook.com.
A noter, certaines aquarelles originales sont à vendre.
Manù édite aussi plusieurs versions d'un carnet de voyage sur la Corse mêlant textes, photographies et aquarelles, un support cher à mon cœur.

Jean-Xavier ORSINI et Christophe BOISVIEUX : Corse. - Editions de Lodi, collection Tout le charme.
Les images rendent hommage à la réputation de la Corse, du cap au grand Sud. Les illustrations sont accompagnées de commentaires sur l'histoire, la géographie et la population de l'île.

Joseph ORSOLINI : Carnets de campagne, Croquis d'architecture rurale corse Journal 1 et 2. - Co-édition Alain Piazzola et Parc Naturel Régional de Corse, 2005.
"Le conseiller en architecture du Parc naturel dévoile, dans un ouvrage original, d'innombrables croquis de l'architecture rurale de l'île. Le fruit de sept ans de travail qui pose avec acuité la question de la sauvegarde d'un patrimoine. Ce livre est la quatrième ouvrage de l'auteur qui a déjà publié aux éditions du PNRC : "L'art de la fresque en Corse de 1450 à 1520" (1989, mise à jour en 2003); "L'habitat au toit en terrasse. Spécimen de l'architecture paysanne en Corse" (1990); "Les menuiseries traditionnelles en Corse" (1991, mise à jour en 2004). Noël KRUSLIN, La Corse Votre Hebdo, du 30 décembre 2005 au 5 janvier 2006, n° 196, pp. 16-19.

André ORTUNO : Corse terre d'eau. - Les petites vagues éditions, 2007
Quand un passionné de canyoning prend son appareil photo, ça donne un superbe livre dont ruisseaux, cascades, piscines naturelles et lacs artificiels sont les vedettes. 

Jean-Noël PANCRAZI, Raymond DEPARDON : Corse. - Editions du Seuil, 2000.  
"Corse" se compose d'un récit de Jean-Noël Pancrazi et de photographies de Raymond Depardon. L'écrivain évoque l'enterrement de son père, le photographe saisit un pays silencieux où le temps semble suspendu. L'ensemble donne un petit album carré, insolite et  très émouvant.

Antoine PERIGOT : Corsica Muntagna. - Editions Micca Nomi, 2000.
Antoine PERIGOT qui a travaillé pour GEO et pour la presse spécialisée a mis deux ans pour réaliser ce superbe album de photographies de montagnes corses. Quelque que soit la saison, la montagne y est magnifiée, ses personnages comme touchés par la grâce divine et que dire de ces couleurs, si ce n'est qu'on a peine à croire qu'elles ne sont pas le fruit de savantes retouches informatiques. A mes yeux le plus grand photographe de la Corse et de surcroît un alpiniste émérite. 

Antoine PERIGOT : Opéra Umana, des traces de l'Homme en Corse. - Editions Micca Nomi, 2010. http://www.opera-umana.com/
 

Après la réalisation des ouvrages Corsica Muntagna, consacré à l’univers de la montagne corse, et Un voyage Intérieur au Burkina Faso, premier beau livre dédié à ce pays d’Afrique, le photographe éditeur Antoine Perigot vient de boucler un nouveau projet d’envergure : l’édition de Opera Umana (l’œuvre humaine), le grand livre d’art consacré au patrimoine bâti en Corse.

En un voyage imaginaire de 216 photos couleur réunies sur 144 pages, l’auteur emmène le lecteur, ou plutôt le spectateur, à la découverte des multiples architectures de la Corse, qu’elles soient modestes ou ostentatoires.

Du simple mur de pierre recouvert de mousse à la maison de maître ornée de fresques romantiques, il émane de ces édifice un sentiment de respect dû aux témoins de l’Aventure humaine depuis l’aube des temps.

Avec Opera Umana nous plongeons dans le maquis pour pénétrer un vaste musée à ciel ouvert, dont les chefs d’œuvres attendent patiemment le visiteur pour lui conter des légendes confondant les faits historiques et les mythologies du bassin méditerranéen.

L’ouvrage Opera Umana consiste en un ensemble de familles d’images maquettées sur un fond de couleur terre, et réunies par les thèmes où les ambiances qu’elles évoquent : Art roman, ponts, tours génoises, terres à blé, intérieurs paysans en bois sombre, gros plans sur les différentes constructions en pierre de toute l’île…
 


Pierre PINELLI et Franck CHAREL : Corse 360°
. - Editions du Chêne.
Vision inédite de la Corse, qui invite à découvrir des paysages célèbres ou pittoresques sous un angle nouveau : 40 photographies à 360° qui reflètent la diversité des paysages corses, le tout raconté par un enfant du pays.
 


Charles PUJOS et Alain HUGUES : Itinérance corse
. - Editions Libris, collection Carnets de la Belle Etoile. 
Au fil des aquarelles et des textes, toute la Corse s'offre avec ses couleurs, ses lumières et ses senteurs. Les auteurs convient le lecteur, à leur manière, à une itinérance dans le désert des Agriates, en Balagne et sur le sentier Tra mare e monti.

Charles PUJOS : La Corse des montagnes. - Glénat, 2005. 
Explorateur de la montagne corse depuis plus de 20 ans, ce sportif ne cesse de vanter sa beauté. Voir aussi aux mêmes éditions "Les plus belles randonnées de Corse", "Randonnées pour tous en Corse" et "La traversée de la Corse" 
Charles Pujos a fait connaissance avec la Corse la première fois en 1979. Plus tard, il est muté trois ans à Bastia où il s'occupe de projets d'adduction d'eau, d'assainissements, de traitement des ordures. Il en profite pour parcourir la Corse et à s'essayer à des activités différentes activités comme le canyoning et le vélo tout terrain.


Georges RAVIS-GIORDANI : Bergers corses : les communautés villageoises du Niolu
. - Albiana, 2001.
Des systèmes de parenté aux systèmes politiques, des façons de confectionner le brocciu aux modes d'occupation des territoires, des façons de nommer et de traiter les animaux aux rites magico-religieux, tout un monde, au cœur de l'île...

Annick STEIN, Jean-Pierre AMET : Maisons de Corse. - Editions Hazan, 2001. 
"4e de couverture selon l'éditeur : [...] De Century à Saint-Florent, de Piedicroce à Porto-Vecchio, de Bonifacio à Sartène, de Corte à Calvi, les maisons de schiste ou de granit, imbriquées les unes contre les autres en ligne ou en bouquets, construites sur des pentes et des ressauts, témoignent de l'attachement du Corse à sa famille, son village et à sa langue[...]"

Jean-Jacques TORRE (et autres) : La Convocation, collages et textes. - coédition Albiana-Ville d'Ajaccio, 2003. 
Jean-Jacques Torre a "convoqué" trente-deux amis auteurs insulaires pour commenter tout autant de collages. Souvent dérangeants, mystiques voire violents, ses collages donnent lieu à des interprétations très différentes en langue française ou corse, en prose ou en vers, sous forme de nouvelles ou d'article de presse, descriptifs ou poétiques. Le résultat de cette rencontre artistique et littéraire est exposé à la Bibliothèque municipale d'Ajaccio jusqu'en janvier 2004, Bibliothèque qui devrait être largement félicitée pour avoir soutenu un projet si créatif et original. 


 
LA BANDE DESSINEE/HUMOUR/ILLUSTRATION


DELAMBRE : Le jeu des 7 familles corses. - La Marge Edition, 2002.
Delambre travaille comme Petillon pour le Canard Enchaîné et partage avec lui son humour corrosif. La version corse du jeu des 7 familles a rencontré un accueil mitigé sur l'île pourtant la grand-mère de la Famille Cagoulou, la fille de la famille Bombu ou la mère de la famille Vendetta valent franchement le coup d'œil. A conserver sous forme de collector ou à utiliser pour jouer en famille.

France DUMAS : Corse 2007

Artiste découverte lors de l'exposition Carnets de voyage, le monde au bout du crayon (Paris, Musée de la Poste, 2010-2011)

France Dumas fait le lien entre ma page sur les Carnets de voyage et le site qui l'héberge avec son Carnet Corse (2007). On peut voir les planches originales dans l'expo. Plusieurs de ses ouvrages sont en vente à la boutique du Musée. Celui-ci se présente comme un véritable carnet, même format, reliure sommaire et authentique (on dirait de l'auto-impression ?) et forcément son sujet me parle. J'aime beaucoup notamment le salon de la maison (on dirait chez mon grand-père), la tour de Colomba à Fozzano, la composition autour de la Saint-Roch. Ca a l'air d'un trait déroulé très simple. Simple d'apparence. C'est comme si France Dumas avait capté l'exacte ambiance à la fois indolente et ponctuée de moments intenses que l'on peut vivre en Corse au mois d'août. Bravo l'artiste car d'après moi le rotring magique qui dessine tout seul ça n'existe que dans mes rêves !

GOSCINNY et UDERZO : Asterix en Corse. - Dargaud Editeur, 1973. Incontournable album de Goscinny et Uderzo où les fromages sont explosifs. Le chef corse Ocatarinetabellatchitchix a été inspiré par un serveur du port de Bonifacio. Existe aussi en langue corse.

PETILLON : L'enquête corse (Jack Palmer, t.12). - Albin Michel, 2000. 
Avec son enquête corse, Petillon a remporté à Angoulême "L'Alph Art" 2001 du meilleur album et fait même un tabac dans les librairies corses. "Vingt-sept ans après Astérix en Corse, une deuxième bande dessinée vient d'entrer dans le panthéon des bibliothèques insulaires. "Mais, ce qui me plaît, tient à préciser Joseph-Antoine Antonini, c'est que monsieur Petillon prend plus de risques. Il ne se contente pas de faire sauter un bateau avec un fromage aux odeurs trop puissantes"". (Télérama n° 2675 du 18/04/2001). Existe aussi en lange corse. 

Octobre 2004 : adaptation de la célèbre BD avec Christian Clavier dans le rôle de l'enquêteur Jack Palmer et Jean Reno dans le rôle d'Ange Léoni, le nationaliste en cavale. Le film réalisé par Alain Berbérian est sorti en avant-première en Corse. Les seconds rôles sont tenus par des acteurs locaux. Clavier ne surjoue pas et Reno semble imprégné de l'esprit corse. L'adaptation cinématographique nécessite certes des aménagements pour étoffer l'intrigue de la BD mais on retrouve bien l'esprit du dessinateur. L'enquête Corse recèle de nombreux clins d'œil à la culture et au patrimoine corses : nombreux plans sur les villages, le maquis, des polyphonies à l'alcool de myrtes, tout y est. On peut même dire que la Corse est un des personnages du film, personnage que l'on apprécie d'autant plus si l'on connaît l'île, ses habitants et leur humour pince-sans-rire.
Eté 2006 : L'enquête Corse se décline en cartes postales : 25 cartes grand format ont ainsi été extraites de la BD. Ma préférence va à la scène du taxi : "Je vais à Rossignoli. C'est votre droit. C'est Rossignoli ? On le dit" et à la scène chez les continentaux :"Nous adorons la Corse ! Ils vont nous faire sauter. Qu'ils le fassent et qu'on en finisse ! On achetera une maison dans le Pas-de-Calais". 

 PETILLON : 30 ans de dessins, présentés par Ariane Chemin. - Les arènes/Glénat, 2009.
4ème de couverture : Pétillon n'avait posé qu'une seule fois le pied sur l'île, qu'il croque avec tant de plaisir, avant de publier L'Enquête Corse. Il a su saisir le penchant de ces îliens pour les clichés et leur goût pour le jeu de rôle. Les Corses jouent aux Corses et ne sont pas dupes des personnages qu'ils fabriquent. " En général, ce sont les continentaux qui font le plus rire les Corses. Les continentaux, eux, rient de tout. Et tout le monde rit des gendarmes ", résume Pétillon. Cette Intégrale Corse le prouve : depuis plus de trente ans, l'humour décalé du dessinateur du " Canard enchaîné " est aussi le moyen de poser les questions que souvent les journalistes n'osent plus aborder. Aucun sujet tabou ! Sa chronique de la Corse contemporaine renoue avec les récits folkloriques de Mérimée (l'homme qui a mis l'île à la mode), de Maupassant et d'Alexandre Dumas - encore un pinzutu qui n'avait jamais même posé un pied en Corse.
Extrait d'un interview de Pétillon donnée en septembre 2009 au Monde 2 :
"Au fond, la Corse reste l'un des derniers endroits de France où l'on parle de politique avec passion et où la lecture des journaux est assidue...
Absolument ! J'ajouterais qu'on y cultive un sens du spectacle, une mise en scène de la vie qui font mes délices. Les Corses sont extravertis, avec une inventivité formidable, un goût évident pour le théâtre. Personne n'est dupe, évidemment, même si les femmes corses sont plus dans l'ironie que les hommes.
Vos dessins ont-ils toujours été bien accueillis dans l'île ?
Goscinny avait écrit, dans la préface d'Astérix en Corse, "le Corse est susceptible"...J'avais donc une certaine appréhension. Mais les Corses aiment aussi que l'on s'intéresse à eux et ils ont été charmants. Et puis, ils ont vite compris que la charge était équitable entre les gendarmes, le pouvoir politique, les nationalistes, les touristes, et c'est sans doute cela qui permet de faire passer la pilule."
Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué pour Le Monde 2, 12 septembre 2009, pp. 48-51

Dès couverture, "j'adore la Corse mais c'est compliqué", Pétillon me fait sourire...quoique la petite citation de deuxième de couverture me parle tout autant "je travaille beaucoup sur la mauvaise fois", quant à l'introduction rédigée par Ariane Chemin, elle justifie à elle seule l'acquisition de l'ouvrage. Le meilleur bien sûr ce sont ces trente années de dessins politiques sur la Corse rassemblés en chapitre dont la seule évocation résume bien le particularisme corse : rien vu, rien entendu, nuits bleues, la vie sous les cagoules, un canal, des canaux, terre de réformes, vaches corses, la paillote à Bonnet, La cas Colonna, une écharde dans le talon de la République, la villa Clavier, spécialités corses, l'internationale nationaliste. Un livre à laisser traîner sur la table du salon et à savourer.


 
 
LA CHANSON

Jean-François BERNARDINI : Unami. - Editions du Seuil, 2002.
4ème de couverture : "Des textes qui chantent la Corse bien sûr mais qui célèbrent l'homme, ses souffrances, ses rêves, ses espoirs. Des mots, de la musique...Humains...Umani." 

Jean-Claude CASANOVA : A Filetta, tradition et ouverture, de la polyphonie corse au chant du monde. - Colonna Edition, 2009.
Son site internet fait autorité depuis longtemps, désormais les amateurs d'A Filetta peuvent partager la passion de Jean-Claude Casanova pour un groupe essentiel de la polyphonie corse qui vient de fêter ses trente ans de carrière. Voir la page consacrée à Jean-Claude Casanova sur le site de son éditeur : http://www.editeur-corse.com/index.php?publier=jean-claude-casanova
Je recommande à tous la lecture de cet ouvrage car c'est un livre très bien documenté tout comme le site de son auteur. Ce livre n'est pas seulement un livre sur A Filetta. Il aborde brillamment la culture polyphonique dans son ensemble ainsi que le processus de création d'un groupe de chanteurs corses.
Voir sur le site de Jean-Claude un article de Véronique Emmanuelli pour la Corse Votre Hebdo (du 9-15 octobre 2009) : "En avant la musique, l'exception d'A Filetta".
La page du site de Jean-Claude consacrée à son ouvrage se trouve ici.

 

Philippe-Jean CATINCHI : Polyphonies corses. - Actes Sud, 1999.
Journaliste au Monde, il a inventé le principe de l'ouvrage d'analyse du chant corse complété par un disque compact de 60 minutes qui contient à la fois des chants franciscains et des enregistrements récents de I Muvrini, A Filetta...

Antoine CIOSI : Chants d'une terre, 40 ans de chanson corse. - Editions DCL, 2002.
On peut aimer ou pas Antoine Ciosi (personnellement il ne fait pas partie de mes favoris, question de génération), pourtant avec ce livre, au format italien, richement illustré et au graphisme novateur (peut-être un peu envahissant ?), Ciosi ne raconte pas seulement sa carrière mais bien la naissance de chanson corse. On comprend mieux alors la difficulté qu'ont eu certains artistes à se faire connaître et à émerger alors que le concept "musiques du monde" n'existait pas encore.

Pierre-Joseph Ferrali : Brassens, Puemi è canzone. - Colonna éditions, 2008.
Pierre-Joseph Ferrali, jeune professeur de langue corse au collège de Biguglia a traduit l'ensemble de l'oeuvre de Brassens en langue corse. "Travail passionnant puisqu'il ne s'agit pas seulement de rendre le contenu, mais aussi de respecter le vocabulaire, les allusions culturelles qui ne sont pas les mêmes en toutes les langues, la versification et le rythme, inséparables de la musique" (Corsica magazine, février 2009). Dans une interview donnée à la Corse Votre Hebdo en février 2009, Pierre-Joseph explique comment sans être chanteur, le fait de savoir jouer de la guitare l'a aidé à conserver la musicalité des textes. Devant tant d'application, on ne peut que souhaiter que les nombreux groupes corses rendent à leur tour hommage à la poésie de Brassens et au travail de Pierre-Joseph en interprétant ces textes.

Marie Ferranti : Les maître de chant, récit, Gallimard, 2014

A qui la bonne note ? par Valérie Lehoux. Chronique dans Télérama 3391 du 7 janvier 2015, p. 12

"Aux chanteurs de polyphonies corses. Une fois n'est pas coutume, ils sont les héros, véridiques, du nouveau livre de Marie Ferranti, écrivain insulaire qui avait reçu le Grand Prix du roman de l'Académie française en 2002. Sur près de 500 pages, la romancière, devenue chroniqueuse, décrit l'étonnante rigueur et l'engagement viscéral de ces artistes discrets pour qui le chant n'est pas forcément un métier (certains sont menuisiers, garagistes, serveurs...), mais, à coup sûr, une profession de foi. Quarante ans tout juste après le riacquistu, mouvement de réveil culturel corse, les polyphonies sont plus vivaces que jamais. On peine à croire qu'elles avaient failli disparaître sous les "Marinella" et les "Tschi-tchi" de Tino Rossi. Elles étaient alors enfouies dans la mémoire des anciens, qui avaient été priés de les oublier par souci d'intégration..."

Présentation de l'éditeur

«L'art poétique des polyphonies corses, connu de moi dès l'enfance, m'a portée à aimer le baroque, Ovide, le chant grégorien, les sonnets de Shakeaspeare, l'expression du désir anéanti, du désastre, de la langue perdue, Giotto, Piero della Francesca, la couleur terre de Sienne, les gisants napolitains, l'Iliade d'Homère, les messes des morts, le Miserere d'Allegri, les lamenti, la profonde solitude, Les Regrets de Du bellay, l'amitié de haute valeur, la révolte, le vertige du ressassement et, par-dessus tout, l'instinct artistique.»
Né d'une pérégrination dans divers lieux de concerts de l'île et d'une réflexion sur la musique et sur l'art, ce récit nous invite à une flânerie chaleureuse dans l'imaginaire corse, qui touchera les amateurs de musique, au-delà des aficionados de la polyphonie insulaire.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Les-maitres-de-chant

http://www.icampagnoli.com/histoire-polyphonies-corses.php

Mon avis personnel : en cours de lecture en avril 2015, début de réflexion sur l'ouvrage

Autant vous dire que je me régale car l'auteur résidant à Saint-Florent, elle déroule son enquête dans une micro-région qui m'est très familière. Je suis juste dubitative sur le format de l'ouvrage. En effet, contrairement à ce que la collection pourrait laisser croire, il ne s'agit pas d'un roman (d'ailleurs c'est écrit RECIT sur la couverture) mais bien d'un témoignage ou d'un documentaire sans document. L'auteur, que j'image très appliquée et très documentée, a dû rassembler de nombreux documents de toutes sortes pour écrire cet ouvrage. Pourquoi n'en avoir pas fait usage dans une collection plus appropriée ? Ce magnifique texte de Marie Ferranti n'aurait rien perdu de sa force s'il avait été illustré de photos de concerts,  de pochettes de disques, de textes de chansons, de portraits des intervenants, de documents historiques ou contemporains afin d'illustrer ce que représente le chant polyphonique pour les corses.
C’est surprenant un livre entièrement bilingue dans cette collection de Gallimard. On sent chez Marie Ferranti un véritable amour de la langue corse dont elle traduit mot à mot toute la subtilité ainsi que l’humour. Le livre contient beaucoup de petites anecdotes, de souvenirs d’enfance de l’auteur, de discussions dans les cafés, parfois cadrées et parfois volontairement laissées libres. Du fait de ces nombreuses citations, ce livre est un témoignage qui frappe par son authenticité.

L’auteur a passé beaucoup de temps avec Petru Guelfucci. Les Maîtres de chant est un formidable plaidoyer pour la polyphonie corse et pour les chants sacrés. Bien sûr, en terme de polyphonie, le lecteur averti remarquera bien quelques absents notoires. On critique peu en Corse, ou alors à mots couverts. Parfois, on ment pas omission. C’est une position qui peut se défendre. Il y a plusieurs courants dans la polyphonie corse et après tout, l’auteure est libre de défendre ceux qui ont sa préférence.

Tout au long du livre, Marie Ferranti évoque le carnet noir à spirales qu’elle utilise pour prendre des notes. Dans mes rêves les plus fous, j’imagine être l’assistante de Marie Ferranti. J’aurais eu bien des soucis avec la retranscription de la langue corse mais j’aurais rêvé de l’accompagner partout pour vivre avec elle les moments privilégiés qu’elle a passé avec tous ces acteurs majeurs de la culture corse, qu’ils soient chanteurs, auteurs, artistes ou simples témoins.

A mi-parcours du livre, celui-ci est déjà corné et parsemé de marques-pages dans tous les sens. Les maîtres de chant sera incontestablement mon livre de chevet de l’année 2015. Je n’ai jamais eu l’occasion de lire pareil témoignage sur la culture corse (il ne s’agit pas dans ce livre que du chant mais aussi une partie de l’âme corse). Pas question de prêter ma copie ! Ce livre restera pour moi une grande source d’inspiration.
 

Ghjacumu Fusina, Gerda-Marie Kühn, Harald Zeiher : Corsica...un' isula chi canta...une île en chansons...eine Insel in Liedern. - 2007.
Un livre qui se fixe pour objectif de dévoiler un peu de cette "âme corse" à travers les mots des poètes, soit dans leur version originale, soit dans leur traduction, soit dans l'illustration qui en est faite au travers des photos. Une bonne idée qui ne manquera pas de séduire les amoureux de la Corse et qui compense la pauvreté des livrets de CD pas toujours traduits. En annexe, les chansons sont resituées dans leur contexte. 

Iviu PASQUALI : Polyphonies, hier aujourd'hui demain, Editions Matina Latina, 2006. Voir aussi du même auteur, Retour à la source, cité plus haut.
Iviu PASQUALI : paghjelle e puesie di CASTAGNICCIA, Editions Matina Latina, 2002. Voir aussi du même auteur, Retour à la source, cité plus haut.

Franck TENAILLE : Polyphonies et chants. - Editions du Layeur, 2001.
A première vue, l'ouvrage se présente comme une initiation synthétique (moins de 50 pages) largement illustrée sur la polyphonie corse. En y regardant de plus près, cet ouvrage très documentée d'un journaliste spécialisé dans la chanson et les musiques du monde, resitue la polyphonie dans son contexte historique, religieux, économique et social. Le CD qui accompagne l'ouvrage est composé uniquement de chants traditionnels. A réserver aux collectionneurs, puristes ou pour tous ceux qui veulent étudier la polyphonie corse dans le détail. 


 
 
LES LIVRES DE CUISINE
Julie Andrieu : les carnets de Julie, Tome 2

Julie Andrieu. – Les carnets de Julie (Tome 2) : la suite de son tour de France gourmand, Alain Ducasse, 2014.

Il ne s'agit pas d'un livre de cuisine exclusivement sur la cuisine corse mais un chapitre de l’ouvrage est consacré aux spécialités insulaires.

Le livre qui fait suite aux émissions culinaires de Julie Andrieu. Celle sur la Corse était particulièrement réussie. Et bien qu’il y ait un véritable « business » autour des émissions culinaires, pour avoir feuilleté le livre en question, je peux dire qu’il y a un véritable travail de mise en page, d’enrichissement, de graphisme et d’illustrations dans ce Tome 2 qui semble rencontrer autant de succès que le tome 1. Julie Andrieu est très photogénique, la Corse à travers son œil tout autant. A acheter donc si vous voulez refaire chez vous les recettes corses ou celles d’autres régions.

 

Marie-José CAVANI : Hommes & saveurs de Corse, Glénat, 2005.
Elle a rassemblé dans ce livre 78 recettes de Georges Billon, chef au grand Hôtel de Cala Rossa à Porto Vecchio. Photos de Jean-François Mallet. En plein dans ma période cours de cuisine à Paris, je n'ai pu résister à ce livre feuilleté aux Galeries Lafayettes avant un cours à l'atelier des chefs. Le livre s'articule autours des quatre saisons. Textes d'introduction et photos sont remarquables. Un livre à lire avec attention au salon et à mettre en application dans la cuisine. Un livre qui sublime la Corse, ses produits et ses artisans de la gastronomie.

Pauline Juillard : Une table corse, la ferme de Campo di Monte, textes de Danièle Gerkens, photographies de Mario Palmieri, Rouergue, 2014.

En Haute-Corse, dans la montagne qui domine Bastia et le golfe de Saint-Florent, Campo di Monte est une ferme établie depuis 1600. Établissement agricole, elle est devenue par la grâce de Pauline Julliard, sa propriétaire, l'une des tables les plus réputées de l'île. On y mange dans les chambres converties en petites salles de restaurant une cuisine authentiquement corse, celle que Pauline a apprise de sa mère et de sa grand-mère, dont elle transmet aujourd'hui le goût à sa petite-fille. Ce très beau livre rassemble 54 recettes familiales, typiques de cette cuisine insulaire profondément terrienne et nous invite à un séjour d'exception dans l'île de beauté.

Un livre que j'ai acheté sans même le feuilleter principalement à cause de la région et du restaurant que je connais. A la lecture de plusieurs critiques sur internet, il s'avère que l'avis des lecteurs est unanime sur le loupé concernant le graphisme et les photos. Beaucoup parlent d'une couverture laide, je n'irais pas jusque là. Elle a l'avantage d'être lisible même si elle ne met pas particulièrement en appétit. Quand aux photographies, elles sont décrites comme tristes, sordides, morbides. Et là je ne peux que confirmer. En dehors de quelques photos culinaires qui sont correctes, le reste des photos donne une vision sinistre du Nebbiu, une si belle région. Elles ne sont pas légendées, ce qui ne permet pas d'identifier les endroits (y compris la fameuse ferme auberge) pour qui n'y est jamais allé. D'autre part, leur mise en page hasardeuse avec des pages entières laissées blanches ou des colonnes vides appelant un texte manquant, ne fait que confirmer l'impression de désastre éditorial.
Néanmoins, je ne regrette pas mon achat pour deux raisons. Le texte de Danièle Gerkens qui introduit l'endroit et les générations de femmes cuisinières est un beau témoignage sur la transmission des savoirs et le respect des traditions. Les recettes de Pauline Juillard, dont certaines sont annotées par ses commentaires sont authentiques, profondément terriennes et semblent pour la plupart réalisables, sous réserve de disposer de certains ingrédients qui sont parfois difficile à trouver sur le continent. Quelques recettes en tête à essayer : la soupe panade, les sformati de courgettes ou de haricots verts, les storzapretti à la bastiaise (une spécialité de l'auberge dont la traduction signifie "étouffe-prêtre"). Une impression donc plutôt favorable surtout grâce aux recettes même si je pense que Pauline Juillard aurait mérité un plus bel écrin pour que ce livre reflète dans tous ses aspects l'instant magique que l'on peut passer à la Ferme de Campo di Monte à Murato.

Mise à jour de l'article suite à un repas à la Ferme de Campo di Monte en septembre 2014 :

Une critique de FG, laissée sur Tripadvisor :
"Après un chemin délicat, arrivée dans cet endroit hors des temps ! Superbe restauration d'anciens bâtis en pierre aménagés en salles.
Apéritif en terrasse, puis Pauline, la propriétaire, vient nous saluer et nous annonce les mets du menu unique que l'on mange à l'intérieur (on ne mange pas dehors en Corse, explique-t-elle dans son livre).
Attention: repas pantagruélique, mais on n'est pas obligé de tout manger... mais c'est tellement bon et nouveau ! C'est une cuisine familiale, issue de recettes de sa famille.
Prix unique, 55€ avec Muscat à l'apéritif, Nieluccio en vin, café (Repas du 9 Septembre 2014).
Réservation indispensable je pense.
Juste envie d'y retourner une autre fois."

Je rajouterais le menu détaillé : soupe paysanne servie dans sa soupière qui ferait à une seule un repas complet, beignets de courgettes, copieuse assiette d'une divine charcuterie locale, cocotte de marcassin et cocotte de sauté de veau corse, les deux cuisinés en sauce au vin avec les lasagnes maison au jus de viande, panier de trois sortes de fromages avec confiture de figues et confiture de tomates vertes, beignets soufflés avec possibilité de rajouter de l'eau de vie, flan au pain (Pastizzu), clémentines confites + apéritif + vin servi en carafe + eau de source.
Nous étions seuls dans une des petites pièces au rez-de-chaussée de la ferme entourés de murs en pierre avec une belle table ronde qui n'a cessé de se remplir de mets copieux et succulents. Il faut goûter à tout mais savoir freiner son appétit afin d'être en mesure de terminer le repas. Pauline (dite Panade) nous a rendu visite à la fin du repas pour la dédicace du livre. C'est une femme extrêmement humble qui remet tous les soirs son tablier pour faire partager les recettes de sa famille. La relation avec la photographe du livre aurait été houleuse, ceci expliquant sans doute cela. Le souvenir de cette table et de cet endroit magique est un souvenir que l'on peut garder longtemps, le livre avec ses défauts et ses qualités, matérialise l'instant. Une expérience à vivre et un superbe exemple d'hospitalité corse généreuse et chaleureuse. Chère Panade, nous sommes des gourmets conquis !

La ferme de Campo di Monte à la tombée de la nuit Campo di monte, plat de charcuterie corse et beignets aux courgettes

Campo di Monte, panier de fromages corses Campo di Monte : beignets soufflés, Pastizzu et clémentines confites

Une table corse a obtenu le prix du livre France Bleu des librairies indépendants (2014).
 

 

LECOMTE-RAFFALI Jeanine : Recettes corses, sosule di a mammo d'Oletta è d'altre mamone. - Editions Sociétés Chants Productions.
En deux tomes, l'auteur fait appel à sa mémoire et présente un cahier de cuisine corse authentique : une gastronomie de terroir simple, non dénuée de saveur. Jeanine Lecomte-Raffali dédie ses livres à sa grand-mère et à quelques descendantes de ses amies.

 

Marie-Louise et Fabienne MAESTRACCI : A cucina tempi fà, recettes et savoir-faire traditionnels de Corse. - Albiana, 2012. Photographies de Jérôme Jouve.

Une cuisine traditionnelle respectueuse du cycle des saisons, exaltée par des savoir-faire qui peaufinent les goûts et développent, parfois depuis des millénaires, des saveurs à nulles autres pareilles.

La cuisine corse est une cuisine comme on les aime, car éminemment liée aux produits de cette terre gorgée de soleil et d’eau.
Plus de trois cent cinquante recettes — soit à peu près l’ensemble du patrimoine culinaire insulaire — sont ici réunies et organisées selon la « provenance naturelle » du principal ingrédient.
Ainsi, les recettes qui font appel aux produits de la chasse, de la pêche en rivière et des cueillettes sont réunies sous le titre Machja è muntagna (Maquis et montagne). Viennent ensuite les recettes des produits des étangs et bords de mer, puis de la mer proprement dite, celles du rughjonu (élevage), celle de l’ortu (potager), de la châtaigneraie et enfin des farines (cultures).
L’invitation à découvrir la Corse par des chemins rarement empruntés, grâce aux superbes photos de Jérôme Jouve, est évidente. Car il s’agit, au-delà d’un recueil des recettes connues de tous les insulaires, de véritables itinéraires culinaires au cœur de l’île, auprès de ceux qui font vivre une culture enracinée dans un terroir d’une immense richesse.
A cucina Tempi fà complète ainsi, et de la meilleure des manières, la fameuse collection des ouvrages consacrés à la tradition corse.

 

Estérelle Payanyi. Les criminels passent à table : 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature, Flammarion, 2010 Estérelle Payanyi. Les criminels passent à table : 30 recettes vraiment mortelles des méchants de la littérature, Flammarion, 2010.


Je l’ai reçu en cadeau lors d’une soirée wine & cheese où nous avions justement prévu de présenter quelques spécialités corses.
Il ne s'agit pas d'un livre de cuisine exclusivement sur la cuisine corse mais un chapitre de l’ouvrage est consacré aux spécialités insulaires.

C'est un livre de cuisine dont on peut lire les 30 chapitres comme autant de chroniques littéraires, sans pour autant être derrière les fourneaux. L'iconographie est particulièrement réussie, en revanche pas de photo des plats donc c'est un peu la surprise...
Si vous souhaitez pratiquer, rendez-vous pages 52 à 57, pour découvrir la recette des "imbrucciata" (tartelettes au bruccio).

Après un rappel sur le personnage de Colomba et un extrait de l'ouvrage de Mérimée, on apprend que le personnage de Colomba a été inspiré par l'histoire vraie de Colomba Carabelli, originaire de Fozzano, en Corse du Sud. Là-bas, la pâtisserie traditionnelle à base de bruccio se nomme imbrucciata, et non fiadone, typique de la Corse du Nord.
Ci-dessous quelques spécialités préparées pour la soirée en question avec dans le plat un fiadone (avant d'avoir reçu le livre en cadeau). Il nous restera donc à tester les imbrucciata, la variante sudiste du fiadone.
 

Soirée Wine & Cheese, Novembre 2014, les spécialités corses

 

Christiane SCHAPIRA-SANTINI : La bonne cuisine corse. - Editions Solar.
Originaire de Castagniccia, Christiane Schapira est partie à la découverte de ses concitoyens corses et livre ici 225 recettes du cru. A noter : l'ouvrage permet de suivre la route des vins de l'île et de dénicher les bonnes adresses (caves, restaurants, etc.) en Corse et sur le continent.

Vincent TABARANI : Saveurs de Corse, 80 recettes d'aujourd'hui. - Editions Filipacchi.
A travers 80 recettes simples et généreuses, le meilleur de la cuisine corse : une cuisine du soleil qui fait la part belle aux produits du terroir. Vincent Tabarani est le président de l'association Cucina Corsa. Il est aussi professeur de cuisine au lycée professionnel de Bastia.

 

  LIVRES POUR ENFANTS

  Voir aussi la rubrique CANZONE PE I ZITELLI - CHANSONS POUR ENFANTS
   

Paul DALMAS-ALFONSI, Ficchittinu et les Sorcières, Ficchittinu è le Streghe, Cismonte è Pumonti, 2010. 
Lorsque Paul Dalmas-Alfonsi m'a parlé de son conte Ficchittinu et les Sorcières, j'étais à l'époque concentrée sur un projet de livre disque de chansons pour enfants, j'ai donc pensé qu'il s'agissait d'un conte illustré à destination de ce jeune public. Pas tout à fait. L'histoire de Ficchittinu ne prend en elle-même que quelques pages. L'intérêt de ce livre c'est l'interprétation du conte, sa valeur morale et ses nombreuses variantes dans le bassin méditerranéen. Si comme moi, vous pensez qu'un figuier est juste un arbre cultivé pour son fruit la figue, je ne peux que vous recommander ce livre car il n'est jamais trop tard pour connaître la véritable nature des figues ! Plus qu'un conte, c'est tout un univers, celui des symboles et valeurs qui régissent une société. La couverture est à l'image du livre : intrigant(e) et riche.

En savoir plus sur l'auteur sur une page dédiée.
Paul Dalmas-Alfonsi et Bérengère Lefranc : Contes corses, des contes pour grandir, Editions du Petit Pavé, 2012 (dès 8 ans)

La Corse par sa culture, sa tradition, son histoire, intrigue depuis toujours. Comment ne pas apprécier alors de pénétrer dans son imaginaire par le biais des contes traditionnels.
A travers l'histoire de Bianca Neve è Rusula Rossa, du Petit cochon rouge, le souvenir du Fulletu ou d'une comptine populaire, en version française et en version corse, chaque lecteur s'imprègnera avec plaisir de cette culture insulaire.

Un nouveau livre de Paul qui m'a valu de faire sa rencontre sur le stand de son éditeur au Salon du livre 2012. Un moment précieux de partage autour d'un livre objet (contes, illustrations, photographies, cahier d'activités). Quel bonheur de partager l'enthousiasme d'un auteur !
Commentaires à venir.
En juin 2013, sortie aux Editions Cismonte è Pumonti d'un album jeunesse bilingue (corse-français) illustré par Armelle Guissani : Fole pè dicità è diverte i zitelli, contes pour réveiller et amuser les enfants.
 
 

  DIVERS

Jean-Christophe ATTARD (et collectif) : Exceptions Corses, quintessence d'une île, n° 1/2012, DCL Editions

Le mot de l'éditeur :
Le printemps venu, on ne compte plus les magazines «Spécial Corse» qui fleurissent dans les kiosques et librairies avec plus ou moins de bonheur, d’intérêt ou de justesse. Pourquoi, dès lors, faire le choix d’une nouvelle parution sur la Corse ? Au risque de paraître présomptueux, nous voulons emprunter une autre voie que celle de la carte postale flatteuse d’une île, fût-elle paradisiaque ! Nous souhaitons également sortir des sentiers battus et étriqués de la presse de territoire et son cortège de clichés éculés. À l’instar de titres existants à l’échelon national, nous innovons sur la forme en proposant le premier magazine-livre sur la Corse. avec un tel titre, nous prenons le pari de l’extraordinaire, de l’original et de l’exceptionnel tout en veillant à ne jamais sacrifier notre identité ou notre authenticité. Certes, vous trouverez dans nos colonnes de belles photos de Corse, certes, vous aurez toujours de quoi vous nourrir physiquement ou spirituellement mais pour nous, l’essentiel est ailleurs. Un ailleurs presque indicible, une dimension plus impalpable qui parcourt nos pages et laisse transparaître une île sans fard parce que naturellement belle, une île complexe aussi, parce que souvent paradoxale, mais une Corse toujours passionnante et singulière ! (Exceptions Corses) décide de regarder la Corse en face, en laissant le charme agir mais en préservant cette lucidité et cette franchise qui font la force et la beauté des relations durables.
Ce que j'en pense : Avant Exceptions Corses, je n'avais jamais entendu parler du mot "mook", nouveau mot anglais désignant un objet entre le livre d'art (book) et le magazine (M). C'est chose faite désormais. Quelle jolie surprise que ce "mook" divisé en chapitres comme un livre mais commenté dans un style journalistique proche du magazine et surtout illustré par les très belles photos de Jean-Christophe Attard. Comme le dit l'éditeur, ce n'est pas un magazine de plus sur la Corse qui sortirait au moment opportun de la réservation des vacances mais plutôt une sorte de plongée dans l'âme corse à acheter avant les vacances, à savourer pendant et à conserver après comme un souvenir précieux. J'ai particulièrement aimé les reportages su la Maison Nicrosi, aux portraits de Jérôme Ferrari (écrivain), Marc-Antoine Corticchiato (parfumeur) et Jérémy Bueno (couturier), ainsi que les photos Figures Amiotiques, fascinantes, sensuelles et réconfortantes.
En savoir + sur Jean-Christophe Attard photographe : http://www.jcattard.com/ mais Jean-Chritophe Attard ne se contente pas d'être un remarquable photographe, il choisit un format innovant qu'il met en page avec brio et possède aussi une très belle plume.
A suivre pour les prochains numéros.
 

Collectif : CORSE. - Editions Christine Bonneton, 2006.
Auteurs : Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Pierre Claude Giansily, Joseph Martinetti, Geneviève Moracchini-Mazel, Michel-Edouard Nigaglioni, Jean-Marc Olivesi, François Piazza, Francis Pomponi, Georges Ravis-Giordani
Neuf universitaires et chercheurs insulaires nous emmènent à la découverte de l'histoire et de l'art, de l'ethnologie, de la langue et de la littérature ainsi que du milieu naturel et de l'économie. Une encyclopédie sur la Corse en 319 pages.

            

 

Collectif : Dictionnaire historique de la Corse. - Sous la direction d'Antoine Laurent Serpentini, Albiana, 2006.
"139 chercheurs se sont attelés, sous la direction d'Antoine-Laurent Serpentini, à la rédaction du premier dictionnaire historique de la Corse. L'ouvrage compte 2400 portraits et 150 articles analytiques, sur 9000 ans d'histoire. Les notices sont de 3 ordres. Biographique d'abord. Dans ce cas, l'article décline le nom du personnage, ainsi que ses dates et lieux de naissance et de mort. Ces informations sont complétées par un texte concernant les faits marquants vécus par l'intéressé. Certaines entrées traitent des "objets" historiques, c'est-à-dire des lieux, des institutions et des évènements tels que les grandes dates, les affaires, les traités. Viennent ensuite les notices synthétiques. Elles se polarisent sur les grands sujets généraux, représentatifs de l'histoire locale. L'intérêt et l'exemplarité de cet ouvrage tiennent aussi à la présence d'une chronologie générale en fin de volume ainsi qu'au souci des rédacteurs d'intégrer une bibliographie succincte à la suite de chaque article.
Véronique EMMANUELLI, Les personnages qui ont fait l'histoire, La Corse Votre Hebdo, du 16 au 22 juin 2006, pp. 20-21.

Paul DALMAS-ALFONSI : Pruverbii è detti corsi. - Rivages, 1984.
Edition corse-français. Les proverbes et dictions ont été recueillis par l'auteur à San Gavinu di u Castel d'Acqua (en Ampugnani) auprès de Divota Giovannetti et Francesca Maria Alfonsi.
Un parmi d'autres : "Manghja à gustu toiu, E' vestiti à gustu di l'astri", "Mange à ton goût, Et habille-toi à celui des autres".

En savoir plus sur l'auteur sur une page dédiée.

 

Fernand ETTORI : Anthologie des expressions corses . - Rivages, 1984.
Une parmi d'autres : "Hà i zinzi in istacca, il a des oursins dans la poche. L'expression populaire de l'avarice emprunte beaucoup aux choses de la mer. Chez les montagnards, ces animaux marins sont remplacés par des bogues de châtaignes, aussi piquantes que les oursins : hà i gricci in istacca, il a des bogues dans la poche."

Jean-Pierre Lang, Guillaume Villemot. Nés en corse. - Editions des Immortelles, 2014.

L'extraordinaire aventure des inventions et des hommes qui ont changé la face du monde et peut-être celle de l'univers.
Les Corses auraient-ils véritablement découvert l’Amérique, créé le FBI, modifié le cours de l’histoire du Vatican, traversé les premiers l’Atlantique en avion ou encore inventé la première boisson à la coca ? C’est ce que Jean-Pierre Lang et Guillaume Villemot tentent de démontrer avec rigueur et humour. Pour démêler la part de rumeur et la part de réalité de ces histoires invraisemblables, les auteurs ont fouillé et épluché quantité d’archives, de livres ou de sites Internet.
Résultat de leur enquête : derrière bien des innovations se cache un Corse !
15 fabuleuses histoires sont ainsi disséquées et racontées au lecteur médusé.

Jean-Pierre Lange et Guillaume Villemot sont amis. De leur amitié et de leur amour respectif pour la Corse est née l'idée de ce livre qui se veut une vision positive, une carte postale de la Corse et de ses richesses.

Paganelli : Invistita Errance

Norbert  PAGANELLI : Invistita Errance, poèmes en langue corse 1975-2006. - Publibook. 
Depuis trente ans, Norbert Paganelli couche sur papier ces pensées et tourments qui le taraudent, ces sentiments qu’il ne s’explique pas toujours, ces mots et ces idées qui envahissent sa tête, ces doutes dont il ne sait que faire... Trente ans après, “Invistita Errance” est mûr, et donne un recueil en quatre parties, qui sent la Corse, la Méditerranée, le maquis, l’aboutissement de la quête d’une identité, que chacun trouve à sa manière.

Hélène et Sarah PELLET : Arbe, Fiori, Funghi, Plantes savoureuses de Corse. - Albiana, 2003.
4ème de couverture selon l'éditeur : "Pour découvrir le plaisir de la cueillette et les savoureuses oubliées ou méconnues, ce guide propose : une présentation par aquarelles et photographies; les noms en français et en corse les plus usités; des idées pour cuisiner : recettes de Corse et de Méditerranée; l'intérêt nutritionnel de chaque espèce (vitamines, oligo-éléments, minéraux,...); les usages phyto-beauté (notamment pour la peau et la chevelure)". 
Dans la même collection : Fruits sauvages et cultivés de Corse, Champignons : petit guide de cueillette en Corse, cocktails de vins et liqueurs de Corse, le petit sommelier (guide des vins de Corse).

Jean-Guy TALAMONI : Dictionnaire commenté des expressions corses, DCL, 2004 et Dictionnaire commenté des proverbe corses, DCL, 2006
Je connaissais l'homme politique et l'avocat, avec ces deux ouvrages, je découvre le linguiste. Celui qui aime choisir le mot juste pour plaider ou pour écrire un discours politique, connaît forcément la valeur des mots. De là à en écrire deux dictionnaires, un sur les expressions, l'autre sur les proverbes, il n'y a qu'un pas. 
Critique du site lecyrnaute.com
: "Et c'est sans doute une des plus grandes vertus de ce « Dictionnaire » : nous faire comprendre comment à partir du corpus des locutions d'une famille et d'une « casata » (la sienne), dans le village de Petra, dans la Pieve de Verde, on touche ensuite à la Corse dans son ensemble et à l'universel de l'humanité." 

Sixte UGOLINI : Macagne e Detti di i paesi corse : railleries et dictons des villages corses, Editions Alain Piazzola, 2006 
Ancien avocat du barreau de Marseille dont il fut le bâtonnier, Sixte Ugolini est retourné à Murato, son village natal. Il a collecté ces dictons alors qu'il animait une émission de radio à destination de la communauté corse de Marseille. C'est un personnage érudit et charmant, comme les avocats peuvent l'être, dont j'ai pu admirer l'éloquence lors de l'émission Volte Gira du 12 janvier 2008 consacrée au village de Murato. Décidément ce village du Nebbiu, mérite le détour à plusieurs titres. J'aime assez l'idée que chaque village soit associé à un dicton caractérisant ses habitants dans une région où l'appartenance à un village est tout aussi important que le patronyme familial.

 

 


Faire le plein d'ouvrage sur la Corse : une des bonnes occasions (en dehors des séjours sur l'Ile) est le Salon du livre qui a lieu tous les  ans à la porte de Versailles fin mars. Les éditeurs corses sont rassemblés sur un même stand financé par la Collectivité Territoriale (CTC) afin de leur donner les moyens de présenter et promouvoir leurs œuvres. L'occasion également de rencontrer les auteurs et d'obtenir des dédicaces.  

Salon du livre 2011: un petit encadré qui parle du site dans La lettre corse de Jean-Louis Andreani. Le numéro 29 de mars 2011 est consacré aux éditeurs corses.
Voir l'interview.


Voir aussi une bonne sélection de livres sur différents aspects de la culture corse par Annie Mercier sur le site lelibraire.org, le portail du livre au Québec.

                            

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Dernière modification le 23/10/2015