BARBARA FURTUNA

Carte Armelle Guissani
Afin de ne pas surcharger la page consacrée aux groupes polyphoniques corses, une page dédiée aux compte-rendus de concerts de Barbara Furtuna.
Samedi 22 décembre 2007 : Barbara Furtuna au théâtre de la ville, rue des abbesses à Paris
Ce sentiment de passer tous mes samedi à Anvers a quelque chose d'étrange ! Anvers samedi dernier pour le concert d'A Filetta, Anvers à nouveau ce samedi pour voir Barbara Furtuna. Enfin voir, rien n'est moins sûr !
A force de faire de la pub pour les
concerts parisiens des groupes sur nos sites respectifs, Jean-Claude Casanova,
son épouse Anne-Marie et moi avons été pris au piège de notre propre
organisation. Le concert affiche complet le jour même de la mise en vente des
places. C'est sans compter notre forte motivation ! Arrivé sur place une heure
avant le concert, Jean-Claude décroche trois places au premier balcon à
quelques mètres des chanteurs : on ne pouvait mieux faire !
25 ans après le mythique enregistrement de Canta au théâtre de la ville,
c'est donc une représentation chargée d'émotions pour Barbara Furtuna.
Ils commencent le concert par plusieurs chants religieux puis enchaînent sur
des chants d'amour. Viennent ensuite plusieurs créations, notamment sur le thème
du temps qui passe.
Les femmes sont à l'honneur avec les reprises d'A Violetta et A me Brunetta en
rappel…où l'on découvre un groupe talentueux et facétieux. Je réécoute
avec plaisir le chant dalmate "les chemins bleus de la mer" déjà
entendu lors d'un précédent concert ainsi que la berceuse (?)
"Dormi". En troisième rappel, le groupe s'installe sur le devant de
la scène hors micros pour une paghjella qui a comme un goût nostalgique de
sortie de messe.
Trois ans après la sortie de leur premier
album, on sent que le groupe a beaucoup évolué dans la complicité entre
chanteurs et dans sa programmation.
Après le concert, nous retrouvons les artistes dans la salle hypophyse du
foyer. Avec plusieurs amoureux de la polyphonie corse, nous évoquons les
enregistrements vinyles de Felix Quilici malheureusement non réédités.
Le prochain disque de Barbara Furtuna devrait être disponible en juin en Corse. Prochain rendez-vous avec le groupe Salle Gaveau à Paris le 21 mars 2008 pour le Via Crucis à l'occasion du Vendredi Saint mais faut-il en parler au risque de ne pas trouver de place ?
C'est un beau cadeau de Noël que d'avoir pu assister à ce concert. Espérons seulement que les grèves d'Air France n'empêcheront pas le groupe de rejoindre leur île à temps pour célébrer Noël en famille car l'exil est source d'inspiration pour leurs chants mais n'est pas enviable dans le quotidien.
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Le (petit) théâtre de la Ville, Paris, abbesses |
Vendredi
21 Mars 2008, Via Crucis - Salle Gaveau à
Paris :
http://www.sallegaveau.com/saison_.htm (Choisir mars 2008 – 21 mars)
Via
Crucis
MERULA – FERRARI – MONTEVERDI – BERTALI – CHANTS TRADITIONNELS ITALIENS
& CORSES
NURIA RIAL : Soprano
LUCILLA GALEAZZI : Chant
ENSEMBLE BARBARA FURTUNA
L’ARPEGGIATA
CHRISTINE PLUHAR : Théorbe & direction
Christina Pluhar a reconstitué une véritable « Passion latine »,
à partir de différentes pièces issues du répertoire savant du XVIIè siècle
(Ferrari, Monteverdi, Sanches, Mazzochi…) mais aussi de pièces populaires (chants corses ou italiens), démontrant la convergence des sentiments
universels de douleur et de ferveur en ce
Vendredi Saint.
Compte-tenu du titre du concert, je m'attendais à quelque chose de beaucoup
plus religieux et solennel. J'ai donc été agréablement surprise de découvrir
une création légère, enjouée où le groupe Barbara Furtuna était censé
jouer le rôle sombre et ténébreux. Je dis "censé" car lorsque l'on
est coutumière de ce genre de musique, on ne ressent pas ce côté sombre et
triste de la polyphonie corse. Lors de cette représentation, Barbara Furtuna a
interprété cinq chants dont deux chants dédiés à la Vierge, l'un d'eux
étant divinement accompagné par un instrument baroque qui porte l'amusant nom
de 'cornetto'. Il faut dire que ce concert était pour moi une première fois
salle Gaveau mais aussi une première fois en matière d'instruments baroques et
du coup un spectacle très visuel où il y avait autant à écouter qu'à
découvrir sur scène, de magnifiques instruments soit dit en passant. Un aspect
visuel renforcé par la présence d'une danseuse dont il faut saluer la
prestation car interpréter seule au milieu de seize chanteurs et musiciens une
chorégraphie semi-improvisée face à un public attentif et recueilli, ne donne
droit à aucun faux pas, si je peux m'exprimer ainsi. J'ai aussi beaucoup
apprécié le travail tout en finesse de la percussionniste, sans doute parce
que j'ai retrouvé avec la voix de Maxime Merlandi, l'échos de son travail au
sein du groupe Rassegna.
Noël (voir ci-dessus) et Pâques avec Barbara Furtuna, c'est un grand honneur,
d'autant plus que deux des chanteurs du groupe sont confrères. Du fait de ce
concert parisien, ils ont privé leur communauté de leur présence pour le
Vendredi Saint, très respecté en Corse. C'était pour notre plaisir et celui
de la salle Gaveau, très attentive pendant et enthousiaste après le concert -
le Bon Dieu ne pourra rien trouver à redire, bien au contraire !
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Barbara Furtuna |
Salle Gaveau |
L'ensemble des artistes du Via Crucis |
Dimanche 24 août 2008, Antony - Eglise Saint Saturnin (92)
Ca commence comme un départ pour Bastia :
RER direction Antony. Nos sommes en août, le 24. Pas de valise à mes pieds
cependant. Je descends bien à Antony mais au lieu de me diriger vers l'orlyval,
je sors dans la rue. En sortant de la gare, je photographie une des affiches du
concert. C'est Tony qui s'est occupé de l'affichage, et après les concerts
corse du mois de juillet où il a pu laisser libre court à ses envies de
promotion, il s'est heurté à Antony à un affichage très réglementé. Point
d'affichage sauvage en région parisienne, il convient de se conformer aux
directives de la municipalité !
Nous sommes en plein mois d'août, il fait froid et gris, l'affichage est
réduit au strict minimum, je crains le pire pour le groupe. Finalement
l'église Saint Saturnin se remplit progressivement et lorsque le groupe arrive
dans le chœur, la nef centrale est pleine.
Chants liturgiques en première partie. J'aime particulièrement l'enchaînement
entre le "Lux Aeterna" et "l'Agnus Dei", ce moment précis
où Maxime, à l'écart du groupe, reprend la main, je devrais dire plutôt la
voix, pour entamer l'Agnus Dei. Puis vient un chant à la vierge que
Jean-Philippe présente comme étant un des rares chants liturgiques écrit en
opposition à tous les autres qui se transmettent par l'oralité. Jean-Philippe
revendique d'ailleurs l'oralité comme étant le mode de travail du groupe.
Certains membres de Barbara Furtuna chantent ensemble depuis l'enfance mais
n'ont jamais appris le solfège. A l'issu du concert, alors que nous arpentons
Antony à la recherche d'un café, j'aurai l'opportunité de saisir un instant
de créativité. Maxime s'isole, sort un dictaphone de sa besace et enregistre
une ligne mélodique alors que nous stationnons entre un kebab et la gare RER
d'Antony. Qui aurait cru que l'inspiration pourrait venir dans une rue sordide
de banlieue parisienne par une triste journée d'été qui se croit déjà en
automne ?
Pour en revenir au concert, j'ai été cette fois-ci particulièrement impressionnée
par la voix de Jean-Pierre notamment pendant le "Sabbat Mater" où
j'ai eu l'impression que tout reposait sur sa prestation alors qu'il semblait si
impassible.
La deuxième partie du concert est réservée aux chants profanes. Plusieurs
chants d'amour me font battre le cœur, c'est mon côté fleur bleue qui reprend
le dessus. Maxime et André excellent (aussi) dans ce répertoire. A la maison,
je découvre avec enchantement la beauté du texte de l'Innamurati, écrit par
Jean-Philippe.
Sur le chant dalmate qui est une pure merveille, les cloches se mettent à
sonner 17 heures : un instant de grâce divine.
A la sortie du concert, c'est l'occasion pour le public d'acheter le dernier
album. Quel bonheur que cette piqûre de culture corse au milieu d'un été sans
retour dans l'île pour moi ! Une fois de plus, Barbara Furtuna fait merveille
dans l'alternance de sacré/profane, traditionnels/créations,
spirituel/romantisme, sérieux/humour. Le public connaisseur est sensible au
travail et à la très forte cohésion du groupe, quant au public découvrant la
polyphonie corse, j'imagine qu'il ne peut être que séduit par tant de
diversités dans le respect des traditions.
A la sortie du concert, nous recherchons, en vain, un café susceptible de nous
accueillir. Pas le moindre établissement ouvert en centre ville d'Antony ce
dimanche. Quelle honte pour les régionaux de l'étape d'appartenir à une
région si inhospitalière alors qu'en Corse on peut trouver un café ouvert
dans le moindre petit village, même le plus retiré, sans parler des pietra qui
arrivent miraculeusement dans les refuges de haute montagne pour le plus grand
plaisir des randonneurs. Du coup rapatriement de la troupe sur Paris où
nous terminons la soirée au bien nommé restaurant "la gourmandise".
C'est pour moi un grand privilège de partager ce moment de convivialité avec
les membres du groupe et leur très sympathique producteur (Gilles de Buda
Musique). La conversation porte d'ailleurs sur le marché du disque,
notamment la place de la musique du monde dans ce marché en forte perte de
vitesse. L'éclairage d'un professionnel du disque confronté à l'expérience
des chanteurs est très instructive. Création et promotion ne sont pas toujours
compatibles mais avec tact et humour Barbara Furtuna se débrouille très bien
dans cet exercice.
Il me tarde déjà de revoir le groupe pour tous ces instants qui font qu'un
concert est unique et pour les très attendus "U Lamentu di Bruce Lee"
et la version corse "D'un rayon de soleil" ;-) André si tu me lis, au
boulot !
Au sortir du restaurant, il fait nuit, il pleut, on dirait l'hiver mais bonne
nouvelle Barbara Furtuna reviendra bientôt sur Paris et sa région pour des
concerts et pour enregistrer la passion latine avec l'ensemble Arpeggiata sous
la direction de Christine Pluhar.
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Jeudi 27 novembre 2008, Paris 4 - Eglise des blancs manteaux
Il y a eu le concert d'avant le disque,
celui où l'on vient pour se procurer le fameux CD tant attendu, puis le concert
d'après le disque, celui où l'on vient pour remettre les visages et les voix
sur des titres si souvent écoutés depuis.
L'interprétation du groupe me semble plus puissante ce soir, sans doute un
effet d'acoustique ou bien une tendance à "envoyer" un peu plus pour
surmonter la sensation d'humidité et de froid qui flotte dans l'église. Les
toutes petites chaises en paille sur lesquelles nous prenons place, bien
attentifs, ne facilitent pas l'abandon mais n'empêchent pas mes pensées de
vagabonder pendant les chants d'amour. Les pieds dans le Marais, la tête à
Strasbourg Saint Denis.
A la fin du concert, Jean-Philippe évoque un site foire aux questions sur
lequel le groupe aurait livré tous ses secrets : mainsurloreille.com.
J'apprécie ce clin d'œil technologique et ce nom de site pas si improbable que
ça. Je l'ai même cherché, sans succès. En même temps si les chanteurs
corses livraient leurs secrets sur la toile, ça se saurait non ?
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Vendredi 18 mars 2011 : Ensemble Zadeja (Albanie) et Barbara Furtuna au Théâtre
de la Ville, Paris 4
Barbara Furtuna a rencontré l'ensemble Zadeja lors d'une tournée des Chants
sacrés en Méditerranée en 2007 et partageait la scène avec eux le vendredi 18
mars 2011 à Paris au Théâtre de la Ville.
Que dire de la polyphonie albanaise que j'ai découvert ce soir là ? C'est un
chant qui véhicule une certaine théâtralité, voire une dimension
dramatique.
Les techniques vocales, bourdon et hoquet sont différentes des techniques
corses.
Les deux échanges corso-albanais étaient particulièrement touchants. Un chant
interprété à deux voix de tête (une corse, l'autre albanaise) avec l'appui d'un
cœur mixte et un chant d'amour albanais chanté par les deux groupes.
Quant au concert de Barbara Furtuna, c'est toujours un plaisir de découvrir une
nouvelle création ou une autre interprétation du traditionnel "Ciuciarella".
Pour les deux groupes un son irréprochable, curieusement très puissant, trop
puissant peut-être ? Un groupe albanais muet de tout commentaire sur les chants
et (heureusement) un groupe corse, plus loquace, limite farceur qui a fait le
spectacle. Curieusement, quelques spectateurs albanais semblaient indisposés par
la présentation des chants corses, comme si la polyphonie se dispensait de
légende. J'aurais pour ma part aimé en savoir plus sur la signification du
répertoire albanais, pas au point d'acheter le disque ceci dit !
Seul bémol à cette soirée, la taille de la salle, empêchait de ressentir
l'habituelle proximité avec les chanteurs. J'étais pour ma part à l'avant
dernier rang (W) et pour la première fois j'ai assisté à un concert de
polyphonie sans voir les visages des chanteurs et sans savoir qui chantait,
notamment pour le groupe albanais. Heureusement la chaleur de nos amis corses au
moment de les saluer a vite gommé cette sensation d'éloignement.
Rendez-vous en mars 2012 au Carnegie Hall ?
Le programme comprenait une intéressante interview de Jean-Philippe Guissani
avec une question très pertinente :
Question : "Dans un monde très ouvert à la "technologie", que représente pour
vous la polyphonie, musicalement et humainement ?"
Extrait de la réponse : "[La polyphonie] devient une façon de vivre, un moyen de
créer des liens profonds entre ceux qui la chantent, mais aussi avec ceux qui
l'écoutent."
Je crois que je n'aurais pas dit mieux !
Voir l'intégralité de l'interview
(document pdf).
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En savoir + sur le groupe : voir leur site Myspace pour les vidéos, les extraits de leurs albums et le planning des concerts à venir.
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février 2012 : Concert Méditerranée - Corse - Sardaigne, salle Pleyel à
Paris. Un article du Monde : http://www.lemonde.fr/m/article/2012/02/24/coup-de-soleil_1647561_1575563.html |
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Dans le cadre d'une programmation intitulée Méditerranée se produisaient d'une
part le groupe Barbara Furtuna et l'Ensemble Constantinople (première partie)
autour d'une création intitulée Canti di a Terra, d'autre part le groupe A
Filetta et les musiciens Paolo Fresu et Daniele Di Bonaventura autour de leur
création Mistico Mediterraneo (deuxième partie).
Une très belle salle, vraiment impressionnante par sa taille (2400 places), un
son d'une qualité exceptionnelle, ce qui n'est pas toujours le cas dans les
concerts sonorisés de polyphonies, des conditions de confort d'écoute vraiment
optimales.
J'avais déjà entendu parler de la coopération entre Barbara Furtuna et
l'ensemble Constantinople mais c'était une grande première que de l'entendre sur
scène et de découvrir une musique persane qui s'accorde à merveille aux voix de
Barbara Furtuna. Une musique qui m'est apparue comme la bande son idéale du
merveilleux livre de Matthias Enard Parles leur de batailles, de rois et
d'éléphants, lu peu de temps avant ce concert.
Pour reprendre un extrait de l'interview de présentation du spectacle donné par
Kiya Tabassian du groupe Constantinople :"Comme une bonne partie de notre
musique est basée sur l'écoute, ou l'oreille, et l'improvisation, il nous arrive
à chaque représentation de nous surprendre mutuellement avec de nouvelles idées
musicales, de nouveaux contre-chants ou de nouveaux rythmes. C'est une partie de
plaisir que de nous retrouver sur scène et de communiquer si aisément ensemble,
avec la musique".
Plaisir qui se sentait largement et qui n'a pas manqué de rejaillir sur le
public.
Gros frissons en ce qui me concerne lors d'un solo de percussions de Ziya
Tabassian et surtout lors du duo entre Maxime Merlandi et Kiya Tabassian autour
d'un des plus beaux textes du répertoire corse : U lamentu di Cursichella.
L'interprétation la plus connue de ce texte est sans doute celle de Petru
Guelfucci mais celle de Maxime et Kiya, mélangeant ornementations corses et
persanes est d'une rare intensité à vous donner la chair de poule.
Des coopérations qui pourtant ne se sont pas imposées d'elles-mêmes si l'on en
croit les confidences des uns et des autres. Jean-Philippe Guissani de Barbara
Furtuna évoque une impression de méfiance lorsque Constantinople s'est intéressé
à leur chant. Jean-Claude Acquaviva d'A Filetta parle lui d'une méfiance à
l'égard des instrumentistes d'une manière générale. Les deux groupes corses
conviennent cependant rapidement que la rencontre harmonieuse, faite de respect
et d'écoute, balaye vite tous les doutes. Jean-Claude ajoute même en parlant de
Paolo Fresu et de Daniele Di Bonaventura : "Ce n'est plus tout à fait notre
polyphonie, ce n'est plus tout à fait leur musique, c'est notre enfant. Un
enfant qui peut paraître étrange ou déconcertant mais comme le disait le poète
René Char, ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni
patience".
Ce qui peut paraître étrange ou déconcertant dans Mistico Mediterraneo c'est
justement son côté mystique. C'est pourtant ce qui peut aussi fasciner.
L'intensité émotionnelle qui se dégage de la version "revisitée" d'Hymalaya a
bien quelque chose du mantra, de la transe, presque de l'hypnose. J'avais déjà
eu le sentiment lors de la dernière écoute de cette création sur la Scène
nationale de Sénart, d'une création ajoutant une 8ème et 9ème voix aux 7 voix du
groupe A Filetta. Paolo Fresu avec sa trompette est la voix malicieuse,
espiègle, ludique. Daniele di Bonaventura, avec son bandonéon est la voix
sensuelle et caressante. Le tout donne une coloration jazzy et une musique très
cinématographique qui irait à merveille avec un bon polar.
La soirée se termine dans l'euphorie générale. Deux groupes phares de la
polyphonie corse rassemblés le même soir dans une si belle salle, on peut
difficilement rêver mieux…enfin si, une petite improvisation sur une place de
village corse en été peut aussi vous tirer les larmes des yeux, c'est juste qu'à
Paris il y a Pleyel et qu'en Corse il y a les places de village, donc autant
tirer le meilleur parti de chaque environnement !
Seule déception, il n'est visiblement pas prévu de diffuser l'enregistrement de cette soirée qui ira enrichir les archives de la salle Pleyel et de la Cité de la musique : une raison de plus pour fréquenter les salles de concert ?
15 mars 2012 : Barbara Furtuna en concert
au Carnegie Hall à New York
À l'affiche, le Via Crucis créé à l'initiative de Christina Pluhar,
directrice de l'ensemble L'Arpeggiata. Un spectacle qui mêle,
avec une subtile richesse mélodique et vocale, quelques-unes des plus belles partitions du
baroque (Merula, Ferrari, Cazzati et Monteverdi) avec des chants populaires d'Italie et de Corse
autour de la Passion latine. Ce répertoire a fait l'objet d'un album, sorti en 2010 chez Virgin
Classics, avec notamment le phénoménal contre-ténor Philippe Jaroussky et la sublime soprano Nuria Rial.
Un disque récompensé notamment par un International classical music award en 2011.
Lire un article de Corse Matin :
http://www.corsematin.com/article/barbara-furtuna-en-concert-jeudi-au-carnegie-hall.605937.html
© 2002-2012 Réalisation
et Conception Carole Guelfucci
Dernière modification le
18/03/2012