Publications de Paul Dalmas-Alfonsi

Portrait de Paul Dalmas-Alfonsi, photo de Dominique Constantin
Photo de Dominique Constantin

 

  • Natif de l’Ampugnani, en Castagniccia, Paul Dalmas-Alfonsi est l’auteur de Pruverbii è detti corsi (Rivages, 1984 – 4e éd., 2004) et de La Corse de Francesca Maria (Payot, 1995). Il a aussi participé à divers ouvrages collectifs parmi lesquels Arburi, arbe, arbigliule. Savoirs populaires sur les plantes de Corse et La Chasse en Corse (Ajaccio, Parc Naturel Régional, 1985 et 1995), ainsi que l’Almanach bastiais - Tradizione viva di Bastia è di u so circondu (Prix du livre corse 2006).

Par amitié et aussi parce qu'il m'a paru plus cohérent de rassembler sur une même page les différents écrits de Paul Dalmas-Alfonsi que l'on retrouve à plusieurs endroits de ce site, j'ai ouvert cette page en automne 2010 avec l'espoir qu'elle se complètera à l'avenir par d'autres publications de l'auteur.

Certains des écrits de Paul Dalmas-Alfonsi peuvent sembler austères du fait de leur caractère universitaire.
Ce n'est pas vraiment le cas. Il est juste agréable de mettre des mots sur des sentiments que l'on peut ressentir en écoutant les anciens parler ou en écoutant des chants polyphoniques.
A vous de voir, de lire plutôt...
  

Extrait d'une critique de l'œuvre de Paul Dalmas-Afonsi par Maurice Mourier dans la revue Diasporiques :

"C'est que Paul Dalmas-Alfonsi est d'abord un chercheur, un ethnologue qui a déjà beaucoup apporté à la connaissance de la culture populaire corse, aujourd'hui encore si mal perçue. Avec modestie et obstination, il s'est accroché, dès la fin des années 70 de l'autre siècle, à la littérature orale véhiculée par les femmes de sa famille.[...] Cependant Paul Dalmas-Alfonsi a aussi très vite élargie son champ d'investigation à toute une gamme de documents paralittéraires : chants funèbres ou patriotiques et chansons, proverbes, devinettes, enfin contes pour enfants et adultes." Voir le texte intégral de la critique.
                                                                            

                                         


   
Récits publiés
 

Paul Dalmas-Alfonsi : Pruverbii è detti corsi. - Rivages, 1984.

Edition corse-français. Les proverbes et dictions ont été recueillis par l'auteur à San Gavinu di u Castel d'Acqua (en Ampugnani) auprès de Divota Giovannetti et Francesca Maria Alfonsi.
Un parmi d'autres : "Manghja à gustu toiu, E' vestiti à gustu di l'astri", "Mange à ton goût, Et habille-toi à celui des autres".

Paul Dalmas-Alfonsi : La Corse de Francesca Maria, Payot, 1995. 

Livre acheté d'occasion, un dimanche matin à Bastia. En lecture en mai 2008. Un livre qui a beaucoup de résonance en moi car c'est le témoignage d'un homme qui a recueilli les propos de sa grand-mère née à Bastia le 8 décembre 1902 alors que mon grand-père est né à Bastia le 1er octobre 1902. Ces deux là auraient donc pu se connaître. Quant à moi, j'aurais tellement aimé écrire un tel livre sur la vie de mon grand-père...Sociologue, Paul Dalmas-Alfonsi, a choisi un format assez particulier pour son récit puisqu'il a reproduit les propos de sa grand-mère tels qu'il les a enregistré. Il en résulte un témoignage tellement authentique que le lecteur a l'impression d'être assis sur une murette à côté de la grand-mère de l'auteur et de l'entendre parler, mélangeant parfois les termes corses aux termes français. J'ai beaucoup appris dans ce livre sur la Corse de mes grand-parents. Je me demande d'ailleurs pas comment on peut se séparer d'un tel ouvrage en le revendant à un marchand ? En dehors du témoignage sur l'époque, le livre propose un glossaire fort complet de noms communs (principalement sur le sujet des traditions) et de prénoms anciens cités (dont feraient bien de s'inspirer certains parents plutôt que d'aller chercher des héros de série américaines). Voir aussi en fin de livre, quelques très belles chansons traduites dont un Cuntrastu qui a retenu toute mon attention : "M'a scrittu è poi mi dici\Per quandu ne vogliu vene\Ma s'ella strava da me\Saria custi dumane\Ma ci hè la forza maggiore\O cara, chi m'intrattene\Tu m'as écrit, tu me demandes\Quand je désire venir\S'il ne dépendait que de moi\C'est demain que je serais là\Mais il y a force majeure\Ma chérie, qui me retient\.

A l'occasion d'une critique du voyage d'Orsantone et autres contes (voir ci-dessous), Maurice Mourrier revient longuement sur l'ouvrage ci-dessus. Voir l'article.

Paul Dalmas-Alfonsi, Ficchittinu et les Sorcières, Ficchittinu è le Streghe, Cismonte è Pumonti, 2010. 

Lorsque Paul Dalmas-Alfonsi m'a parlé de son conte Ficchittinu et les Sorcières, j'étais à l'époque concentrée sur un projet de livre disque de chansons pour enfants, j'ai donc pensé qu'il s'agissait d'un conte illustré à destination de ce jeune public. Pas tout à fait. L'histoire de Ficchittinu ne prend en elle-même que quelques pages. L'intérêt de ce livre c'est l'interprétation du conte, sa valeur morale et ses nombreuses variantes dans le bassin méditerranéen. Si comme moi, vous pensez qu'un figuier est juste un arbre cultivé pour son fruit la figue, je ne peux que vous recommander ce livre car il n'est jamais trop tard pour connaître la véritable nature des figues ! Plus qu'un conte, c'est tout un univers, celui des symboles et valeurs qui régissent une société. La couverture est à l'image du livre : intrigant(e) et riche.

Ficchittinu et les sorcières. Ficchittinu È le streghe

Lecture d’un conte pour enfants recueilli à San Gavinu di u Castel d’Acqua (en Ampugnani) auprès de Felice (Félicie) Orsini, née Paoli [Castagniccia ; Corse]
Orezza-Aiacciu, Ed. Cismonte è Pumonti / Matina Latina, 2010, 94 p. Prezzu : 10 €
Edizione.cismontepumonti@laposte.net

  • Reprise de la 4e de couverture : Ghjera la nostra fola quand’eramu chjuchi : “C’était notre conte, quand nous étions  petits”, a précisé la narratrice. Haut de figuier ou creux d’un sac… Péripéties d’une bagarre… Piège d’un coffre… Une évasion… Le petit garçon Ficchittinu se confronte à son ennemie, la sorcière. De méchant aloi, elle fascine et veut dévorer qui la croise.

On est pris par le mouvement. On s’en amuse et s’en inquiète. L’histoire est vive et ramassée, dans sa vigueur traditionnelle.

Ficchittinu ? Un as du combat. D’affinités en coups d’éclat s’établit tout un univers, celui des symboles et valeurs qui régissent une société.

 

Paul Dalmas-Alfonsi et Bérengère Lefranc : Contes corses, des contes pour grandir, Editions du Petit Pavé, 2012 (dès 8 ans)

La Corse par sa culture, sa tradition, son histoire, intrigue depuis toujours. Comment ne pas apprécier alors de pénétrer dans son imaginaire par le biais des contes traditionnels.
A travers l'histoire de Bianca Neve è Rusula Rossa, du Petit cochon rouge, le souvenir du Fulletu ou d'une comptine populaire, en version française et en version corse, chaque lecteur s'imprègnera avec plaisir de cette culture insulaire.

Un nouveau livre de Paul qui m'a valu de faire sa rencontre sur le stand de son éditeur au Salon du livre 2012. Un moment précieux de partage autour d'un livre objet (contes, illustrations, photographies, cahier d'activités). Quel bonheur de partager l'enthousiasme d'un auteur !
 

Paul Dalmas-Afonsi : le voyage d'Orsantone et autres contes, Elytis édtions, 2013

A travers ces onze contes venus de la tradition orale, c'est à la rencontre d'une Corse intemporelle que nous convie Paul Dalmas-Alfonsi, fin connaisseur de l'île. On y croisera muletiers, princesses, paladins ou bergers... De village en village, des vallées reculées aux plus hautes montagnes naît une histoire rêvée et pétrie des grands mythes insulaires qui nous éclaire sur toute la culture corse.
Un petit livre à offrir pour une famille qui aime encore lire des histoires ou pour un adulte qui a gardé une âme d'enfant.

A lire : une très savante mais néanmoins passionnante critique du livre ci-dessus par Maurice Mourier dans la revue Diasporiques n° 25 de mars 2014.

   


   
Textes divers : colloques, articles
Les articles sont disponibles en liens hypertextes, cliquer sur le titre.

Octave Leandri : "La lutte sera rude et ardente..." : deux lettres datées des premiers mois de la Grande Guerre (20 septembre et 21 décembre 1914), transmises à Angèle Paoli par Paul Dalmas-Alfonsi et hébergées sur le blog de celle-ci Terres de femmes.

Santu Casanova : Morte è Funarali di Spanettu (Journal de la Corse/FALCE, 2005). Publié pour la première fois en langue italienne par l'Imprimerie & librairie Veuve Eugène Ollagnier à Bastia en 1892. Version remaniée en langue corse publiée en 1930 dans le recueil de poésies "Fiori di Cirnu" et imprimé par A stamparia di A Muvra. - FALCE = Fédération des associations linguistiques culturelles et économiques. - Texte original en italien, texte remanié en langue corse (dans l'orthographe moderne) et traduction française en regard.
Publiée d'abord en italien en 1892, puis en corse en 1930, avec des variantes, des retraits et des ajouts non négligeables, la complainte pour la mort de Spnanettu, "l'âne doré" a été composée par Santu Casanova. Cette farce désopilante, pastichant d'un ton grave le rituel de la mort, met en scène les petitesses humaines, nos mesquineries quotidiennes, arrogance, rivalités, susceptibilité et ressentiment, illusion de se croire supérieur aux autres, toutes les puérilités et les inélégances dont chacun d'entre nous est affublé. Dans ce recueil, Paul Dalmas-Alfonsi apporte ses commentaires : "Où il est question de Spanettu et de certains de ses prodiges". Voir l'extrait concerné.

Vincente Franchini : Traversée des lieux et du temps - dans l'accroche au pays natal. Article consacré à Vincente Franchini, étude de certains de ses poèmes.
Publication : Avali, Aiacciu, n° 15, septembre 2007, p. 14-15. Texte réédité dans U Taravu, Zìcavu, n° 177, février 2009, p. 20.
Vincente Franchini, originaire tout comme Paul Dalmas-Alfonsisi, de San Gavinu d'Ampugnani est le centenaire qu'évoquent Jean-François Bernardini et les Muvrini, dans leur dernier CD "Gioia".  Le titre Tu mi manchi lui rend hommage grâce à un sampling très émouvant de sa voix; pour l'avoir entendu à Saint-Florent en août 2010, je peux témoigner que ce titre donne vraiment la chair de poule.

La Déploration Corse :  voceru et récit, communication au colloque "Les mots, les chants, les gestes pour le dire : les lamentations dans le contexte européen", Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, 20 septembre 2007.

Poésie de Diunisu Paoli : pour un sens aiguisé du rythme, avec naturel et sûreté : article paru en septembre 2008 dans la revue Avali (Aiacciu, n°18, pp. 14-19)

Motifs et contenus dans les lamentations, quelques exemples corses (2010)
Ce texte était à l'origine, une communication à un colloque sur les "lamentations" qui s'est tenu à Bastia il y a en novembre 2008, co-organisé par l'université Paris IV et la ville.

Formulettes du jour de l'an et autres vers à méditer, texte paru dans la revue U Taravu, Zèvacu, n° 199, p. 22 (janvier 2011)

Textes publiés dans des revues en 2014 : Eh bien ! dansez, à propos d'Elsa Wolliastron, danseuse et chorégraphe américaine et Puppets (avec leurs os, des marionnettes).

 

 

   

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Dernière modification le 23/10/2015