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Village à forte personnalité, dressé en nid d'aigle et situé dans la région du BOZIO à douze Km de CORTE (sortir de CORTE par la route de BASTIA jusqu'au Col de S. Quilicio, puis prendre à droite la D41). 64 habitants en hiver, sa population triple en été. |
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A l'entrée du village, se trouve
en ensemble de "pagliaghji", maisonnettes de pierre à vocation
pastorale et au toit en terre, dont certains ont été rénovés. Ils
témoignent d'une ancestrale activité d'élevage de chèvres et de
brebis toujours pratiquée au village. A l'entrée du village, se trouve
en ensemble de "pagliaghji", maisonnettes de pierre à vocation
pastorale et au toit en terre, dont certains ont été rénovés. Ils
témoignent d'une ancestrale activité d'élevage de chèvres et de
brebis toujours pratiquée au village. Cet ensemble, unique en Corse
par sa densité, a fait l'objet de traités d'architecture pour son
caractère remarquable (rapprochement avec le village des bories
de Gordes (84) et avec les nuraghe de Sardaigne). Ces constructions
sont effectivement réalisées sans étage "apparent" et
avec des toits plats, en terrasse, couverts d'argile et
de paille hachée (terra rossa). Il s'agit là de locaux à usage de
bergeries en partie basse (faible hauteur sous plafond et
absence de lumières autre que la porte) et de fenil en partie
"haute", d'où le nom corse attribué. En aucun cas, et
à travers les siècles, ces locaux n'ont eu de destination d'habitat, |
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Les maisons de Tralonca ont toutes au minimum trois,
voire quatre niveaux pour certaines. Toutes ont d'ailleurs cette caractéristique
d'une coupe en "cristal de roche". C'est même cette
structure de façades, toutes solidaires (et il faut y voir une
symbolique) et particulièrement hautes qui a fait dire de Tralonca
que le village était "incastellatu". |
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L'église de Tralonca est dédiée à San Bernardino. On y
découvre un ancien tabernacle en bois sculpté et marqueté de la fin du
XVIIème siècle, ainsi qu'un Christ en croix polychrome du XVIIIème
siècle. A voir aussi les chapelles de Saint-Roch et San Lorenzo. |
On en parle dans la presse : En 2006, Talonca a fait l'objet de deux articles dans Corse Matin.
Une première fois, le 6 août 2006, malgré la légende
Omessa, il s'agit bien d'une photo de Tralonca, prise par Gérard Baldocchi avec
le concours d'Héli Air Monaco. Une erreur de maquette qui ne nous a pas
échappé !

La deuxième fois, le 20 août 2006, légende et photo coïncident
bien, titre de l'article : "L'âme du centre Corse bat à Tralonca",
arrticle de S.P., photo de Mario Grazi.
(Le format A4 de mon scanner ne me permet pas de scanner les articles dans leur
intégralité).

2008 : Tralonca a aussi ses people !
Sachant
que selon une théorie propre à Barbara Furtuna, la Corse est le centre du
monde (car elle se trouve pile au centre d'une croix qui vise, au nord l'Europe,
au Sud l'Afrique, à l'ouest le continent américain et à l'est le continent
asiatique), on soupçonnait bien dans la famille que Tralonca fût le centre du
centre du monde. Voilà que nos prévisions étaient tout à fait fondées.
C'est le lieu où il faut être et surtout être vu ! Fini l'achat de riads à
Marrakech, de maisons de pêcheurs à l'Ile de Ré. Aujourd'hui, les vraies
valeurs sont reconnues et il n'est de bon goût que d'habiter à Tralonca.
L'effet
David Berkeley, ni serait pas pour rien.
Ce
compositeur et chanteur reconnu du monde entier et originaire de N.Y. est venu
s'abriter à Tralonca ! Alors du coup, tout le monde se perd en reconnaissance
devant tant d'honneurs. Savoir qu'il a délaissé la Big Apple au profit de
l'humble refuge de bergers ...Comme il n'est pas mal de sa personne toutes les
femmes en sont amoureuses et vantent ses yeux bleus clair et sa chevelure noire
de jais.
Il a en fait élu domicile à Tralonca
parce que sa femme fait une maîtrise d'ethnologie à l'Université de Corte.
Sans doute est elle partie sur les traces de Lady Rose, Dorothy Carrington qui a
écrit "Granite Island, a Portrait of Corsica", un ouvrage
ethnologique datant de 1971 qui fait pourtant toujours référence. (Traduction
disponible chez Arthaud, La Corse de Dorothy Carrington)
Compte
tenu qu'il est plus connu comme compositeur que comme chanteur, il peut se
permettre de s'écarter quelque peu des scènes internationales. Vu son
calendrier, il se serait récemment rendu à Ajaccio, Barcelone (j'y étais
David, pourquoi ne m'as-tu pas prévenue ?)
et Sartène (voir article ci-dessous). On peut y rajouter Corte, où
il a donné un concert sous les remparts de la Citadelle, il y a une quinzaine
de jours. A l'issue du concert, il est descendu embrasser tous les traloncais
assis aux places d'honneurs aux premiers rangs.
La
thèse de son épouse devant sans doute être reçue dans les mois qui viennent,
le projet d'un retour vers N.Y. est déjà organisé, pour la mi-novembre 08.
Par
contre, il a bien promis de revenir l'année prochaine pour le mois d'août et
en particulier pour offrir un concert à Tralonca sur la place de l'église, à
l'occasion de la Saint Laurent (10 août).
Un must de l'été 2009,
c'est certain !
En attendant, même si j'avoue que la perspective de croiser un beau gosse dans
les rues de Tralonca peut présenter un intérêt supplémentaire pour visiter
le village, j'ai envie de dire aux dames traloncaises qu'il y a dans les groupes
polyphoniques actuels quelques très beaux spécimens, qui de surcroît chantent
dans votre langue. Il serait peut-être bon de s'en souvenir plutôt que de se pâmer
pour un américain qui vous aura bien vite oubliées dès son retour aux Amériques...
En relisant le programme 2008 des rencontres polyphoniques de Calvi, je
m'aperçois que David Berkeley y participera le samedi 13 septembre autour d'un
très alléchant programme "polyphonies corses profanes et sacrées".
Nous nous croisons à Barcelone et David passe à Calvi l'année où je ne peux
m'y rendre : quelle déception !
Je retire ce que j'ai dit, si David s'attaque au répertoire polyphonique corse
dans le cadre des très prestigieuses rencontres, ça ne peut que susciter notre
admiration. A quel dommage que je n'y sois pas ! En espérant que mes
correspondants locaux apprécieront la performance...à suivre...
Article inspiré par mon correspondant local.

Article paru dans Corse Matin du 13 août
2008. Il est beau, il chante bien et il a choisi Tralonca !
En savoir + : http://radio.aol.fr/music/David+Berkeley/_/Straw+Man

Les cartes postales anciennes :


Merci à Gérard Fournier, enfant du
village, pour cette belle interprétation de Tralonca sous la neige tout à fait
en accord avec les couleurs du site.
"hé u paese unicu è solu chi dà l'acqua à Golu è
Tavignanu"
(le seul et unique village qui donne de l'eau au Golu et au Tavignano).
Consulter la généalogie de la famille Guelfucci, originaire de Tralonca.
Octobre 2008 marquera un tournant
dans la vie de cette page avec la réception de plusieurs photos de Tralonca
d'une beauté saisissante. Ces photos m'ont été envoyées par Philippe Sarthou
qui n'est ni corse, ni résident de Tralonca et pourtant il a su capter l'âme
du village comme personne [pour les traloncais, Philippe est un ami de
Jean-Paul Albertini qui a séjourné au village en août 2008].
Les angles et la lumière des photos grand angle donne à Tralonca un côté
terre promise : de là tu viens et là bas tu retourneras. Tralonca, nid
d'aigle, comme touché par la grâce divine.
Les photos religieuses ont ce côté à la fois intimiste et festif : souvenirs
des festivités du 10 et du 15 août, du Saint Laurent que l'on porte à bout de
bras à travers le village, des cortèges d'enfants bruyants, d'anciens
respectés, de parents attentifs et fiers.
Sur une photo de la procession à travers le village, non reproduite ici pour
des raisons de droit à l'image des personnes, il m'a semblé revoir mon
grand-père Paul Guelfucci.
Ces photos m'ont beaucoup émues, sans doute parce qu'elles sont techniquement
d'aujourd'hui mais aussi sentimentalement d'hier, un peu comme si rien n'avait
changé...sauf moi peut-être...il s'est passé un peu de temps entre le moment
où mon père m'asseyait sur le dos des ânes traloncais (à mon corps
défendant) pour me prendre en photo et aujourd'hui...peut-être le prochain
scoop de cette page si j'arrive à remettre la main dessus...
Toutes les photos ci-dessous sont de Philippe Sarthou, merci à lui pour ce
grand moment de bonheur à leur réception et leur mise en ligne qui justifie à
lui seul six années d'administration de cette page.




Toutes les photos (grand format) ci-dessus sont de Philippe Sarthou.
Juillet 2009 : parce que je tiens mes promesses, quelques diapos anciennes récemment scannées. Les années passent, mais Tralonca reste Tralonca !




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Dernière modification le
03/01/2010